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(i) Apud Schenck,^ obs. i^ soepius cit.
vent l'observation sur différens calculs. Car, relativement à ce que l'on voit des cercles concentriques dans les sections, cela peut être vrai sur les calculs ronds, soit qu'ils se trouvent sphériques , ou bien cylindriques , ou ovales , pourvu que la section se fasse perpendiculairement à l'axe sur les deux dernières espèces, ainsi que sur les parties d'un calcul qui ont la forme d'un hémisphère, d'un cône ou d'un cylindre, comme vous le voyez, par exemple, sur le plus grand des deux que Fabrice de Hilden (i) a dessinés. Mais si l'on coupe en deux parties des calculs anguleux, il est nécessaire que les couches extérieures dont ils sont composés s'éloignent beaucoup de la forme circulaire, ce que les couches intérieures feront également d'après ce que j'ai vu jusqu'ici; et le dessin publié par Trew (i^) qui a été cité fort souvent, ne vous fera pas voir une autre disposition» Ainsi, je pense que ceux-là se sont exprimés avec plus d'exactitude, qui sans égard pour la forme ont parlé seulement de couches placées sur d'autres couches , comme Boscus (3) , qui a dit que chacun des neuf calculs m^ait des écorces coricrétées à la manière des oignons^ comme Fabrice de Hilden (4), qui a rapporté que les siens étaient
(i) Obs. 44 cit. suprà, ad n. 19.
(2) Commerc. litt. , a. 1734, tab. 4^ fig- 5.
(3) De facult. anal., lect. 9..
(4) Obs. modo cil.
'Concrètes par lames ^ et , pour ne pas être trop long , comme Malpighi (i), qui a écrit ({nil existait tant d'enveloppes qui s'embrassaient les unes les autres ; je pense, dis-je, que ceux-là se sont exprimés avec plus d'exactitude que ceux qui, en parlant de calculs anguleux, ont fait mention de cercles, comme vous apprendrez dans le Sepulchretum (2) que Ott Heurnius Fa fait à l'endroit où en faisant la description d'un calcul à forme triquetre qui s étendait en pointe pyramidale , dit qu il présentait des cercles corticaux , placés les uns sur les autres.
Mais il ne suffit pas de faire ces corrections dans Kentmann. En effet, parmi les calculs noirs, soit sphériques, soit anguleux, que j'ai chez moi, le plus grand nombre ne présentent maintenant absolument aucune^lgouches; à peine quelquesuns des plus fermes parmi les anguleux en ont-ils une extérieure, qui est peu apparente, tandis que le reste de la sîibstance est tel , qu'il faut avoir de l'indulgence pour tous les anciens qui en ont rencontré par hasard avec cette couleur, et nommément pour Piccolhomini (3), qui a écrit que la bile brûlée comme du charbon dans la vésicule, se change en calculs noirâtres ( il aurait même pu dire avec vérité très-noirs, s'il avait vu les miens en question). Je voudrais beaucoup qu'on put excu-
(1) Opusc. posth.
(2) L. s>., s. 1, obs. 74.
(3) L. 2 , anat. praelect, 20,
SyO TRENTE-SEPTIÈME LETTRE.
ser également dans ce siècle si éclairé, des hommes, du reste très-savans , qui ayant oublié qu'on ne trouve le plus souvent aucuns calculs dans la vésicule après tant de maladies où il existait une chaleur excessive , ont pensé que certains de ces calculs, trouvés par hasard sans bile, devaient être attribués à vme grande fièvre antérieure , qui après avoir détruit toute la partie aqueuse de ce liquide , aurait changé le reste en calculs.
Mais il ne suffit pas non plus de faire une exception pour ces calculs noirs, pour qiie les autres choses que Rentmann a enseignées soient vraies, savoir que les autres calculs du moins sont remplis ou de cercles ou de couches d'une autre espèce depuis le centre jusqu à la surface y c'est-à-dire, d'après ce que d'autres auteuj^ écrivent en général sur tous les calculs connus^usqu'ici, qu'ils sont formés de couches concentriques appliquées sur un très-petit noyau. En effet, voyez dans les Ad^^ersaria (i), dans la première Lettre Anatomique (2), et dans celle que j'ai envoyée (3) à Schroeke, ce que j'ai observé sur des calculs si nombreux et si différens, relativement à la nature, à la mollesse, et surtout à la grandeur du noyau ; car je ne veux pas le répéter ici. Certes, vous comprendrez que j'ai trouvé dans leur intérieur une partie moyenne
(i) III^ animad. 28.
(3) VLd, suprà^ ad n. 20.