JeUNE FILLE BIGHARIEH
é celui de 79 dans la mienne, si Pon ne discute pas
La comparaison seule des indices individuels des sujets étudiés par M. Bordier céphales (73 à 74) appartiennent à la tribu des Allenka
endoah qui sont plus ou moins métissés de Soudanais
1 Les observations de M. le D' Bordier, les plus complètes que l’on possède des Bedjah venus en Europe, sont restées inédites, et c'est grâce à la communication obligeante qu’il a bien voulu me faire de ces notes que
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ABABDEH
ETHNOGÉNIE ET ETHNOGRAPHIE
La famille des Ababdeh, qui a jadis vaincu les Bicharieh, a vu grandir encore son importance depuis que le gouvernement lui a accordé sa protection, dans le but bien défini de réduire à l’impuissance les Bicharieh, dont lindépendance mdomptable était gênante. Ils vivent au nombre de 40.000 environ, disséminés soit en Nubie, soit dans le désert entre le Nil au sud de Keneh et la mer Rouge près de Kosséir, où ils cèdent la place aux Bédouins Ma’azeh.
Les Ababdeh diffèrent des Bicharieh, tant sous le rapport du type que sous celui des usages. Installés assez souvent dans des villages occupés jadis par ces derniers, ils sont devenus sédentaires. Par suite de leurs alliances avec des femmes barabra et surtout soudanaises, leur type a perdu une partie de son caractère bedjah. Grâce à leur vie plus calme au contact des Egyptiens, leur teint s’est éclairei; ils ont abandonné l’usage de la longue et typique chevelure. Ils ont pris généralement le costume des gens de la vallée du Nil, à l'exemple de leur grand cheikh Bechir-bey qui possède d’im— menses propriétés dans les régions de Keneh et d’Edfou. Comme les autres Bedjah, les Ababdeh possèdent surtout des chameaux. Leurs armes sont aussi les mêmes que celles des Bicharieh. Les principales tribus sont celles des Achabab, des Fougara, des Hou— boudie, des Aouater, des Melekah, des Kavoadi, etc.
MORPHOLOGIE ANTHROPOMÉTRIQUE
Durant mes divers séjours dans la haute Egypte, j'ai mesuré, soit à Assouan, soit à Louqsor, quatre-vingt-un Ababdeh de la tribu des Hachabab, tous du sexe masculin et adultes.
Les cheveux et les yeuæ. — Les cheveux, généralement rasés ainsi que la barbe, sont brun foncé ou noir. Les yeux, de couleur également brune, sont le plus souvent noir et quelquefois marron foncé.
Ils sont presque toujours surmontés de sourcils épais et bruns. Leur écartement est plus grand que chez les Bicharieh et chez les Bédouins. L'indice bipalpébral est de 31,95 pour l’ensemble. La moyenne du diamètre bipalpébral externe est de 94 millimètres dans les deux groupes d’Assouan etde Louqsor. Il en est de même pour le diamètre bipalpébral interne, qui est de 31 millimètres.
La mise en série ci-jointe montre que si, sur un certain nombre de sujets, trente nt ce chiffre, voisin
présentent des indices inférieurs à 32, 11 s’en trouve vingt-six dépas
de la moyenne.
Mise en série de l'indice bipalpébral des Ababdeh.
INDICES DE LOUQSOR D'ASSOUAN TOTAUX INDICES DE LOUQSOR D'ASSOUAN TOTAUX (63 o’) (48 &) (63 d) (18 o”) = s Report . . 43 27 3 1 n 33 6 5 11 28 8 » 8 34 7 3 10 29 4 1 5 35 n » n 3 fi dl 8 36 4 d 5 31 9 il 10 37 3 il 4 32 5 3 8 38 3 1 4 A reporter . . 43 HOTAL EC SL Le nez, la face, les oreilles et lu bouche. — Le nez est plus large chez les Abahbdeh
que chez les Bicharieh. Son indice est de 82,22. La mise en série de cet indice indique une mésorhinie qui, chez quarante-neuf sujets, touche à la platyrhinie. Mais trente-trois sont vraiment mésorhiniens. La moyenne de hauteur ou longueur du nez est de 44 millimètres, et celle de largeur est de 36 millimètres.
La face est plutôt large qu’étroite. Son indice moyen ophrio-mentonnier est de ont la face
103,15. La mise en série ci-dessous fait voir que quarante-trois suje courte, avec des indices supérieurs à 103; tandis que chez dix-huit sujets cet indice est inférieur à 100.
Mise en série de l’indice facial Mise en série de l'indice nasal des Ababdeh des Ababdeh = - | £ ———— INDICE ABABDÉH ABABDEH | INDICE ABABDEH ABABDEH SOR D'ASSOUAN TOTAUX NASAL D'ASSOUAN TOTAUX ) (18 ©) (18 o)
93 n » ï | 66 2 3 95 71 2 9 68 » 1 98 1 2 3 70 d 3 99 1 1 2 74 sl 2 100 4 1 5 | 75 2 8 101 7 1 8 | 76 » 5 102 1 » L | 77 1 3 103 5 1 6 | 78 » Al 4 104 1 2 a | 79 6 1 7 105 5 2 ÿ 80 3 2 5 106 6 il 7 2 6 5 11 107 6 1 7 83 5 » 5 108 5 3 8 84 3 1 4 109 1 d 2 85 4 » 4 110 2 » 2 86 4 » 4 ait 3 » 3 90 6 » 6 112 » » » 94 2 » 2 113 2 » 2 92 3 » 3 114 ! » 1 94 5 1 6
La moyenne du diamètre bizygomatique est de 134 millimètres pour l’ensemble (132 millimètres pour soixante-trois & de Lougsor et 121 millimètres pour dix-huit œ
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Fig. 141. — ABABDEH D'ASSOUAN,
d’Assouan). La moyenne du diamètre ophrio-mentonnier est de 121 millimètres pour
l’ensemble.
La taille et la grande envergure. — Ta taille est généralement plus élevée chez
les Ababdeh que chez les Bicharieh. La moyenne est de 1"66. La mise en série
de
cette mesure montre que trente individus ont une taille supérieure à 170 et que vingt-
us de 4"64.
La grande envergure présente, à peu de chose près, les mêmes particularités «
deux restent en dess
la taille. La moyenne en est de 174. Si l’on compare cette mesure à celle de la tail on verra qu’elle est presque toujours supérieure à celle-ci comme le montre la mise série CI-dessous.
La têle et ses dimensions. — Les Ababdeh sont plus dolichocéphales que Bicharieh. La moyenne du diamètre antéro-postérieur est de 189 millimètres pour deux groupes ; ceux-ci ne diffèrent que de deux unités. La moyenne du diamè transverse est de 141 millimètres, et celle du diamètre auriculo-bregmatique est 121 millimètres. L'indice céphalique moyen de hauteur-longueur est de 64,02. Ce de hauteur-largeur de 85,80 et celui de longueur-largeur de 74,60.
Mise en série de la taille debout Mise en série de la grande envergure des Ababdeh | des Ababdeh TAILLE ABABDEH ABABDEH ABABDEH RTS DEBOUT DE LOUQSOR D'ASSOUAN TOTAUX ENVERGURE DE LOUQSOR D'ASSOUAN TOTAUX (63 ©) 18 o) | (63 ©) (18 o’) 156 3 » 3 162 3 1 4 157 2 » 2 164 3 » 3 158 6) » 6) 165 2 il 3 159 » 1 1 | 166 2 2 4 160 3 1 4 || 167 4 4 61 î 1 2 || 169 1 » 1 62 1 2 3 AL 4 3 # 163 4 » 4 de 5 » 5 16% / ) % 173 1 2 3 165 6 2 $ 174 2 F2 4 66 3 1 4 175 6 » ô 167 » 2 2 176 8 2 10 168 6 1 7 177 1 À 2 69 4 » 4 178 4 » 4 170 8 » 8 | 179 3 » 3 171 4 2 6 | 180 à » 4 73 ë 1 3 | 181 2 1 3 174 2 1 3 | 182 1 2 3 175 5 » 5 | 183 » d À 176 1 2 3 | 184 3 » 3 177 » 1 il 186 3 ) 3 184 il » 1 190 di » al 81 81
Les indices céphaliques des Ababdeh forment deux groupes distincts : l’un,
plus considérable (trente-sept sujets), ne présente que des indices inférieurs à 7
ue
en
tandis que autre (vingt-six) sujets) est composé d’indices dépassant tous celui de 7
le 6,
Te
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Le premier est plus particulièrement composé de gens de Lougsor, tandis que dans l’autre ce sont les gens d’Assouan qui domment.
La mise en série ci-dessous montre, d'autre part, qu’un seul sujet est brachycé— phale, cinquante-six sont dolichocéphales et douze mésaticéphales.
La courbe antéro-postérieure est régulière et la voûte est généralement surélevée,
l'indice transverso-vertical (auriculo-bregmatique) des cinq autres sujets est de 85,5. Cet indice se groupe à peu près de la même manière que celui de longueur et largeur. Il peut déterminer deux séries : l’une se compose de trente-deux sujets avec
l'indice 83,50 et l’autre de dix-huit sujets avec celui de 86,01.
Mise en série de l'indice céphalique des Ababdeh.
Pare D'ASSOUAN DE LOUQSOR TOTAUX CÉPHALIQUE D'ASSOUAN DE LOCQSOR TOTAUX 48 ©” 63 © 18 g 63 ©”
[REDON TR ET 67 » 1 1 76 1 fi 8 68 » 3 3 77 4 9 13 69 » 1 1 78 2 6 8 70 3 3 6 79 » » »
pal » 3 3 80 Al » 1 72 1 ri 8 81 » 2 2 73 2 13 15 82 » il 74 3 3 a 86 il 1 75 » 4 3 = = OTATe St A reporter. . 47 ES
De l'étude morphologique de ces quatre-vingt-un Ababdel il ressort’qu'ils forment, ainsi que les Bicharieh, mais à un plus haut degré, deux groupes distincts : l’un est franchement éthiopien, l’autre est métissé de nègre.
Bien que l’on ait voulu confondre en une seule et même race les familles Ababdeh et Bicharieh, l'étude de leurs caractères mor— phologiques, aussi bien que celle de leurs caractères ethnographiques, montre qu’elles forment deux familles bien différentes.
Par les chiffres que j’ai donnés plus haut, on a pu constater que les Bicharieh sont moins dolichocéphales et moins hypsicéphales que les Ababdeh. Chez les premiers, on remarque aussi une mésorhinie plus élevée, surtout chez la tribu des Hamrah. La fréquence des cheveux laineux et des lèvres lippues, associée à ce dernier caractère, semble prouver qu’une partie de cette popu— lation a des tendances à se mêler plus avec les Soudanais — et les Barabra eux-mêmes fortement métissés de nègres — qu'avec les Arabes avec lesquels on a proposé de les ranger. Cette étude montre enfin que ces deux familles doivent être divisées chacune en deux groupes différents. L'un présente les caractères vrai
ment éthiopiens, tels que M. Verneau les a récemment définis;
l’autre, sans doute métissé de Soudanais, est plutôt négroïde.
L'Ecyrre. 32