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iniiiistration du mercure ayant été rejelés , on n'avait conservé que les décoctions, jusqu'à ce qu'enfin on revint dans les mêmes villes à l'emploi du mercure de Tune ou de l'autre manière, lorsque la maladie ne cédait pas aux décoctions. Je me souviens que lorsque j'allai à Bologne dans ma tendre jeunesse , l'un et l'autre mode d'administration du mercure étaient tellement abandonnés, que pendant les huit années qne j'y passai livré à Tétude de la médecine, je ne vis, ni n'entendis un seul médecin qui se fut servi de l'un ou de l'autre; ce qui est étonnant dans cette ville, où avait fleuri autrefois J. Bérenger de Carpi, célèbre par les frictions mercurielles, qu'il pratiqua un des premiers, et qu'il imagina peut-être le premier d'après l'opinion de la plupart des auteurs. Ce qu'il y a de certain, c'est que s'il était né quelques années avant Tan 1467, ce que semble indiquer un des ses passiges cité par moi ailleurs (1), il était d'un âge tel que lorsque la maladie vénérienne fut connue pour la première fois en Europe, il put établir cette méthode , même dans ses premiers commencemens. Mais* avant que j'allasse à Bologne, le mercure avait commencé à y être suspect, et à y être employé trèsrarement depuis fort long-temps, comme le prouve suffisamment, pour passer sous silence certains écrivains fort anciens de cette ville , VEmpirica ra-
(i) Epist. anat. 6^ n. ?. in fin.
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tionalis (i) deClaudini, où il est question des deux modes d'administration du mercure, ainsi que de ses préparations parfumées qui ont été souvent fimestes, et que je n'ai même pas nommées ici pour cette raison.
De quels remèdes avez-vous donc vu , dites-vous, ces grands médecins se servir contre la maladie vénérienne? des décoctions administrées par la méthode ordinaire, ce qui avait lieu le plus fréquemment, ou par une autre que j'ai vue mise en usage assez souvent par Valsalva. En effet , ayaut remarqué que quelques sujets s'étaient gorgés avec succès d'une grande quantité de cette décoction qu'on appelle eau stibiée, ou eau de Corse , il lut vint dans l'esprit, disait-il , de l'employer comme nous employons ordinairement les eaux thermales. C'est pourquoi il en donna d'abord jusqu'à deux ou trois livres, en observant si elle était rendue avec facilité et par la vessie, et non par les intestins et par la peau, comme il arrivait quelquefois; car si elle n'était pas rendue avec facilité, ou si elle sortait par ces deux dernières voies, il l'abandonnait. Si au contraire elle sortait avec facilité, et seulement par la voie de l'urine, le lendemain il augmentait la dose, et ainsi de suite de jour en jour jusqu'à ce qu'il était arrivé à dix livres. Or de celte manière il faisait de grands et de rapides progrès dans la guérison,
(i)L. 6^ s. a^ tr. 1^ c. 3.
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au point qu'il avait vu autrefois de vieux ulcères se guérir, et des gommes se déprimer en trois jours seulement, comme par exemple sur un chevalier qu'il me nomma. Et en effet j'ai vu moimême cette méthode de traitement guérir parfaitement une femme qui avait porté déjà pendant deux ans des ulcères vénériens, un grand à l'un des genoux, et trois ou quatre petits au palais, qui faisaient que les alimens passaient de la bouche dans le nez avec une grande incommodité. Je l'ai vue guérir également un homme noble, mon compatriote, chez lequel l'hypogastre et les cuisses avaient été ulcérés dans une grande étendue et d'une manière hideuse par la même cause. Comme ces guérisons s'opéraient les jours mêmes où la décoction était prise, j'aurais voulu que ceux-là eussent été présens, qui à cause de la promptitude avec laquelle la grande quantité des eaux thermales est rendue par la vessie , ont imaginé certaines voies à travers lesquelles ces eaux qui n'auraient point circulé avec le sang descendraient dans la vessie; car si cette décoction n'avait pas parcouru toutes les parties du corps en circulant avec le sang, elle n'aurait pas pu guérir aussi promptement celles qui étaient ulcérées , ou viciées d'une autre manière.
Du reste, ce que Valsalva imagina relativement à cet usage de l'eau stibiée, J. Manardi (i) l'avait ima-
(i; lu 14;, episî,. medic. 4.
giné autrefois pour la décoction même de Gayac : Parmi les divers modes d'administration de ce hois^ A\\-i\ ^ f approuve davantage celui dans lequel on boit sa décoction comme les eaux médicamenteuses^ et même comme le sérum décrit par Dioscoris, Car c'est de lui quest venue la manière de boire les eaux médicamenteuses^ manière qui est générale en Italie^ et qui consiste à en boire cinq chopines par intervalles. Cette manière de prendre la décoction a été approuvée par Massaria (i) , au point qu'il s'étonnait comment personne n'avait suivi jusqu'à ce tgmps une si belle méthode établie par un homme si illustre; quant à lui, il affirmait qu'il l'avait employée plus d'une fois avec la plus grande facilité et le plus grand bonheur^ de sorte que les malades étaient parvenus sans une grande difficulté et en peu de jours à un état auquel les autres ne parviennent ordinairement quavec peine et par un long laps de temps ; et quelle que fût celle des trois excrétions indiquées un peu plus haut, qui s'ensuivît, cependant il ne paraissait s'en inquiéter en rien , comme vous le comprendrez en lisant le passage. .
Mais pour revenir au sujet, depuis le temps où j'étais à Bologne jusqu'à celui-ci, c'est-à-dire daus un espace de pas tout-à-fait cinquante-quatre ans, le mercure fut mis de nouveau au nombre des remèdes anti-vénériens dans cette ville.
( I ) Pract. meci ic. , 1 6.
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ly. Dans un espace de temps presque ans.si considérable j'ai vu dans cette ville-ci les mêmes remèdes éprouver des alternatives, non pas à ce point, mais pourtant assez remarquables. En effet, comme parmi les médecins, du reste trèsinstruils , il y en a eu toujours ici qui ont préféré les remèdes violens aux remèdes sûrs, de même j'ai appris que presque tous les modes d'administration du mercure ont été moins estimés que les décoctions le plus souvent, mais qu'ils n'ont pour tant jamais été entièrement abandon nés. C'est pourquoi depuis que je suis venu ici , à part les préparations dont je ne me souviens pas d'avoir entendu parler, je sais que la plupart des autres modes ont été employés, entre autres celui qui consiste soit à faire avaler le mercure mêlé avec des substances propres à lâcher le ventre , ou préparé de telle manière qu'il produisait la salivation, ou même la diaphorèse, soit à faire des frictions sur la peau avec ce remède et avec de la graisse. Mais ce dernier mode est moins fréquent, et les trois premiers le sont davantage; tandis qu'on emploie très-fréquemment les décoctions des bois, le plus souvent celle des bois exotiques, et quelquefois celles des plantes indigènes, par exemple pour les gens très-pauvres. Ici je ne dois point vous laisser ignorer que Vallisnieri , qui m'a assuré le fait, ayant prescrit à un homme de cette classe très-maltraité depuis long-temps par la maladie vénérienne , la décoction des racines de bardane,
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de marrube, et de coquilles vertes de noix, il se déclara de grandes sueurs qui guérirent entièrement le sujet.
Mais il s'est opéré un si grand changement d'une manière insensible et progressive, que si la maladie n'est pas très-légère, on donne très-rarement les décoctions pour provoquer la sueur, et très-fréquemment le mercure pour produire la salivation, tandis qu'on a presque abandonné les frictions, les médecins prétextant qu'ils ne pouvaient pas savoir assez exactement combien de mercure entrait dans le corps, ni par conséquent comment ils devaient se comporter. Et plût à Dieu que le mode actuel d'administration n'eût jamais produit ici des accidens graves et quelquefois funestes, qui sont dissimulés par je ne sais quels prôneurs au milieu de quelques faux rapports et de récits exagérés, et qu'il fallût par conséquent le préférer constamment à tous les autres. Mais en coîisidérant ce qui a eu lieu dans des temps plus anciens, ce qui arrive maintenant ailleurs, et ce qui commeiice à se renouveler ici aussi, on ne peut pas ne pas s'attendre encore dans cette ville à de nouveaux changemens. Si par hasard les hommes peu instruits avaient oublié non-seulement la manière de faire avaler le mercure, mais encore certaines de ses propriétés contre cette maladie qui n'étaient pas inconnues autrefois des professeurs de Padoue, ils pourront certainement les oublier de nouveau, dès que le
plus grand nombre aura ado|3té un antre mode de traitement et d'explication. Au reste, je ne pense pas que vous demandiez quels étaient ces professeurs, parce que je sais que vous avez lu Fallopia (i), Tomitani (2), Saxonia (3), pour ne pas en nommer d'autres; or, le dernier parle du mercure pris de plus d'une manière, savoir avec des cathartiques, et sans cathartiques , de telle sorte qu'// excitait une salivation copieuse chez quelqueS'Uns , et il raconte que ce dernier mode était alors mis en usage à Padoue par un professeur et un médecin très-célèbre, Alb. Bottoni. D'ailleurs il n'est pas douteux que ceux qui succédèrent à celui-ci dans ce PTmnase ne se servirent pas du mercure précipité dont il se servit, tandis que pour le sublimé convenablement dulàfié dont on se sert de nos jours, ou bien ils le mettaient eux-mêmes en usage, ou du moins ils savaient déjàsuffisammentd'après plusieurs ouvrages trèsconnus, que des médecins célèbres le proposent pour provoquer la salivation. Quant à certaines propriétés du mercure contre cette maladie, eiles ne furent pas entièrement ignorées, du moins de deux de nos anciens professeurs , Jér. Fracastor , et B. Victorius ; car Tomasini (4) a fait voir
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(i) Tract, de morb. galL , c. 79.
{2) De morb. gall.^ 1. 2, c. i5.
(5) Tract, de lue vener., c. 2î?..
(4) Gymn. patav. ^ 1. 3, c. 8, ad a. i532.
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que ce dernier omis par Papadopolus professa ici avant le milieu du seizième siècle; et Papadopoliis [i) prouve que le premier omis par ïomasini était professeur à Padoue au commencement du même siècle. Fracastor (2) dit donc ceci du vif-argent ; il est condensé ^ il dissout les humeurs y et il agit fort énergiquernent etc,; et Victorius (3) en parle ainsi : activé en quelque sorte par la chaleur du corps ^ il pénètre la peau de celui-ci par sa pesanteur ; et bientôt après, il est encore fait mention de pesanteur^ lorsqu'il est entré dans le corps.
18. Je passe sous silence ce que Tomitani (4) disait , comme d'après les autres , des parcelles trèsténues^ très-petites ^, exiguës y dont le mercure est composé, pour rapporter robsérvatiori et le conseil de Trincavelli (5), également notre compatriote, relativement à la maladie dont il s'agit, et en même temps aux bains d'Abano. Consulté pour luie dame noble, chez laquelle celte maladie était jointe à plusieurs autres, après avoir proposé d'autres moyens, et avoir parlé de deux, qui semblaient surtout pouvoir être utiles, la décoction du bois degayac, et les eaux thermales, et avoir
(1) Hist. gymn. patav. , 1. 3^ s. 2^ c. \iy n. 55,
(2) Syphii. ^1.2.
(3) De morb. gall. ,, c. 7.
(4)C. i5, paulo anle cil.
(5) L. 1, consiL racdio. 63.
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répondu que cette décoction réussirait et contre cette maladie et contre les autres, il arriva aux eaux, et aux différentes manières d'en faire usage , en boisson, en lotions, en douches, et dit : Nous pouvons bien espérer qu'elles triompheront entièrement des autres affections et de leurs causes; mais pour ce qui regarde la maladie vénérienne ^ ou française^ je croirais qu elles ne peuvent pas la combattre ^ou que très-légèrement ; et même ^ si je veux avouer la vérité , il ma semblé avoir observé qu elles ont coutume d'être plutôt nuisibles qu utiles à ceux qui sont atteints de cette maladie. Voilà l'observation rapportée avec candeur. Voici le conseil : Mais , pour vous faire connaître enfin tout ce que je pense à ce sujet y j' emploirais les deux moyens; d'abord j' essayerais la décoction du bois ^ et ensuite je voudrais aussi quelle fût conduite aux bains de Padoue.
Voilà donc ce que les professeurs de Padoue observaient dès Fan i 56î ; et voilà ce qu'ils répondaient aux consultans. Si par hasard quelques médecins moins versés dans la lecture de leurs ouvrages l'ignorent, ils n'obscurciront pas pour cela la gloire de leurs prédécesseurs, comme si ceux-ci n'avaient confirmé leur opinion par aucune observation, attendu que cela leur était surtout si facile. Bien plus, l'observation qui a été ajoutée à cette section du Sepulchretum d'après les consultations de Guarinoni , ne semble pas différer de ce que Trincavelli avait noté, et cer-
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tainemeiit ce qu'a publié And. Baccius (i), qui s'est rendu très-célèbre en écrivant sur les eaux, n'en diffère pas. En effet, tout en pensant que toutes les eaux ne sont pas nuisibles dans cette maladie (ce qu'il faut croire sans aucun doute d'après son expérience , et d'après celle d'aulres hommes irès-célèbres, même parmi les modernes), il afiirme positivement que celles d'Abano le sont ; je sais même ^ dit-il, que la même chose est ar^ rwéé à un prince illustre aux bains (T Abano , savoir Q^ ayant oublié son infection vénérienne déjà passée y il se donna les anciennes douleurs par le bain.
Et vous n'auriez peut-être point \\\\^ opinion contraire à la vraisemblance, si aux autres causes pour lesquelles ce grand nombre de malades , qui allaient aux bains de l'Euganie dès les temps les plus anciens , a diminué , vous ajoutez encore celle-ci, qu'elles ont dû être, non pas comme autrefois utiles , mais au contraire nuisibles, à d'autant plus de sujets, que le nombre de ceux qui entretiennent la maladie vénérienne avec d'autres affections ouvertement ou secrètement a augmenté de plus en plus. Que si cette maladie finissait un jour par sortir entièrement de l'Europe où elle a été importée, comme Fracastor (2) l'espérait, et qu'il y eût à cette époque des mé-
(i) De therm., 1. 3, c. 2 in fin.
(2) De morbo contag. ^ 1. 2, c. 12.
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decins à qui on pût donner de grands, mais de justes éloges, je doute à peine que la célébrité des bains d'Abano , qui a diminué par d'autres causes, mais qui n a jamais été perdue à cause de leurs propriétés admirables, ne redevînt bien autre que nous ne la voyons de nos jours, et que nos descendans ne la verront peut-être encore pendant long-temps , à moins que le zèle que deux d« mes amis, que vous connaissez, portent à la recherche de la nature de ces eaux, et leur exactitude à observer et à publier avec soin leurs effets, n'attirent, comme par une nouvelle invitation, un très-grand nombre de malades, qui viendront chercher ici leur guérison, en mettant des exemples de succès devant les yeux de tout le monde.
19. Maintenant que lamour de la vérité m'a porté à faire voir ce qu'il faut rendre aux anciens docteurs de ce gymnase, je ne passerai pas non plus sous silence, relativement à la controverse indiquée plus haut (1)', qu'ils avaient sur la nouveauté de la maladie vénérienne, la même opinion que la plupart des savans, et qu'ils ont nié qu'elle fût connue d'Hippocrate, de Galien , d'Avicenne, avec une autorité d'autant plus imposante, qu'ils sont plus versés dans la lecture de leurs ouvrages que quelques-uns de leurs successeurs qui ont pensé autrement, entre autres un homme
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(ON. i5.
DE LA MALADIE V EN É R i E N NE. l^.Sj
très-érudit d'ailleurs, Ch. Patin. Celui-ci , en effet, pour préluder par' un paradoxe (je me sers de son expression (i)); composa un discours, au commencement de Tannée scholaire 1687, ^^ ^^ publia sous ce titre : V infection vénérienne nest pas une maladie nouvelle. Cependant le célèbre Astruc (a) n'aurait rien trouvé, dans ce discours, qu'il n'eût suffisamment réfuté, ou qui ne pût l'être facilement de la même manière; mais il croyait que ce discours n'avait Jamais existé, parce que Papadopolus n'en avait fait aucune mention dans l'histoire de ce gymnase, à l'endroit où après avoir parlé (3) assez longuement de Patin, il a passé en revue, un à un, les ouvrages de cet auteur. Mais Papadopolus, homme très-savant, qui a bien mérité de ce gymnase, n'ayant pas eu assez de temps pour sa composition à raison de la complication et de l'étendue de son sujet, il n'est pas étonnant qu'il ait omis, malgré lui, certains détails relatifs aux professeurs et aux élèves dans l'histoire de leur vie, et surtout dans la revue deleurs ouvrages, ^o/2^;7<2 mis le catalogue tel qu il a pu le trouver à côté de chaque nom ^ comme il en a donné l'avertissement dans la préface/Quant à moi , je ne négligerai pas de suppléer en quelque partie à ses écrits, principalement sur les docteurs
(1) Pag. penult.
(2) De morb. vener., 1. 8, s. 17^ ad a. 1687.
(3) S. 2 snprà, ad n. 17 cit. , c. 35 , 11. iS^.
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dans les Arls, suivant que roccasion s'en présentera; ce qui sera d'autant plus facile pour Patin, que j'ai parmi mes livres deux volumes dans lesquels il a lui-même disposé ses opuscules presque dans Tordre où ils ont paru , et la plupart d'entre eux ont été corrigés et augmentés de sa propre main, comme il voulait que l'imprimeur les écrivit dans une seconde édition. Ainsi, parmi les objets omis par Papadopolus, voici ceux que renferme le premier volume. Quod Medico-Chirurgo liceat ahsqiie artis dedecore hestiis etiam mederL Oratio. De Phœnice in numismate Imp, Antonini Caracallœ expr^essa, Epistola, Oratio de liberata civitate Vienna. Ces deux derniers opuscules sont écrits sous le nom de ses filles. Mcdicinam practicam non satis œstimari, Oratio, Quod medicus deheat esse 'ïï^K'o^cl^^ç Oratio. Commentarius in très inscriptiones grœcas Smyrna nuperallatas. 'EpcorniJLctTcL ictrptKA , de medico, Theoremata philo sophico-medica de vita et morte. Circulationem sanguiîiis a veteribus cognitam fuisse. Oratio. Flores medicinœ theoreticœ. Exercitationes puhlicçe de/ebribus; ces exercices ne sont pas le discours que Papadopolus a voulu indiquer, mais l'ensemble des Préleçons, Quant au second volume, voici ce qui y a été omis. Thèses politicœ de libertate et servitute. Opiniones medicœ de fe- ■ bribus. Idea capitis humani. Oratio. Oratio habita Venetiis in Academia Dodonœa. Flores medicinœ practicœ. Luem veneream non esse morbum novum. Oratio. Exercitationes publica'* de morbis par-
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ticulciribus thoracis et ahdominis. Commentarius in antiquum inonumentum Marcelllnœ e Grœcia nuper allatum. In febribus medendis inspiciendum esse lotium. Oratio. Commentarius in antiquum ceno^ taphium Marci Artorii medici Cœsaris Augusti. Exercitationes publicœ de morbis capitis. Oratio de remediis specificis. Flores medicochirurgici. Pourquoi Patin ii'a-t-il point intercalé entre ces deux derniers écrits, comme l'ordre l'exigeait, le discours que j'ai à part, et qui a pour litre : VAs^ trologie est inutile pour le médecin et tout-à-fait in-' digne de lui ^ qu'il avait prononcé ici l'an 1690, et qu'il avait publié après l'avoir fait imprimer? C'est ce que je ne çais pas, pas plus que la raison pour laquelle il a laissé les deux volumes des opuscules dont j'ai parlé dans un telle négligence, que, si les feuilles ne m'étaient pas tombées entre les mains, elles auraient pu facilement s'égarer et se perdre, attendu qu'il les avait placées çà et là en grand nombre sans les avoir attachées avec de la colle; or il y a corrigé quelques passages de ses opuscules , et il y a éclairci très- ' bien , et y a augmenté considérablement plusieurs autres parties. Ces feuilles, lues avec soin et collationnées par moi, ont été collées aux différens passages auxquels elles appartenaient en particulier ; en sorte que ces écrits peuvent facilement, dès ce moment, être mis au jour dans une seconde édition, ou par moi, si un jour je suis moin^ occupé, ou par d'autres, de la majx. 19
2(JO ClJNQUAJNTK-HiJlTlÈME LETTRE.
nière dont il avait plu à leur savant auteur de les publier.
Au reste, ces feuilles appartiennent aux commentaires que j'ai cités, et traitent, qTielques-unes du cénotaphede M. Artorius,un tr s grand nombre de la première et de la seconde de^i trois inscriptions de Smyrne, et plusieurs du monument de Marcellina. A ces dernières se trouve jointe une lettre autographe assez longue du fameux Gisper Cuper, adressée à Patin, et digne de l'un et de l'autre, à mon avis. Je ne doute pas d'ailleurs que Patin, l'ayant mêlée avec ses feuilles, ne l'eût également publiée, si l'anévrisme de l'aorte, ipar lequel je pense (ï) que sa. mort fut produite plutôt que par un polype qui s'était formé dans l'intérieur de ce vaisseau , comme il arrive , ne s'était opposé à son projet. S'il l'eût fait, cet homme très-savant aurait prouvé combien il était plus propre à faire connaître les monnaies et les monumens anciens qu'à confirmer ce paradoxe médical sur l'ancienneté de la maladie vénérienne, par des passages (le croirait-on?) d'Hippocrate, de Galien, d'Avicenne , et d'autres. Adieu,
(i) F'id. Pastae epist. de cordis polypo in dub. revoc.^ n. 5.
DES MALADIES PRODUITES PAR UJY POlS^iy. C>.(jl