‹ Recherches Anatomo-Cliniques Sur Les Rapports Entre L'Évolution Du Corps Jaune Et L'Apparition Des RèglesChapitre 12 sur 29 · IV. — Physiopathologie · texte numérisé non relu

IV. — Physiopathologie

Pour compléter cette étude trop brève des fonctions vraies ou prétendues telles de l’ovaire, nous ajouterons quelques notes sur la pathologie de l’ovaire dont Sergent vient récemment de publier une étude.

1° Ovarioromie. — J’ovariotomie sans hystérectomie, supprime généralement la menstruation ; pourtant de nombreux auteurs l’ont vu subsister (Gloevecke, Jayle). Cette persistance serait due à la congestion utérine postopératoire (Spencer Wells), à une habitude fonctionnelle de l’utérus (Lucas Championnière), 6u à une extirpation incomplète des ovaires (Terrier), enfin soit à la présence d’ovaires surnuméraires. Signalons à ce propos que la continuation de la menstruation a lieu dans environ 15 p. 100 des ovariectomies, alors qu'il n’y aurait d’ovaires curnuméraires que dans 4 p. 100 des sujets (Duplay, Rieffel); Palmer Findley signale enfin le cas d’une femme ovariectomisée, qui continua à avoir ses règles; laparotomisée un an et demi après, cet auteur ne trouva nulle trace d’ovaire surnuméraire ou aberrant et la femme conlinua à avoir ses règles après la deuxième intervention. G. Gellhorn, en 1907, signala un cas analogue. Ne devonsnous pas plutôt croire à une suppléance glandulaire agis- Sant à la suite de la castration à la place de l’ovaire?

Nous avons vu dans la physiologie de l’ovaire les diverses modifications locales produites par la castration: Ajoutons le retard à la coagulation du sang: et la glycosurie adérnalique (Adler), ces troubles dureraient de un à deux ans. Signalons encore la prédisposition à l’arté-

Noire

r1o-sclérose des castrées (Tuffier). Tous ces faits seraient

plus accentués chez les femmes hyperthyroïdiennes et déjà nerveuses. :

Les troubles d'ordre général sont très fréquents : bouffées de chaleur (surtout au moment d'apparition normale des règles), algies diverses, surtout dans les lombes et les membres inférieurs, céphalée, migraines, palpitations, troubles nerveux divers. US

La castration est généralement suivie d’adiposité qui, débutant par l’abdomen gagne ensuite le cou, le thorax et les membres. Fe

Ces troubles sont-ils dus à la disparition du flux mens-

truel ou à la suppression des ovaires? Nous dirons seulement que @es troubles n’existent pas chez les castrées encore réglées (Gloeveck, Martin, Picque, Reverdin) que l’opothérapie ovarienne n’a que peu d'effets contre ces troubles de la castration (Doleris), que la saignée améliore considérablement l’état des castrées lors de ces troubles (Puech). Ces troubles semblent être dus à une intoxication de l’organisme (par l’arsenic pour Gautier). Tuffiér et Legueu, essayant de conserver les règles chez les castrées préconisent la conservation utéro-ovarienne dans lés lésions tubaires, ces auteurs auraïent eu des résultats remarquables.

. 2° MÉNOPAUSE NATURELLE, — Les phénomènes de !” (âge critique » sont essentiellement variables avec les sujets; on note généralement des migraines, des palpitations, des bouffées de chaleur, de la tachycardie paroxystique, des pigmentations anormales. Delpech et Dalché sienalent en outre des crises de tétanie, de l’acroparesthésie, de l’aldipose douloureuse, du rhumatisme chronique et des affections cutanées.

RE O Ne NE La femme a tendance à l’adiposité, s’empâte et prend : le type masculin, PAS

30 INSUFFISANCE OVARIENNE CONGÉNITALE. — Le développement de l’ovaire a été arrêté avant la puberté, les organes génitaux et les caractères sexuels secondaires sont rudimentaires, l’aménorrhée est de règle. *

4° INSUFFISANCE OVARIENNE DE LA PUBERTÉ. — La chlorose serait liée à de l’hypo-ovarie et s’améliorerait avec “cet état.

5° INSUFFISANCE OVARIENNE ACQUISE. — lle se caractérise par de la dysménorrhée, avec douleurs abdominales et thoraciques précédant de près ou de loin les règles; entre les règles 1l y a des pertes*blanches. Les grossesses sont rares et tardives. Des troubles nerveux semblables à ceux de la castration apparaissent lors des règles.

6° [NSUFFISANCE THYRO-OVARIENNE. — |,’insuffigance ovarienne est secondaire à celle de la thyroïde contractée pendant l’enfance ou l’adolescence. Les règles apparaissent tardivement, sont irrégulières et peu abondantes et s’accompagnent de tachycardie, de tremblements et d’énervement. Elles peuvent être avancées et très minimes ou retardées et plus abondantes ; il y à & ataxie ovarienne », suivant le terme de Javyle.

1° HyPEROvARIE. — Elle serait la cause de certaines métrorragies, en particulier de celles de la puberté et qui persistent plus ou moins longtemps sous forme de ménorragies où de métrorragies. |

L’hyperovarie est souveñt familiale: on retrouve chez les ascendants de la précocité menstruelle, une fécondité remarquable, une ménopause tardive.

Dalche à décrit l’état nerveux spécial de ces malades.

Ces hémorragies attribuées par certains auteurs à des lésions utérines sont bien le plus souvent dues à des troubles de la sécrétion ovarienne.

Les travaux de Forgue et Massabuau sur l’ovaire microkystique, puis ceux de de Rouville et E; Sappey sur le rôle des cellules à lutéine de l’ovaire dans certaines hémorragies utérines montrent que l’hyperfonctionnement de la fonction glandulaire ovarienne entraîne ces hémorragies. - jee

La castration supprimerait ces hémorragies (Lawson- Tait, Bouilly).

8° OPOTHÉRAPIE OVARIENNE. — [’opothérapie ovarienne s’administre sous forme de glande fraîche, de poudre d’ovaire ou ovarine, où sous forme d'extrait glycériné: on s'adresse de préférence à la brebis pour le prélèvement de ces organes.

La dose administrée est de 0 gr. 10 à 0 gr. 30 en deux où trois prises journalières, mais certains auteurs préconisent des doses allant jusqu'à 1 gramme et 1 gr. 50 par jour. Ce n’est guère que comme médication homostimulatrice dans l’hypo-ovarie que l’on aurait eu de bons résultats: régularisation des règles, diminution de l’obésité, amélioration des psychoses, disparition des algies.

| Dans tous les autres cas, les effets sont incertains et “bien souvent quand ils ont lieu, ils durent ce que dure le traitement.

Les extraits thyro-ovariens auraient donné de meilleurs résultats que l’extrait ovarien seul.

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cs CHAPITRE 1]

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