CONCLUSION
L’ethnologie du Caucase n’avait été étudiée jusqu'à ces dernières années qu’au
point de vue linguistique et ethnographique. Les philologues mor I 8 £ Ê
l'impossibilité de réunir en une seule famille homogène les
ernes reconnaissant
idiomes des divers
peuples caucasiens, et ne parvenant pas à les rattacher pour la plupart à l’un Ï , Pluf
des trois principaux groupes linguistiques qui les entouren groupe caucasien auquel on est convenu de donner la même qu’à ceux qui ont reçu les noms de sémitique, d’aryen et de tou
pés d’après leurs affinités linguistiques, les peuples des régions
, ont constitué un valeur taxinomique
‘anien. Ainsi grou-
>onto-caspiennes le
sont-ils également, d’une façon exacte, au point de vue morphologique et ethnogra-
phique? Telle était l’une des questions les plus importantes que je d’éclaircir en abordant l’étude des peuples du Caucase.
Les observations anthropométriques opérées sur un certain
devais me proposer
nombre de familles
caucasiennes ont montré chez celles-ci la plus grande hétérogénéité dans leurs types. 8 2 î
ainsi que des caractères qui leur assignent des origines fort multiples dont l’histoire
et la légende même sont venues corroborer l’existence.
Pris isolément, les divers caractères anthropologiques que l’on a pu relever sur
quelques-unes de ces populations ne permettent pas de groupements rationnel.
Cauc. IV
Ce n’est qu’en associant les résultats de toutes les méthodes d'investigation dont Li £
on dispose, et en insistant notamment, plus qu’on ne l’a fait jusqu’à présent, sur
l’étude com
caractérisent ce que l’on doit ap
d’esquisser un tableau ethnologique du Caucase.
Cest en partant de ce princi
populations caucasiennes en un
ques points Ces modifications, dont l'importance est, assurément, toute relative, sont dues, en partie, aux résultats des recherches anthropométriques, et surtout à la multiplier
des observations typologiques et sociologiques nouvellement introduites dans l’étude
des races
Au point de vue ethnogénique, les restes des peuples anciens au Caucase on
apporté q
humaines.
uelques faits du plus ha
de ceux créés par les philologues .
parative des us et coutumes ainsi que sur l’observation des traits qui
peler la physionomie d’une race qu'il est possib
pe que j'ai cru pouvoir réunir provisoirement les
certain nombre de groupes qui diffèrent sur quel-
ut intérêt, mais encore peu concluants, on doit le
reconnaître. Les rares débris humains exhumés des tombeaux antiques ont montré
que dès les temps protohistorique
On a pu constater pourtant que
céphale, permis « euphratic
des prem
et ces caractères, join e rechercher du côté « ues où mésopotamienn
ières, sont venues se
s, les races étaient déjà très mêlées dans ces régions. e type était alors plutôt dolichocéphale que brachys à des considérations d’ordre archéologique, ont
es montagnes du sud de la Perse et des contrées Le]
es l’origine où du moins l'habitat des familles qui,
ixer dans les vallées de l’Osséthie et de la Digorie.
Les caractères morphologiques des populations protohistoriques ont persisté dans
le nord e
cette époc
encore,
que on remarque peu à
s’opérer
le sud du Caucase jusqu’au v° ou 1° siècle avant notre ère. Mais à partir de
eu l'influence d’un peuple brachycéphale. Plus tard
e type est influencé par des immigrations nouvelles qui ont continué à
antôt par le nord, tantôt par le sud ou même par l’ouest.
La mise en série des indices céphaliques moyens des crânes découverts dans
les nécropoles du Caucase montre la marche ascendante de la dolichocéphalie vers
la brachycéphalie depuis les temps protohistoriques jusquà l’époque actuelle.