D'APRÈS LEURS SCULPTURES ET LEURS PEINTURES
Les nombreuses représentations humaines, celles des
rois principalement que l’on observe en si grand nombre
dans les temples et surtout dans les hypogées, peuvent-elles ournir des renseignements utiles sur la morphologie des anciens Égyptiens? Telle est une des questions que les an— hropologistes ont pu se poser en présence de ces reprodueions artistiques qui, si elles sont exactes, seraient pour eux d’un puissant secours pour étudier la morphologie des popuations anciennes de l'Egypte. On s’est demandé pendant
ongtemps si la plupart des figures des statues, des bas—
Thèbes
et ailleurs ne présentent pas des types conventionnels adoptés
reliefs et des pemntures que l’on admire à Memphis,
ar les artistes plutôt que des portraits d'individus. Pour
es nombreuses statues funéraires et pour les grandes masses
es groupes de combattants ou de prisonniers, dont l’exécu—
ion n’avait pas été confiée aux plus grands artistes, cela
Fig. 19. — Sounaxais.
eut être vrai. Ils avaient, €
pendant, pour ces derniers distingué, comme on la vu, quatre types ethniques bien différents. Si ce ne sont pas de véritables portraits d'individus, ce sont des portraits en quelque sorte schématiques de races. Il en est autrement
lorsqu'il s’agit de figures royales, dont la reproduction était
réservée aux artistes les plus éminents, et il y avait à
cela une raison, essentiellement religieuse, de premier ordr
La représentation d’un personnage avait pour but, comme de nos jours, d’en conserver un souvenir permanent chez ses survivants. Mais elle avait un autre but beaucoup plus élevé. Etant donné, en effet, que la plupart de ces figures |
étaient destinées à des monuments funéraires, il n’est pas
douteux que l’artiste ait été tenu à la plus grande exactitude, car son œuvre devait rappeler les traits du mort, de telle manière que son double püt les retrouver plus facilement. Malgré toutes les précautions, sa momie pouvait être détruite
ainsi que ses insignes, et son double condamné à s’évanouir
dans les ténèbres, faute d’un appui corporel. Ces reprodue-
tions, surtout les plus anciennes, étaient done des portraits
À dans lesquels on recherchait surtout une ressemblance assez
Pz Le à JA x , - =". fidèle pour que l’ombre du mort püt en quelque sorte s’y
Fig. 18. — Lanven. womper elle-même, et ne pas se croire dépouillée et dépos-
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