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serait lui-même plus grand que celui des femelles multi-
pares (Ugo Soli).
; IV. — Actions toxique, antitoxique et pathologique . de l’ovaire
1° AOTION TOXIQUE. — Bertion de Camiboulas a, en 1908, signalé l’action toxique ‘des extraits d’ovaire injectés à des animaux d’une autre espèce; cette action se montre dès que l’on emploie une dose d’extrait supérieur à 4 p. 100 du poids de l’animal. Loisel, de 1903 à 1905 compléta
ces expériences. Jean, Livon, en 1907, puis Lambert mon-
trèrent l’effet toxique du C. J. en injection hypodermique, il y a production de parésie puis de paralysie avec arrêt
du cœur et de la respiration. Si la mort apparaît, on
trouve, à l’autopsie, de la congestion viscérale avec de la sérosité sanguinolente dans les cavités splanchniques.
2° ACTION ANTITOXIQUE. — La conception de la fonction antitoxique de l'ovaire repose sur trois faits (Zn Th. de ÉGriot)s:" a) Similitude frappante entre l’embryologie, l’histophy-
siologie et l’histochimie de la surrénale et du C. J., ce qui
permet de supposer une identité de fonction.
b} Expériences de Loisel et Lambert montrant que l’ovaire remplit une fonction dépurative en transformant ou détruisant les produits toxiques de la circulation.
c) Hypergénèse des cellules Iutéiniques dans certaines
. affections génitales où générales (Cornil). Loriot le mon-
tre pour la môle hydatiforme et Cottalorda émet la même hypothèse suggérée par notre maître M. le professeur Guérin-Valmale, pour le chorio-épithéliome.
RAY 3° ACTION PATHOLOGIQUE. — Un certain nombre d’affections générales ou locales ont été attribuées à l’hypo ou à l’hyperfonctionnement du C. J. (pour Fraenkel en particulier). \.
Une question se pose dans le cas d’hyperfonctionnement du €. J. Est-ce le C. J. proliféré qui cause l’état pathologique donné ou est-ce cet état pathologique qui suscitant du côté de l'ovaire un processus de défense, en détermine l’hypertrophie; e’est éette dernière opinion qui paraît actuellement la plus vraisemblable.
Fraäenkel à propos de la môle hydatiforme incriminait
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en 1904 l'insuffisance des cellules lutéiniques ; Pick) et Jaffe un peu plus tard croyaient à un excès; Fraenkel | concilia les deux opinions en disant qu'il y a hypofonctionnement du C. J. mais hyperfonctionnement lutéinique par présence de nombreux microkystes.
Nous avons parlé page 33 du rôle de l’ovaire dans la chlorose. Below (1912) attribue à l’hyperfonctionnement du C. J. les phénomènes sympathiques du début de la grossesse. Il semble plutôt que ce soient là les phénomènes d’hépato-toxémie qui déterminent l’hyperfonctionnement de la glande ovarienne. si L’ovaire paraît avoir un certain rôle dans la formation des fibromyomes utérins, le myome utérin se développe pendant la période d’activité de l’ovaire: la coexistence de fibromyomes et de lésions ovariennes ést fréquente; les fibromes s’atrophient quand l’action physiologique de l'ovaire est supprimée (rayons X, radium, castration — moyen thérapeutique de - Hégar). Tridondani attribue l’hyperplasie périvasculaire originelle du fibrome à une altération de la sécrétion ovarienne, il y aurait présence d’une € myohormone » qui présiderait à l’organisation du myome. Fleck incrimine aussi une altération de la sécré-
tien ovarienne dans la pathogénie des lésions cardiaques liées au fibrome (myom-herz). R |
L’ovaire paraît jouer un rôle important dans certaines psychoses lors de la puberté, des règles et de la méno-
pause et qui bénéficient grandement du traitement opothérapique. |
Fraenkel, Birnbaum, Dick, Curtiss croyant à la toxicité
du C. J. ont essayé, mais sans résultat, de fabriquer. un sérum antilutéinique.
Nous savons qu'histologiquement l'ovaire comprend deux sortes de formations:
a) La « glande interstitielle » où « cellules interstitielles » où « faux C..J. » née aux dépens de la thèque interne du follicule atrésique et idont les cellules seraient char-. gées de graisse et non de lutéine.
b) Le C. J. dont nous avons étudié la formation.
La part d’action physiologique qui revient à chacune de ces deux formations est extrêmement difficile à préciser et particulièrement l’action de la glande interstitrelle ‘est fort mal connue.
À la suite de greffes ovariennes, les cellules interstitielles qui avaient régressé au début se développent bientôt à nouveau prenant l’allure de glandes à sécrétion interne (Limon 1906); dans l’ovariotomie unilatérale, le nombre des cellules interstitielles croît rapidement dans l’autre
ovaire (Anziliotti, 1909). <
De nombreux auteurs ont montré que si on ne laissé subsister dans l’ovaire que les cellules interstitielles seules, l’atrophie du tractus génital se produit comme après la castration totale.