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274 CINQUANTE-HUITIÈME LETTRK.
qu'à nos jours 5 lorsqu'il a écrit bientôt après que la maladie vénérienne uk^ ait déjà duré plus de trois cents ans sous un tel titre ^ et quelle n avait rien perdu de sa violence; tandis que tout le monde est d'accord que cette guerre de Naples ne commença pas avant i494î ^^ qu Astruc (i), que j'ai cité un peu plus haut, fait connaître tant d'auteurs, entre autres plusieurs qui sont des médecins célèbres, et qui se trouvent entre les mains de presque tout le monde ^d'après le témoignage desquels il est évident que cette maladie était devenue plus légère.
Après cela, et après d'autres détails que j'omets pour abréger, entre autres ce pronostic aphoristique qui se trouve tout près, la fièvi^e qui survient à une affection vénérienne ^ guérit la maladie ;\^ voudrais que vous jugeassiez vous-même si nous pouvons nous en rapporter assez aux yeux et à l'exactitude de cet auteur, pour admettre toutes ses observations sans aucun doute et sans hésitation.
16. Gardez-vous de croire que j'aie dit ceci pour aucun autre motif que pour l'amour de la vérité, en parlant d'un auteur de qui je n'ai reçu, du temps qu'il vivait, ni injure, ni bienfait, et dont je ne nie pas que l'ouvrage ne renferme aussi de bonnes choses. Ne demandez pas s'il enseignait également le moyen par lequel
(i) L.cit 1, € 14.
il faut triompher cle la niahidie. Car depuis que cette affection est connue ici des médecins, je crois que personne ne peut ignorer que s'il est quelque maladie où l'on ait employé différentes méthodes de traitement, où celle qui avait été adoptée autrefois ait été ensuite a])andonnée dans les mêmes endroits , et où celle qui avait été rejetée lui ait été substituée, c'est certainement celle-ci; en sorte que s'il est maintenant quelque traitement que vous approuviez ou que vous improuviez plus que les autres, il est à craindre qu'il ne soit au contraire improuvé ou approuvé non-seulement pas nos descendans, mais encore par ceux qui vivent de nos jours, au milieu de ces opinions si mobiles et si diverses. En effet, on voit combien on diffère d'opinion aujourd'hui sur les moyens les plus vantés contre cette maladie, c'est-à-dire sur ce qu'on appelle la décoction des bois, et le mercure, non-seulement pour savoir lequel doit être préféré à l'autre, mais encore de quelle manière il faut employer celui qui aura été préféré. Au reste, il est certain que dans les commeucemens mêmes de cette maladie on employa les frictions mercurielles, comme on les appelle; qu'ensuite on leur pré^ fera les décoctions des bois; qi*e plus tard on fit prendre du mercure, sans que pour cela les décoctions des bois fussent abandonnées au point qu'on ne les employât pas, surtout dans certaines villes; et même que les deux modek d'ad-