‹ Recherches anthropologiques dans le Caucase;Chapitre 14 sur 42 · XXXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXVI PRÉFACE

M. le D' G. Radde, n’a permis de visiter librement le musée caucasien de Tiflis où il a su grouper une série de collections dont l'étude est indispensable à quiconque veut avoir une idée du pays, de sa faune et de ses populations.

La cordiale hospitalité de M. le commandant Camsaragan, consul de Russie à Van, sera longtemps présente à ma mémoire. C’est grâce à la haute influence de ce savant officier que j'ai pu traverser sans aucun accident les vallées sauvages qui séparent Van du massif de l’Ararat et visiter certaines tribus kurdes, des plus redoutées et qui passent pour inabordables aux Européens.

M. Seidlitz, dont les belles publications m'ont été d’un grand secours, n’a pas cessé de m'aider de ses vastes connaissances ethnologiques.

M. Felitzine s’est

ment communiqué sa magnifique carte archéologique, encore inédite, du district

empressé de répondre à mon appel et m'a très obligeam-

d'Ekaterinodar, ainsi qu’une série de très intéressantes photographies de dolmens.

Ma gratitude est également acquise aux artistes qui m'ont prêté le concours

de leur talent et se sont attachés à mes recherches. J'ai eu le reoret de perdre deux d’entre eux, MM. Blériot et Brossette, à qui je dois une partie des planches de mon deuxième volume. MM. Lunel et Gauthier continuent honorablement l’œuvre commencée, à laquelle M. Pilloy a bien voulu s'associer.

Je dois enfin à mon ami Adrien de Mortillet la plupart des vignettes intercalées

dans cet ouvrage. Il m’a accompagné dans un récent voyage à travers l'Italie,

l'Autriche et la Russie, dont je voulais visiter les collections. Grâce à lui, j’ai pu rapporter un grand nombre de croquis, très utiles pour l'étude comparée des: civilisations dont les nécropoles du Caucase nous ont conservé les trésors.

Je n’oublierai pas non plus M. Louis Petit, mon jeune et zélé collaborateur,

dont l'activité intelligente ne s’est jamais ralentie. L’exactitude rigoureuse qu'il a toujours apportée dans l'exécution de mes cartes et de mes calculs anthropo-

métriques sont au-dessus de tous éloges.

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Depuis la conquête définitive du Caucase par la Russi

, on a étendu son nom

à toute la région comprise entre la mer Noire, la mer d’Azof, la Jega, les lacs

Manitch, la mer Caspienne, l’Araxe, l’Ararat, et cette ligne conventionnelle qui, tracée arbitrairement à travers l'Arménie et le Lazistan, sépare aujourd’hui les possessions russes de la Turquie asiatique.

Géographiquement, on peut diviser cette contrée en trois zones bien distinctes :

L'une, au nord, basse et entrecoupée de steppes, forme la Ciscaucasie, terre européenne en quelque sorte, qui ne fait guère pressentir la puissante barrière qui la termine au sud.

Au delà de cette limite, une région bien asiatique, faite de vallées et de plateaux, la Transcaucasie.

Entre les deux, une chaine aux pics en dents de scie, à cols élevés, presque

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