‹ Recherches anatomiques sur les hernies de l'abdomenChapitre 10 sur 85 · TOI AI · texte numérisé non relu

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qui lui est commun avec l 'épigastrique , et de l’autre, de l’hypogastrique. L’artère obturatrice rarement provient directement de l’artère iliaque externe. Une disposition qui est très-fréquente, c’est que les veines obtruratrices se rendent dans la veine iliaque externe isolément, ou par un tronc qui leur est commun avec les veines épigastriques , tandis que l’artère obturatrice provient de l’hypogastrique , et vice versa. Cependant le plus souvent les veines obturatrices suivent le trajet de l’artère du même nom.

Les branches d’anastomose des vaisseaux épigastriques avec les obturateurs correspondans , et avec ceux du côté opposé , offrent beaucoup de variétés ; elles forment souvent un réseau qui couvre la face postérieure du pubis, passe derrière l’ouverture supérieure du canal crural , et soutient le péritoine à son niveau.

L’orifice supérieur du canal crural est fermé par une cloison membraneuse qui s’oppose à la formation de la hernie crurale , ainsi

Comme j’ai examiné ces artères des deux côtés , il est facile d’avoir au juste la proportion des cas dans lesquels l’artère obturatrice peut avoir ou non des rapports avec le sac herniaire; en mettant d’un côté toutes les artères obturatrices qui naissent de l’épigastrique ou directement de la crurale, et de l’autre celles qui viennent de l’hypogastrique , on trouve :

Artères obturatrices venant de l’artère

hypogastrique,

épigastrique ou de la crurale.

191 sur des hommes.

i5 7 sur des femmes.

58 sur des hommes.

g4 sur des femmes.

total 5 00

D’après ce résumé , on voit, 1.» que les cas où l’artère obturatrice naît de I’hypogastrique sont les plus nombreux ; qu’ils sont à ceux où elle vient de 1 épigastrique ou de la crurale à peu près comme 5 : t ; 2.0 que l’artère obturatrice paraît naître un peu plus souvent de l’hypogastrique chez l’homme que chez la femme : cette dernière différence cependant n’est pas très-grande. Je regrette de ne pouvoir donner ici les résultats que j’ai obtenus dans les cas de hernies fémorales.

qu’à l’introduction du doigt qu’on pousse de haut en bas , au dessous de l’arcade crurale. Cette cloison constitue en haut du canal crural une sorte de diaphragme celluloso- fibreux, blanchâtre , épais et très - résistant chez quelques sujets; simplement celluleux , faible , et cédant facilement à la pression chez d’autres. Je propose de donner à cette cloison le nom de septum crurale. Voici quelle est sa disposition la plus ordinaire. Elle naît de tout le pourtour de l’ouverture supérieure du canal crural ; elle est assez épaisse , et ses fibres sont le plus souvent transversales en avant vers l’arcade crurale ; en dedans elle provient du tissu cellulaire qui est derrière le ligament de Gimbernat , ou bien du bord concave de ce ligament lui-même, conjointement avec la paroi antérieure du canal crural ; en dehors elle se confond avec la gaîne des vaisseaux fémoraux et le tissu lamineux qui entoure l’artère épigastrique. En dehors de cette dernière artère on trouve aussi une toile celluleuse qui remplit l’intervalle situé entre l’arcade et les vaisseaux cruraux.

La face supérieure du septum crurale regarde du côté de labdomen ; elle est concave : l’inférieure , dirigée vers le canal crural , est convexe ; sur quelques cadavres elles sont planes toutes les deux. Cette cloison présente toujours une ou plusieurs ouvertures traversées par des vaisseaux lymphatiques, et qui sont même quelquefois si nombreuses, que la partie supérieure du canal crural paraît fermée simplement par un réseau fdjro-celluleux. Une de ces ouvertures , plus grande que les autres , est centrale , traversée quelquefois par un ganglion lymphatique allongé , et peut admettre l’extrémité du petit doigt qui se trouve étranglé par elle comme par un anneau fibreux élastique. Un autre trou assez grand aussi se rencontre en dedans près du ligament de Gimbernat (1).

(1) Le sac de la hernie crurale, tantôt pousse devant lui le septum crurale , tantôt il s’engage par une de ses ouvertures, qui peut devenir cause d'étranglement.

Les vaisseaux lymphatiques de l’aine , et les ganglions auxquels ils se rendent, présentent des différences dans leur nombre, leur situation , leur mode de communication , etc. On trouve devant la paroi antérieure du canal crural, des ganglions lymphatiques qui communiquent avec d’autres placés derrière elle; ils couvrent l’ouverture de la veine saphène , et s’introduisent dans le canal crural en accompagnant les vaisseaux fémoraux ; il y en a presque toujours un ou deux qui sont allongés, et situés dans le sillon qui sépare l’artère et la veine iliaque externe à l’instant où ces vaisseaux plongent dans le canal crural. Les troncs lymphatiques forment dans ce canal un lacis plus ou moins épais, qui s’entrelace avec des vénules et le septum crurale , et s’oppose à üssue des viscères abdominaux (1).

L’orifice supérieur du caijal crural correspond ordinairement à la partie inférieure de la fossette externe que forme le péritoine dans la région inguinale. Cependant, quand l’artère ombilicale est trèsécartée de la ligne blanche, il peut se trouver en rapport avec la fossette interne (2). Le péritoine ne fait que passer sur cette ouverture, et présente quelquefois à son niveau une légère dépression ; il appuie sur le septum crurale , dont on peut l’isoler avec facilité, vu que le tissu cellulaire qui les unit est très-lâche.

(1) Dans les hernies crurales, les vaisseaux lymphatiques et leurs ganglions offrent des particularités intéressantes que je regrette de ne pouvoir faire connaître ici.

(2) La hernie crurale se trouve plus souveuten dehors, plus rarement en dedans de l’artère ombilicale.

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