‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladies (volume 4)Chapitre 22 sur 41 · DE LA CHUTE DE L^INTESTIW RECTUM · texte numérisé non relu

DE LA CHUTE DE L^INTESTIW RECTUM

decin très -expérimenté qui m'a consulté, qu'il s'en serve autant qu'il le croira convenable dans sa sagesse et en raison des circonstances environnantes, et enfin de la part du Dieu immortel, qu'il fasse réussir tout ce qui aura été résolu et exécuté*

r5. Voilà un conseil tel que je l'écrivis alors, c'est-à-dire le 12 août de l'an 1725. Outre sa longueur, il y a encore d'autres choses que je n'approuverais pas trop aujourd'hui moi-même. Mais étant tombé sur un sujet qui n'avait point été suf- ^ fisamment traité, je ne pus éviter ni cette prolixité, ni les autres défauts. Et plut à Dieu qu'il eût existé depuis ce temps quelque médecin dont les observations anatqmiques eussent jeté sur cette matière une lumière désirable! Mais de même que le savant Schacher (i) et moi ne connaissions pas alors des observations de cette espèce, de même nous n'en connaissons pas encore aujourd'hui* Quant à ce que l'on doit chercher sur les cadavres de ceux principalement dont l'intestin sera tombé habituellement à une longueur extraordinaire , mon conseil vous l'indiquera; mais il ne vous fera peut-être pas tout connaître à cet égard. En effet, qui sait si quelquefois les liens qui vont de la partie supérieure du rectum au trajet voisin du colon et qui ressemblent à trois bandelettes , étant relâchés par une humeur trop abondante, ou bien

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(i) ^. 3 cil, supra ^ ad n. /|.

tiraillés et déchirés par une certaine quantité d'excrémeiis accumulés, ou par des efforts violens et prolongés faits en évacuant, ne permettent pas ainsi à quelques-unes des dermières cellules du colon et à un très-grand nombre de rides transversales qui sont dans l'intérieur de ces cellules, de s'étendre de manière à augmenter la longueur de l'intestin tombé? 11 faudra donc voir, lorsque des cadavres de cette espèce, que je n'ai point encore rencontrés, se présenteront à la dissection, dans quel état sont aussi ces liens et ces cellules, ou, si les uns et les autres subsistent, exannner du moins si les rides intérieures sont déployées et détruites en grande partie, circonstance qui toute seule permettrait à la tunique intérieure dans laquelle ces rides se trouvent, de s'étendre considérablement en bas quand elle serait entraînée par la tunique intérieure de l'intestin rectum, qui lui est continue, et que j'ai supposée dans le conseil (i) se renverser et sortir dans cet état, comme le supposent surtout les auteurs modernes de médecine.

Toutefois je pense qu'il faut également chercher maintenant sur les mêmes cadavres, jusqu'à quel point ce renversement peut s'opérer et être reconnu. En effet, il ne s'agit pas ici, comme ailleurs (2), de quelque partie seulement de la tu-

(i)N. eod.

(2) Epist. 3i, 11. ?.o.

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