‹ Recherches anatomiques sur le siege et les causes des maladiesChapitre 3 sur 39 · IX · texte numérisé non relu

IX

82 cinquante-cinquij:me lettre.

Je fus très-fâché, soit (Faiilres circonstances, soit surtout (le cette dernière, parce qu'elle diminuait considérablement l'espoir de prolonger la Tie pendant fort long-temps. Cependant, pour ne point manquer entièrement à un vieillard d'une très-haute noblesse, et à un médecin extrêmement honnête, qui m'accordaient Tun et l'autre plus de mérite que je ne m'en reconnaissais moimême, à cause de ce que j'avais écrit auparavant; lorsque j'eus répondu sur les autres objets, je louai surtout les moyens qui convenaient contre les autres symptômes, mais principalement contre la maigreur. C'est pourquoi de deux remèdes qui sont très-efficaces dans cette saison de Tannée, la vipère et le lait, je recommandai celui qu'ils aimeraient le mieux, en ajoutant même relativement au lait, que s'ils croyaient que j'eusse proposé quelque chose d'utile, d'après le conseil précédent de Fabrice de Hilden, ils reçussent également celui-ci du même auteur (i), qui loue, contre ce même genre de maladie, non-seulement le lait de femme y mais celui cCânesse^ si Vautre manque; or, si ce dernier était supporté, on passerait facilement ensuite à celui de vache. Je ne sais lequel de ces deux remèdes ils préférèrent; ce que je sais, c'est que la vie du malade ne put pas être prolongée jusqu'au commencement de Tété.

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