‹ Recherches anthropologiques dans le Caucase; (volume 2)Chapitre 44 sur 61 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L’ethnologie du Caucase n’avait été étudiée jusqu'à ces dernières années qu’au

point de vue linguistique et ethnographique. Les philologues mor I 8 £ Ê

l'impossibilité de réunir en une seule famille homogène les

ernes reconnaissant

idiomes des divers

peuples caucasiens, et ne parvenant pas à les rattacher pour la plupart à l’un Ï , Pluf

des trois principaux groupes linguistiques qui les entouren groupe caucasien auquel on est convenu de donner la même qu’à ceux qui ont reçu les noms de sémitique, d’aryen et de tou

pés d’après leurs affinités linguistiques, les peuples des régions

, ont constitué un valeur taxinomique

‘anien. Ainsi grou-

>onto-caspiennes le

sont-ils également, d’une façon exacte, au point de vue morphologique et ethnogra-

phique? Telle était l’une des questions les plus importantes que je d’éclaircir en abordant l’étude des peuples du Caucase.

Les observations anthropométriques opérées sur un certain

devais me proposer

nombre de familles

caucasiennes ont montré chez celles-ci la plus grande hétérogénéité dans leurs types. 8 2 î

ainsi que des caractères qui leur assignent des origines fort multiples dont l’histoire

et la légende même sont venues corroborer l’existence.

Pris isolément, les divers caractères anthropologiques que l’on a pu relever sur

quelques-unes de ces populations ne permettent pas de groupements rationnel.

Cauc. IV

Ce n’est qu’en associant les résultats de toutes les méthodes d'investigation dont Li £

on dispose, et en insistant notamment, plus qu’on ne l’a fait jusqu’à présent, sur

l’étude com

caractérisent ce que l’on doit ap

d’esquisser un tableau ethnologique du Caucase.

Cest en partant de ce princi

populations caucasiennes en un

ques points Ces modifications, dont l'importance est, assurément, toute relative, sont dues, en partie, aux résultats des recherches anthropométriques, et surtout à la multiplier

des observations typologiques et sociologiques nouvellement introduites dans l’étude

des races

Au point de vue ethnogénique, les restes des peuples anciens au Caucase on

apporté q

humaines.

uelques faits du plus ha

de ceux créés par les philologues .

parative des us et coutumes ainsi que sur l’observation des traits qui

peler la physionomie d’une race qu'il est possib

pe que j'ai cru pouvoir réunir provisoirement les

certain nombre de groupes qui diffèrent sur quel-

ut intérêt, mais encore peu concluants, on doit le

reconnaître. Les rares débris humains exhumés des tombeaux antiques ont montré

que dès les temps protohistorique

On a pu constater pourtant que

céphale, permis « euphratic

des prem

et ces caractères, join e rechercher du côté « ues où mésopotamienn

ières, sont venues se

s, les races étaient déjà très mêlées dans ces régions. e type était alors plutôt dolichocéphale que brachys à des considérations d’ordre archéologique, ont

es montagnes du sud de la Perse et des contrées Le]

es l’origine où du moins l'habitat des familles qui,

ixer dans les vallées de l’Osséthie et de la Digorie.

Les caractères morphologiques des populations protohistoriques ont persisté dans

le nord e

cette époc

encore,

que on remarque peu à

s’opérer

le sud du Caucase jusqu’au v° ou 1° siècle avant notre ère. Mais à partir de

eu l'influence d’un peuple brachycéphale. Plus tard

e type est influencé par des immigrations nouvelles qui ont continué à

antôt par le nord, tantôt par le sud ou même par l’ouest.

La mise en série des indices céphaliques moyens des crânes découverts dans

les nécropoles du Caucase montre la marche ascendante de la dolichocéphalie vers

la brachycéphalie depuis les temps protohistoriques jusquà l’époque actuelle.

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