‹ Recherches anthropologiques dans l'Afrique Orientale, ÉgypteChapitre 41 sur 106 · MOYE · texte numérisé non relu

MOYE

THÉBAINS ANONYMES GARDIENS DES GROCODILES SACRES | DE GOURNAN DE MONFALOUT

MESURES

MOYENNE ptolémaïques

g Antéro-post. maximum . . . 180

Transversal maximum. . . 110

Auriculo-bregmatique .

( Longueur-la Indices. ? fjauteur B, longueur.

(Hauteur B, largeur

Diamètres de la tête

Frontal maximum.

tres |

Frontal minimum .

| Diamè

Bipalpébral externe Bipalpébral interne

Indice bipalr

Ophrio-mentonnier Bizygomatique .

Indice facial

É © E = * = si > a É e £ E e à

Diamètres |Diamètres

Longueur

Largeur,

du nez

Diamètres

Largeur de la bouche .

Taille debout

Grande envergure .

En résumé, les Thébains de l’époque ptolémaïque étaient beaucoup moins dolicho—

céphales que ceux de la période précédente, à en juger par les quatorze sujets que j'ai pu étudier. I/indice céphalique moyen de longueur-largeur est de 78,02. Le frontal est moyen avec un indice de 89,81. Le bipalpébral n’est que de 27,08. La face est plus courte que celle des Thébains saïtes : elle présente un indice moyen de 98,43. Leur nez est également court, avec un indice moyen de 57,44. Leur taille moyenne est de 160. Monies de la nécropole d'Antinoë. — Je n’ai pu étudier que quinze momies pro— venant de cette nécropole. M. Gayet en a pourtant exhumé des centaines, mais il n’a sénéralement envoyé en France que leurs vêtements ou celles qui présentaient un intérêt soit archéologique, soit historique. Cette nécropole, dont le plus grand développement date de l’époque gréco-romaine et byzantine, a reçu des inhumations dès les périodes saïte et thébaine; aussi nombre de sépultures présentent-elles des mélanges mcontestables. Ce west ouère que par la forme des tombeaux qu’il est possible de les rapporter à des époques déterminées, quand elles ne sont pas accompagnées de mobiliers funéraires ou d'inscriptions donnant des indications précises sur leur ancienneté et leur identité. Ces

L'EcyPpTe 16

POPULATION

renseignements ont fourni, d'autre part, des

ANCIENNES

jalons précieux sur les différents modes de

momification usités à chaque époque. Parmi ces momies, on en trouve quelques-unes

qui offrent un véritable intérêt aux divers Telles sont celles, entre autres, d’un centurior puis celles d’un anachorète gréco-byzantin et

Centurion romain. — Ce corps (n° 6)

tion grossièrement tracée à l’encre noire. Cell

le titre de centurion et sans doute, le numéro

u désert. Le mode de sépulture est celui qu

gréco-romaine : bandelettes enduites de su spirales et entrecroisées, séparées de distan

était chaussé de bottes en cuir naturel: son

iverses et de ficurines

ypto-erecques. Il

daraonique, présente un indice de longueur] est de 65,53 et celui de hauteur—largeur de de 28,12, car le diamètre interorbitaire n°es ou plutôt large avec un indice de 97,60, car limètres. L'indice nasal est de 70,45, et le La taille est de 1"68 etla grande envergure (

Anonymes romaines. — Cette série se compose de huit femmes (n° ?

11.12et 13), de condition moyenne, car les suaires dontelles sont encore revêtues ra

pellent les costumes des dames romaines. En qui les enveloppaient, lesquelles sont pourvue de ces dames portaient une sorte de mantelet «

Leur tête, souvent encore pourvue de longs c

étaient accumulées des masses énormes de bandelettes, de façon à donner au corps la antérieures.

Ces femmes sont moins dolichocéphales que le éenturion. Leur indice céphaliq

moyen de longueur-largeur est de 77,15: ce

points de vue historique et ethnographique.

1 romain et d’un groupe de dames romaines ; de deux dames grecques.

portait sur son dernier linceul une inseripe—ci donnait son nom, devenu illisible ; puis

de sa légion. Il était enfermé dans un caveau

roit de 2 mètres de profondeur, creusé dans la montagne, à 100 mètres de la lisière

i était le plus usité à Antinoé à l’époque bstance saline et bitumineuse, roulées en ce en distance par des linceuls. Le défunt mobilier funéraire se composait de poteries

porte encore toute sa chevelure et une forte

arbe d’un brun foncé à reflets rougetres. Sa tête, allongée comme celle d’un Egyptien

da

zeur de 76,83. Celui de hauteur-longueur 87,81. Le diamètre bipal .

ébral n’est que tque de 27 millimètres. La face est courte.

le diamètre bizygomatique est de 122 mil à largeur de la bouche de 54 millimètres.

le 1270.

> Ds

as

outre des grandes robes brunes ou rouges

s de longues et larges manches, la plupart vu de châle généralement orné de broderies.

heveux bruns bouclés, était couverte d’une résille en filet, tandis qu’une coiffure haute et le visage, un peu à la facon du Xakochnik « coiffées en tresses retombant sur la poitrine

ronde, en forme de bourrelet, couronnait es femmes russes. Parfois aussi, elles sont

et les épaules. Par dessus les vêtements vieux linge retenues par de nombreuses

orme qu’affectent les momies des époques

ue ui de hauteur-largeur de 66,85, et celui de

hauteur—longueur de 85,82. L'une d’elles, n° tandis que le n° 3 est franchement dolichoct frontal moyen est de 90,

avec un indice moyen de 95,12. Mais on trot

diamètre ophrio-mentonnier de 128 millimètr

et l’indice bipalpé

0, est mésocéphale avec un indice de 80,46, éphale avec un indice de 74.43. L'indice bral de 29,72 seulement. La face est courte ive chez le n° 4 l’indice de 92,18 avec un es. Le nez est court et étroit avee un indice

moyen de 63,04; celui du n° 43 n’est que de 54,16, mais celui du n° 10 est de 79,17.

La largeur moyenne de la bouche, chez ct de 1"56 pour l’ensemble et la grande enverot

+ sujets, est de 51 millimètres. La taille est ie de 159.

Anachorèle gréco-bysantin n° 14. — OÜna désigné ainsi un individu dont la tête est couverte d’une puissante chevelure et d’une longue barbe rousses et bouclées. La figure allongée et très régulière offre une physionomie caractéristique de l’anachorète tel qu’on se le représente en imagination. On ne possède d’ailleurs que la tête de cette momie qui peut aussi bien être celle d’un Copte. La peau est blanche et ne porte aucune trace de préparation au bitume. Tel quel, ce personnage est manifestement doli— chocéphale avec un indice céphalique de longueur-largeur de 72,62. Celui de hauteurlongueur estde 62,57 et celui de hauteur-largeur de 86,15. Son imdice frontal n’atteint que 87,92 et son indice bipalpébral 29,72 seulement. La face est étroite avec un indice

de 94,81 et le nez estlong et étroit avec un Imdice de 50.

Anonyme gréco-byzantin n° 15.— Ce sujet, dont on ne possède également que la

tête, présente les mêmes caractères généraux que l’anachorète. Il est moins dolichocéphale : l'indice céphalique de longueur-largeur est de 76,66, celui de hauteur-longueur de

66,66, et celui de hauteur-largeur de 86,95. L'indice frontal est de 92,73 et lindice bi-

palpébral de 27,08. Sa face est tout aussi allongée que celle de l’anachorète, car son indice

est de 94,02. Son nez, moins long et moins fin, donne l’indice de 56,52.

Anonyme byzantin n° 16.— Comme les deux précédentes, cette momie n’a pas été traitée au bitume. Le corps était encore revêtu d’un suaire rappelant celui du centurion romain, à part les broderies dont les motifs sont franchement byzantins. Ce n’est pas à dire que le défunt n’était pas d’origine sémitique, ainsi que sembleraient indiquer ses indices céphaliques et faciaux. Il estle plus dolichocéphale de toute la série, avec un imdice céphalique de longueur-largeur de 70,78. Son indice de hauteur-longueur est de GI,O et

celui de hauteur-largeur de 90,47. L'indice frontal est de 92,59, et l’indice bipalpébral

de 28,09. La face et le nez sont sensiblement voisins de ceux des précédents. L'indice

facial est de 93,18, et l'indice nasal de 56,66. La taille est de 1"54 et la grande envergure de 1"60.

Leukyôné.— Cette momie, dont le nom a été donné par une inscription peinte, est celle d’une femme grecque de trente à trente-cinqans. Son tombeau, creusé dans la mon— tagne, était précédé d’une chapelle composée d’une chambre et d’un vestibule. Le corps, vêtu d’une tunique et d’une écharpe, se trouvait déposé, sans cercueil, sur le sol, enve—

loppé seulement d’un linceul selon la coutume en usage dans la nécropole gréco-romaine.

Les chaussures, au lieu d’être aux pieds, se trouvaient dans les plis de la jupe, à la hauteur des genoux. Su: la tête, un bonnet en dentelle de laine maintenait ses cheveux,

entourés d’une épaisse couronne de feuillage de cédratier (citrus cedrata). Sur Ja poitrme avait été déposé un bouquet enveloppé de même feuillage et composé de masses globuleuses compactes, d’un rameau et de feuilles de vigne‘. Dans les orbites, des yeux d’or aux prunelles d’émailnoir étaientsertiset, sur le front, un petit disque d’or se trouvait encore collé. Ce sujet est probablement d’origine grecque. Il est possible aussi qu’il appartienne à la race autochtone qui est devenue la race copte, et que le nom de Leukyôné lui ait été donné

par les missionnaires chrétiens de cette époque dont la langue était le grec. M. Gayet pense que cette femme était réellement une dame grecque du temps d’Héliogabale. Son

1 E. Bonnet, Plantes antiques des nécropoles d'Antinoé (Ann. du Musée Guimet, t. XXX, 3" partie.)

très bien conservé, ne parait pas avoir subi dautre préparation qu’une légère

salaison après une dessiccation générale et peut-être une éviscération partielle !.

Les tissus des vêtements de Leukyôné n’ont été imprégnés d’aucune substance bitumimeuse ou résineuse. Elle offre un type excellent des momies blanches, qui diffèrent tellement de celles des périodes précédentes et de celles de l’époque ptolémaïque en

Thébaïde, qui sont toujours plus ou moins noirâtres. Antinoé renferme beaucoup de ces

momies gréco-romaines dites blanches. Aussi toutes celles qui ne présentent pas cet

aspect doivent être rapportées à des époques antérieures, d'autant plus que cette localité a été habitée dès la plus haute antiquité, et qu’on y a découvert des sépultures nombreuses des XIP, X VII et XXVI° dynasties.

Telle qu’elle nous apparait, cette femme semble avoir été fort belle. Les chairs

paraissent encore fermes, ainsi que les seins qui sont à peine déformés. Les cheveux,

bouclés, sont d’un blond ardent; la bouche petite et les dents superbes. Elle est mésaticéphale avec un indice céphalique de longueur-largeur de 78,65 ; celui de hauteur-longueur est de 62,92 et celui de hauteur-largeur de 80. Le front est moyennement large; l'indice frontal est de 94,14. L'indice bipalpébral est de 30,61, avec un diamètre bipalpébral interne de 30 millimètres. La face est courte sans être large cependant ; son indice est de 96,18 avec un diamètre bizygomatique de 128 millimètres. Le nez est court avec un indice de 68,15. La bouche a 55 millimètres. La taille n’atteint que 1"57 et la grande envergure 160.

Le mobilier funéraire de cette Grecque se composait de douze figurines égypto— grecques, d’un petit naos, de deux lampes en verre, d’un vase à fleurs et d’une corbeille renfermant des plantes ; d’un collier phallique composé de quinze têtes de Vénus isiaques, enfin de toute une série d’amulettes égyptiennes : eynocéphale en bronze, figurine du dieu Bès, fleurs de lotus, chat de la déesse Mout, œil mystique et cœur émaillé de vert, collier de pâte de verre rouge, quatre boucles de cornaline, une perle rouge représentant peut être une gouttelette du sang d’Isis et une petite pierre rouge phallique.

Thaïs. — La momie, que quelques archéologues ont eru pouvoir identifier avec le

ersonnase plus où moins historique de ce nom, présente les mêmes caractères extérieurs

que la précédente. Son origine ethnique est tout aussi problématique, sinon plus. Son

ombeau mis au jour par M. Gayet? consistait, en un caveau étroit mesurant 2 mètres de long sur Om80 de largeur, bâti en briques erues et voûté en plein cintre. À la tête, côté

de l’est, une niche extérieure portait une inscription maladroitement tracée en rouge sur

le stue qui en revêtait les parois. Cette inscription a été traduite par ces mots : « [ci repose

a bienheureuse Thaïs, ete., ete. » Aux pieds, du eôté de l’ouest, une croix

ssez erande

était tracée également sur le stuc. À l'intérieur, un cercueil vermoulu et disjoint renfer—

mait un corps vêtu de l’appareil habituel de bandelettes, passées sur le costume même de

a morte. Son mobilier funéraire se compos

ut de corbeilles de jonc tressé, d’un chapelet

de bois et d'ivoire, d’une croix ansée, de palmes et d’une rose de Jéricho. Cette momie, comme celle de Leukyôné, est blanche. Elle montre une femme de quarante à cinquante ! Gayet, Exploration des nécropoles d'Antinoé (loc. cit.).

* Exploration des nécropoles gréco-byzantines d’Antinoé, ete. (Annales du Musée Guimet, t. XXX. 1902-1903).

ans. Ses cheveux bouclés sont gris et sa dentition est médiocre. Si done ce corps est bien celui de Thaïs, la célèbre courtisane alexandrine convertie au christianisme par le mome Serapion, connu également sous le nom de Besarion et de Paphnus, il lui restait peu de ses charmes séducteurs quand elle alla prendre possession de la place qui lui avait été promise dans le séjour des bienheureux.

Thaïs, comme Leukyôné, est mésaticéphale avec un indice céphalique longueur—

largeur de 78,88 ; celui de hauteur-longueur est de 63,33 et celui de hauteur-largeur de 80,28. L'indice frontal est de 83,05 et l'indice bipalpébral de 26 est de 90.60 et l'indice nasal de 59,09. La bouche n’a que 52 millimètres. La taille est

de 1"64.

,31. l’imdice facial

On peut ajouter à cette série un groupe de momies, blanches pour la plupart, récemment découvertes par M. Gayet, et présentant les mêmes caractères morphologiques que les précédentes. Ces momies, parmi lesquelles on remarque celle de la magicienne

grecque Myritis et celle de la patricienne romaine Sabine, puis celles de deux hauts

dignitaires romains, sont revêtues de superbes costumes en soie brodée et sont accom—

pagnées de riches mobiliers funéraires.

in résumé, le groupe gréco—byzantin qui vient d’être décrit est un peu plus dolichocéphale que le groupe romain de la même localité ainsi que ceux de la haute Egypte appartenant à la même période. L'indice bipalpébral moyen diffère peu dans ces divers groupes, mais il n’en est pas de même de l'indice facial. Celui-ci est beaucoup lus élevé dans les groupes de la Thébaïde que dans ceux d’Antinoé, car de 98,43, que lon constate chez les Ptolémaïques de Gournah et de Montfalout cet indice descend à 95,12 chez les dames romaines d’Antinoé et à 93 chez les Gréco-Byzantins de la même nécropole.

Len est autrement pour l'indice nasal moyen, car alors que les Ptolémaïques de la

Thébaïde donnent le chiffre de 57,44, on trouve celui de 58,69 chez les Gréco-Byzantins

d’Antinoé et celui de 63,04 chez les dames romaines. La taille est sensiblement la même

chez ces divers groupes : la movenne ne dépasse pas 160.

MORPHOLOGIE CRANIOLOGIQUE

Les crânes égyptiens anciens de la période ptolémaïque sont ceux dont on possède le plus grand nombre dans les collections. Je n’en ai étudié pourtant que soixante-dix neuf exemplaires choisis dans les importantes séries de Paris et de Lyon. Ceux de la première série font partie de la collection Mariette et proviennent, les uns de Sakkarah (vingt sujets), les autres de Monfalout (quinze sujets). Ceux de la seconde ont été recueillis par moi dans une nécropole populaire de Médinet-el-Gournah (quarante-cinq sujets). La plupart de ces crâmes, de couleur brun plus où moins foncé, ont un aspect eras et sont souvent encore imprégnés de bitume.

Nécropole populaire de Sakkarah. — Les crânes de cette nécropole, que ai

étudiés, appartiennent au nombre de treize à des hommes, et au nombre de sept à des

femmes. [ls sont tous adultes et ne présentent aucune anomalie congénitale où patholo—

gique. Par leur aspect général, ils diffèrent peu de ceux des séries saïtes. Comme chez eux, la courbe antéro-postérieure est plus souvent normale. Le front est rarement déprimé et l’occipital est souvent globuleux et fort. La moyenne du diamètre antéro-postérieur maximum est pour la série entière de 180 millimètres (e 181; 9 178). La moyenne du diamètre transverse maximum est pour l’ensemble de 437 millimètres (o 139 millimètres, 9 138). L'indice céphalique moyen, longueur-larseur, est de 76,11 (4 76,79 ; 2 14,72). La mise en série de cet indice montre que la moyenne de fréquence oscille autour de 76 centimètres. Huit sujets présentent un indice variant de 75 à 77; chez les huit autres sujets ils sont mférieurs à 75, et neuf dépassent ce chiffre.

Le front est moyennement large : le frontal minimum moyen atteint seulement 97 millimètres. L’imdice frontal moyen de l’ensemble est de 85,84. En revanche, les pariétaux sont souvent assez développés; les bosses sont parfois saillantes. Les yeux sont assez rapprochés, car leur écartement est de 23 millimètres en moyenne. L'indice biorbitaire est de 24,47.

La face est plutôt longue que large, avec un diamètre ophrio-mentonnier moyen de 131 millimètres (4 133, 9 128) et un diamètre bizygomatique de 124 millimètres, L’indice facial moyen de l’ensemble est de 94,05 (4 94,73, 9 93,75). Les orbites sont assez larges et régulières. L'indice orbitaire moyen est de 81,21. Le nez, dont l’épine inférieure est souvent forte, et dont les cloisons sont presque toujours intactes, est court ; sa longueur moyenne n’est que de 50 millimètres. L'indice nasal moyen de l’ensemble est de 48. La mise en série de l’indice nasal montre une grande hétérogénéité, dans la forme du nez de ce groupe, puisque les extrêmes sont de 42 et 56. Ce fait, que l’on a déjà constaté dans d’autres groupes, prouve qu'à côté des influences sémitiques, qui ont dù laisser des traces dans le type égyptien de cette époque, se trouvent aussi, d’une façon certaine, des influences d’origine négroïde.

L’occipital est fréquemment globuleux et des os wormiens ne sont pas rares dans cette région, dont les sutures sont généralement fines et compliquées.

Nécropole populaire de Monfalout. — Ta série des crânes provenant de cette nécropole se compose de quatorze sujets, huit hommes et six femmes, tous adultes et exempts de malformations. Les crânes présentent la même physionomie extérieure que ceux de Sakkarah : comme eux, ils sont gras. Leur diamètre moyen antéro-postérieur est de 179 millimètres (o 188; 9 172), et le transverse maximum de 139 (o 140; 9 137). L'indice céphalique moyen, longueur-largeur, est de 77,65 pour l’ensemble (œ 75,50; 2 79,65). Cet mdice qui, pour les hommes, se rapproche de celui de Sakkarah, s’en éloigne pour les femmes et influence, d’une façon notable, la moyenne de l’ensemble. Ce fait est dù à la présence de quelques sujets dont le diamètre antéro-postérieur est si court, par rapport à leur diamètre transverse, qu’ils doivent être rangés parmi les sous-brachycéphales (82,11; 81,27; S1, 17). Au reste, le peu de longueur de ces crânes (165, 168 et 170 millimètres), dù à l’aplatissement marqué de l'écaille occipitale, suffit pour expliquer cette particularité qui disparaitrait, sans doute, si l’on se trouvait en présence d’un groupe plus considérable de sujets. Le front est plus étroit dans cette série que dans celle de Sakkarah. L'indice frontal moyen de l’ensemble est de 89,61 (o 88,17; 9 91,09).

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