‹ Recherches anthropologiques dans l'Afrique Orientale, ÉgypteChapitre 20 sur 106 · POPUL · texte numérisé non relu

POPUL

ATIONS ANCIENNES

générale. Quant au rapprochement que j'ai fait en un tableau récapitulatif, des indices des

crànes dits préhistoriques et de quel prouver plusieurs faits. Il montre d’a les premiers et les seconds sont moin la XVIII dynastie provenant de T d’Eléphantine de la XIIe dynastie, ce celui de 73,88 et quarante Memphit

indices de nos séries de Béit-Allam, E

ues séries historiques anciennes, il avait pour but de bord que les distinctions que l’on a voulu établir entre + Thébains de

s nombreuses qu’on l’a dit. Vingt-se]r

hèbes présentent, en effet, l'indice de ; cinq ui de 72,92; dix-sept Thébains de le es de la XI° dynastie celui de 73,91

Amrah, Negadah, El Kawamil et K

à X[° dynastie, , alors que les

1ozan oscillent

entre ceux de 70,83 à 83,91. Ensui des indices qui se retrouvent, ainsi qu qui les distinguent, chez plusieurs pet r'approc de l’asce à mesut encore ( grandes avec des populations actuelle tiennent

zine

à assigner aux Égyptiens une ori

les tem

Je crois, au contraire, que les mises e cipe, deux types, au moins, existaient dans la vallée du Nil.

de M. Verneau sont venues confirme ment. D’après les observations de M.

ements montrent encore le fait remarquable, sur lequel nous revient

ue la plupart des crânes des séries anciennes présenten à une époque moins archaïque. Ces différentes considér

» les plus anciens, ils présentaient une homogénéité p

r cette opinion que je n'ai

e, les cranes des séries les plus anciennes présentent 1e la plupart des autres caractères anthropométriques iples actuels de la Haute-Egypte et de la Nubie. Ces

rons plus tard,

nsion oraduelle de l'indice céphalique des Egvyptiens anciens vers la mésocéphalie,

“e que lon se rapproche de l’époque gréco-romaine. Ces rapprochements font voir

des affinités d’autant plus ss de la Haute-Egypte et de la Nubie, qu'ils appar— “ations tendent assurément africame, mais elles sont loin de démontrer que, dès arfaite et un type unique.

n série que j'ai dressées prouvent que, dès le prin-

Au reste, les observations

ait qu’esquisser précédem—

Verneau‘, les séries de crânes anciens recueillis en

Egvpte par M. de Morgan ne paraissent pas appartenir à un seul type ethnique, comme

Va dit M. Zaborowski.

Déjà dans la vallée du Nil vivaic qui, sans rc ne se sont e nord, da nien vers le sud et vers le sud-out esquels le des deux vieilles races préhistoriques Toutefois, du fait que, pour moi bien vérita

e pense pas. Il parait évident, au co

Afrique, dès les temps les plus recu

ter isolées (car on renconti as, cependant, entièrement après M. Verneau, qu’il faut

lement africains, faut-il cor

nt plusieurs races, trois peut-être, deux sûrement, ‘e un bon nombre de crânes à caractères mixtes), fusionnées. «A lheure actuelle, ce n’est pas vers aller chercher des termes de comparaison mais

st, chez les Ethiopiens et chez les Foulbé, chez

croisement n’a pas encore fait totalement disparaitre les caractères ethniques

en Egypte. »

et MM. Zaborowski et Verneau, les Egyptiens sont

iclure qu’ils ne doivent rien aux Asiatiques ? Je ne

ntraire, que des relations ont existé entre l’Asie et

lés et que c’est ainsi que l’obsidienne et le cuivre,

entre autres, ont pu pénétrer en Egypte où ils manquent. La théorie de M. de Morgan

sur l’origine asiatique des Egyptiens semble réduite à néant, soit que les critiques de ses

raisons portent sur la linguistique, sur l'écriture, les arts, les briques et les cylindres,

les mesures, les animaux, les végét

4 Bull, Soc. Anthrop. de Paris, IV° série, t. IX, p. 615.

Ces arguments, formulés en

aux ou les sépultures.

effet, par MM. de Mortillett, Zaborowski?, de Bissing* et d’autres paraissent de nature à entrainer notre conviction du côté de l’origine africaine de la civilisation égyptienne. J’ajouterai en dernière analyse que, s’il est démontré que les signes alphabétiques que M. de Morgan a trouvés sur des jarres d'argile et des plaquettes d'ivoire à Négadah se rattachent à lécriture libyenne, plus d’un partisan de lorigine asiatique verra sa conviction ébranlée. On sait que les recherches de M. A. Evans, qui ont abouti à établir l'existence d’une écriture préphénicienne, ont montré que cette écriture avait des affinités avec l’alphabet touareg. M. A. Evans appelle les auteurs des sépultures de Négadah les « Proto-Egyptiens et Egypto-Libyens ».

Ces considérations viennent confirmer les données anthropométriques que j'ai précédemment énoncées, d’après lesquelles il faut rapprocher les Egyptiens archaïques des Ethiopiens, des Nubiens et d’autres peuples berbères, qui sont sans doute, les représen— tants des Libyens. Il y avait donc lieu d’attacher plus d'importance qu’on ne la fait jusqu'ici aux vues qui ont été exprimées à cet égard par MM. Maspero', Hamy”, Verneau 5 et Schweinfurth?. Si, enfin, on compare les indices moyens fournis par l’étude des crânes des trois premières dynasties dites préhistoriques et ceux de la VI* dynastie, on reconnaitra que le type est peu différent dans les deux séries. L'étude des carac— tères morphologiques fournis par les représentations humaines, ainsi que de celles obser— vées sur les monuments, conduisent aux mêmes conclusions. Il n’y a donc pas eu une nouvelle race importatrice de la civilisation chez les Egyptiens, et si les habitants autochtones de la Vallée du Nil ont eu à subir des invasions, leur type primitif ne s’en est pas ressenti.

1 Bull. Soc. Anthrop., IV° série, t. VII, p. 652.

? Jbid., IV® série, t. IX, p. 597.

* L'Anthropologie, t. IX, p. 408.

i Hist. anc. des peuples de l'Orient, p. 45.

5 Bull. Soc. Anthrop. de Paris, 1882, p. 341.

5 L'Anthropologie, 1899, p. 342.

7 Soc. khédiviale de Géogr., 1886. L'âge de la pierre en Egypte, sbid., 1897.

Fig. 49.

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