‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladies (volume 4)Chapitre 19 sur 41 · DU VOMISSEMENT. 12Q · texte numérisé non relu

DU VOMISSEMENT. 12Q

cliretum^ soit qu'il ne puisse nullement se contracter, parce que ses tuniques sont squirrheuses , le même effet résulte de ces causes opposées; c'està-dire que ce qui doit sortir de l'estomac éprouvant plus de difficulté à être reçu ou à être poussé plus avant, il reste dans ce viscère la plus grande partie de ces substances, qui s'y altérant ou devenant incommodes et onéreuses par leur séjour, le provoquent au vomissement : tel est le cas dont le célèbre Moîinelli (i) a donné aussi wn exemple évident. La même chose doit nécessairement arriver lorsque le pylore est affecté de lésions de la même espèce. Or vous en avez plusieurs exemples dans cette section du Sepulchretum , comme dans les observations onzième et dix-seplièrae, dans la plupart des suivantes presque jusqu'à la vingtsixième, et dans le §. i3 de la cinquante-sixième; il y en a aussi dans les observations première et huitièmedessupplémens, et même ai Heurs, comme dans la neuvième section du livre premier où vous en trouverez non -seulement dans l'observation trente-quatrième, mais encore dans la trente-troisième, si vous faites attention à ces subversions. Mais parmi celles que vous lîipez dans cette huitième section , lorsque vous serez arrivé à la vingtunième qui ne diffère pas beaucoup d'une autre

(i) Comment, de Bonon. Se» Acad.;, t. 2;, p. ï^ inter medica, obs. i.

l3o TRENTi:^ ME LETTRE.

qui appartient à Je. Bohn (i), et que vous y verrez que rocclusion du pylore par un petit écu d'argent qui avait été avalé fut suivie du vomissement de tous les alimens, et enfin de la mort dans l'espace de dix jours, vous vous rappellerez sans doute cet écu d'argent qui était beaucoup plus grand, et que l'habile chirurgien du Luc (a) dégagea heureusement de cet endroit , et qu'il expulsa même hors du corps, soit par d'autres moyens, soit surtout avec du mercure qui le poussait par son poids, et qui le diminuait par son amalgame d'après l'expression des chimistes, lors déjà que des douleurs incommodes avaient commencé à se faire sentir au pylore avec des envies de vomir.

Mais pour ne pas trop m éloigner des obstacles du pylore produits non par le hasard, mais par une maladie, outre ces observations que j'ai indiquées dans le Sepulchretum ^ il en est d'autres en assez grand nombre que vous réunirez à celles-là , comme celles qui se trouvent dans les Volumes de l'Académie de Vienne (3) , dans les Actes des Érudits de Leipsick (4), dans le Commercium Litterarium (5), et comme d'autres encore, s'il en est

(i) Eph. N. C, cent. 3 et 4 , obs. 121 in schol.

{7) Hist. deTAcad. Roy. des Sc.^ a. 1740, obs. anat. 4.

(3) Cent. 7, obs. 87; cent, g, obs. 20; cent lo, obs. 10, et Act. , t. 4> obs. 107 et i35 , et t. 6^ obs. i5i.

(4) A. 171 1 , m. sept, ex Dionis dissert.

(5) A. 1743, hebd. 16, n. 2^ cum hebd. 17, n. 2.

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parmi les histoires nombreuses citées (i) par le savant Triller. Parmi toutes ces observations vous en trouverez quelques-unes qui confirmeiit en même temps ce que j'ai dit plus haut en parlant du pancréas et de l'intestin duodénum, tandis qu'un certain nombred'autres appartiennent aussi aux Lettres que je vous ai envoyées dernièrement. De ce dernier genre sont également deux histoires du célèbre Fantoni (2) qu'il ne faut point oublier ici. Enfin , j'en ai moi-même quelques-unes, quoiqu'elles ne soient pas aussi étonnantes que la seconde de cet auteur. Mais comme je vous en ai écrit une dans la Lettre précédente (3), je ne la répéterai pas ici. Quant à une autre que j'ai recueillie sur l'évêque de Bresse, je la renvoie à celles qui appartiennent aux tumeurs du ventre (4). Une troisième qui m'a été communiquée par Mariani cité ailleurs, et dans laquelle des calculs et un calus bouchaient si étroitement le pylore qu'il ne pouvait même pas être traversé par le mercure, vous sera envoyée lorsque je l'aurai reçue tout entière. Il en est une seule qui peut être rapportée ici à propos; elle fut recueillie à Bologne l'an 1703 au commencement de décembre, et je l'ai conservée à dessein pour cet endroit, quoi-

(1) Disserl. de famé lethali, etc. , §. 29.

(2) De ob:i. med., et anat. Epist. 2 et 3. (3)N. 6.

(4) Epist. 39, 1], 21 et seq.

ï3i TIIENTIÈME LETTRE.

qu'elle eut convenu aussi k un autre sujet sous quelque rapport, comme vous le comprendrez d'après l'état obscur du pouls joint à une extrême laxité des fibres du cœur.

14. Un prêtre de l'ordre illustre de Saint-Augustin, d'un nom assez connu parmi les orateurs sacrés, âgé de quarante et quelques années, avait commencé à éprouver peu de mois auparavant une certaine tension à l'hypochondre droit, après des fatigues d'étude, après des voyages et d'autres travaux. Ensuite il s'y joignit des vomissemens fréquens quatre heures après le repas. Puis d'autres symptômes se manifestèrent encore. Enfin dans les dernières semaines de la maladie, les choses étaient dans Fétat suivant. Il y avait une grande dureté dans le ventre , mais c'était à l'hypochondre droit qu'on la remarquait le plus; toutefois la pression n'excitait aucune douleur, laquelle au contraire se faisait sentir d'elle-même et d'une manière vive à l'autre hypochondre à l'heure de la digestion des alimens. Le malade rejetait une humeur qui tantôt était teinte d'une couleur semblable à celle du tabac, tantôt beaucoup phis brune et noire, d'au très fois variée et différente de celles-là en très-grande partie; et il ne manquait pas de médecins qui disaient qu'ils a vaien t remarqué dans cette humeur non-seulement des parlies muqueuses, comme les autres, mais encore des espèces de fragmens de petites membranes. Ils disaient que c'était aussi un motif pour ne pas abandonner im-

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