‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladiesChapitre 13 sur 39 · DK LA MALADIE V É J\ É R I T N IN E · texte numérisé non relu

DK LA MALADIE V É J\ É R I T N IN E

part (i), Petsch (2) et d'autres ont observé aussi sur des viscères chez Thomme, et sur d'autres parties chez des sujets qui étaient morte à la suite de cette maladie.

i5. Je n'ignore pas qu'il à paru de nos jours un livre intitulé De Pudendorum morhis ^ et lue venereây dans lequel sont rapportées plusieurs observations recueillies sur les cadavres, et relatives à cette dernière affection. Mais je ne sais point assez si elles peuvent être rapportées dans le Sepulchretiirn y comme celles qui ont été indiquées tout à l'heure. Et, en disant cela, je n'ignore pas qu'il faut s'en rapporter à la bonne foi de l'auteur; mais je ne sais pas jusqu'à quel point il faut se fier quelquefois à ses yeux et à son exactitude. En effet, ce qu'il a affirmé avoir vu dans d'autres écrits est différent de ce que les autres croient qu'il lui a semblé voir, parce que eux-mêmes n'ont jamais pu le voir. Or il ne manque pas non plus de ces inexactitudes dans cet écrit, comme lorsqu'il dit que Vutériis est interposé entre l'intestin rectum et les lacunes du vagin, que le péritoine s'élève étendu sur \^^ glandes inguinales par la partie externe, c'est-à-dire entre ces glandes et la peau; que la lym ^\\Q se transporte à travers les glandes niésentériques aux glandes de Peyer^ c est-à-dire aux follicules intestinaux ; que le pancréas d'Asellius existe aussi

(i) Dissert, de exost. cran. , §. 8 ubinum aortce aneurisiria? (2) Syllog. aiiat., obs. §.87.

dans le mésentère de rhomme (car il avance qne sur les sujets morts de la maladie vénérienne, le pancréas d' Asellius est réduit à rien)-^ et d'autres choses analogues que j'omets à dessein. Mais s'il voit ce que les autres ne voient pas, réciproquement il ne voit pas , ou il igtiore ce que les autres voient et savent, comme quand il écrit que /vW? d' anfractueux ri est contenu dans les vésicules sé^ niinales y en vertu de quoi le sperme puisse éprouver quelque retard^ ou lorsqu'en parlant du corps muqueux ^ situé entre Tépiderme et la peau, il dit: Je trouve quil nen a été fait aucune mention dans les auteurs d^anatomie^ excepté dans ceux de Montpellier; au reste , Polfen est le premier qui aitjait dépendre de ce corps les couleurs de la peau ^ et surtout la noirceur des Ethiopiens. Mais s'il ne paraît pas avoir lu Malpighi (i), et d'autres qui ont enseigné ceci depuis celui-ci, il cite longuement plusieurs auteurs médecins ou même non médecins, afin d'établir l'opinion réfutée par des écrivains beaucoup plus nombreux et plus recommandables , que l'infection vénérienne est une maladie très-ancienne, et qu'en définitive elle n'est pas autre que l'éléphantiasis. Il n'aurait jamais tenté de le faire, je crois, s'il eût pu lire un médecin très savant et très-érudit, J. Astruc (2), qui a entièrement détruit cette opinion. Toutefois il est

(i) De ext. tact, organo.

(2) De morb. vencr. , 1. t^ c, i ^ et seq.

Dr. LA MALADIE V É N É II I E N NE. 2'JJ

étonnant que n'ignorant pas à quels excès les différentes nations se livraient autrefois à Rome en se mêlant dans les lieux de débauche, du temps de la puissance des Césars, il ait cru que c'était la même maladie à cette époque, mais qu'ayant été divisée ^par les médecins en plusieurs affections, elle n'avait été reconnue pour une seule maladie, que lorsqu'on eût observé la réunion de toutes ces affections dans le camp près de Naples; comme si les nations s'étaient plus mêlées dans ce camp, qu'autrefois à Rome, lorsqu'un seul et même lieu de débauche (ce qu'il avance lui-même, d'après l'expression de Martial (i)), recevait les Hessois, les Germains, les Daces, les Ciliciens, les Capadociens , les Indiens, les Juifs, etc. Une seule nation manquait alors à Rome, c'était la nation américaine; tandis qu'il ne manquait point dans ce camp des hommes qui avaient eu commerce avec elle par eux-mêmes, ou du moins par d'autres; en sorte qu'on comprend que c'est de là que s'est répandue pour la première fois en Europe, non pas une complication de maladies, mais l'affection vénérienne. Au reste, vous remarquerez la même négligence de la part de cet auteur, non-seulement sur ce point, mais encore dans l'énumération, facile d'ailleurs, du nombre des années écoulées depuis ce temps, et dans la lecture des écrivains qui ont vécu depuis lors jus»

•^ ■■ '■ ' '. I 11 I I I I ■ I I II - I . I. . I , iB

(i) L. 7, epigr-. 29.

Page 1