ANN
D. m. s. Hâve ? vixit ann(is) LXX. Fecerunt fili{i).
A 600 mètres environ au sud des ruines, sur la pente d'un mamelon. Caisson. Haut. o°',54, larg. o'n,45, long. om,8i. Haut, lettres om,o35. — Nette.
Buste.
D M S * IVLIASILEN V
IXITANISLXV FECRVNTE • S {sic)
Ibid. Haut. 0^,^'i, larg. om.Sy, long. om,89. Haut, lettres o%o35.
D M s IVLIVS RO GATVS VI XIT ANOS
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. S25. Petite église de l'ouest, à Kherbet-bou-Addoufen^(leslettres AAA
désignent des barrières en pierre, s'élevant sans doute ù hauteur d'appui, et disposées entre les piliers les plus voisins delà triple abside).
Fig. ab. Basilique, au nord-est des ruines. Comme elle est mal conservée, je nai indiqué que les parties visibles. Elle est remplie de décombres et de murs arabes. Il y aurait en moyenne o°»,8o de terre à enlever pour atteindre le sol antique.
A, A. Demi -colonnes, debout. Il n'est pas sûr
Fig. 31.
Fig. 34.
-I qu'elles soient à leur place
primitive.
B. Chœur.
C, C, C, C, C. Restes de la fermeture du chœur. Ce sont des plaques de pierre, épaisses de o™,i3.
D. Pilier de la fermeture du chœur.
E. Base d'une demi-colonne, terminant du côté de l'abside la colonnade de gauche de la nef. La demi-colonne, haute de a^jiS, gît auprès.
F. Abside. Elle est élevée d'un mètre environ au-dessus de la nef.
lÉ'K-a v^K^/oim . mzM'^^^ e^
/Aèins
Fig. 35.
G. Partie visible d'une des marches d'un escalier qui conduisait à
l'abside. Je ne saurais dire s'il y avait un seul escalier, s'étendant sur
toute la largeur de l'abside, ou bien deux, un à chaque extrémité. H, H. rebord en pierre, large de o™,o8, haut (du cAté de l'abside)
de o™,o4, limitant le devant de l'abside.
Fig. 27. Base d'une des colonnes de la nef.
Fig. 2S. Chapiteau dune de ces colonnes. Ou en voit plusieurs autres semblables. — Les colonnes, dont la longueur varie de a™,o5 à 2™, 16, présentent en haut une baguette et un listel, en bas une simple bande.
Fig. 29. Pierre taillée présentant sur le devant le monogramme du Christ. C'est peut-être une sorte de coussinet placé au-dessus d'un chapiteau'.
Fig, 3o. Pierre analogue avec les lettres XP.
Fig. 3i. Demi-colonne, avec sa base. 11 y a sept demi-colonnes semblables qui gisent derrière le mur de l'abside. Toutes les bases n'ont pas les mêmes moulures que celle qui est reproduite ici; quelques-unes ne présentent que trois bandes superposées, à profil incliné. — Ces demicolonnes devaient être placées sur le mur même de l'abside. Elles supportaient une corniche en pierre (haut. o™,2-, larg. c^.oS), courbe comme le mur lui-même et dont les moulures consistent simplement en un filet et une large bande.
Fig. 32, 33, 34. Chapiteaux appartenant à cette colonnade du mur de l'abside (j'ai vu deux exemplaires de la fig. 34).
Fig. 3.Ô. .\utre basilique de Kherbet-hou-Addoufen. Elle est aussi encombrée par des murs arabes que je n'ai pas représentés sur le plan. Il n'y a pas plus de o™,6o de terre.
A. Grande porte.
P., C. Portes des bas-côtés. Les montants présentent des mortaises. Cf. plus loin, fig. 43.
D. Chœur.
E. Abside.
F. G. Salles flanquant l'abside. Celle de gauche a entièrement disparu mais un dos de terrain à cet endroit montre qu'elle a existé. — E, F et G sont plus élevées que le reste de l'église.
H. Base de demi-colonne (haut. i™,io, larg. o™,49;
tore, filet, scotie filet, tore; socle haut de o™,85).
Fig. 36. Chapiteau d'une des colonnes de la nef. On
en voit deux ainsi. Les fûts avaient au moins 2 mètres
de haut. Les bases, à socle élevé, présentent les moulures ordinaires
(tore, filet, scotie, filet, tore).
Fig. 37. Plan du chœur, avec les plaques et les petits piliers de pierre qui en formaient la fermeture.
1. Cf. H. tloltzinger, Die altchristliche Architektur in fystematischer Darstellvng,
•lr,s
Fig.
Fig. 38. Coussinet (? ; cf. plus haut, flg. 2g-3o), avec le monogramme du Christ.
i25aj3^
Fig. 37.
■-sSSi
Fig. 39. Coussinet (?) ; la partie supérieure présente une grande encoche, pour recevoir l'extrémité d'une poutre. — On en voit une dizaine ainsi.
Fi". 38.
Fig. 40.
Fig. 4"- Coupe d'un morceau de corniche recourbée ; il se trouve derrière l'abside. A côté, j'ai remarqué plusieurs fragments de petites demi-colonnes, qui devaient, comme cette corniche, faire partie de la décoration du mur de l'abside (cf. les observations faites plus haut, fig. 31-34).
Henchir-el-Cheraf, à f> kilomètres au sud-est de Kherbet-bou-Ad. doufen (n° 70 sur la carte). Quelques pressoirs. — A 3 kilomètres de là (même direction), petite ruine sans intérêt. Pressoirs.
Henchb'-Tassa (ou Kherbet-Mourad ; n» 71 sur la carte). Ruine d'une étendue médiocre. Pressoirs.
La carte de Peiilinger indique une route qui, parlant de Diana, aboutit à Zarai, en passant par :
Ad Dianam
XV (22 kilomètres et denri).
Ad Centenarium
X (un peu moins de i5 kilom.) Suaddurusi praesidium
XII (un peu moins de 18 kilom.) Zaras (en tout, 87 milles ou 55 kil.).
Cette voie est rejointe vers Ad Centenarium par une autre voie venant de Lamasba et mesurant 10 milles jusqu'au point de jonction, à partir duquel les deux voies n'en font plus qu'une.
Voici d'autre part les résultats que donne l'étude du terrain :
1° Route directe de Zana à Zraïa (étudiée ici, chapitre lu, § 2) : de Zana à Kherbet-Tamarit, i5 kilomètres environ; de Kherbet- Tamarit à Henchir-Tifelouin, 12 à i3; d'Henchir-Tifelouin à Zraïa, une douzaine. La dislance totale est de 40 kilomètres environ. Aucune de ces distances ne concorde avec celles qu'indique la carte de Peutinger.
2° Roule passant au sud du Cholt-el-Beida (étudiée ici, chap. lU, § 3) : de Zana à Henchir-Tassa, 20 kilomètres environ; d'Henchir- Tassa à Kherbet-bou-Addoufen , une dizaine ; de Kherbet-bou- Addoufen à l'Henchir de la Mechta-Si-Salah, 8 à 9 ; de là à Zraïa, une quinzaine, en tenant compte des détours que devait faire la route pour longer les monts des Ouled-Sellem. En tout, 54 kilomètres environ'. Je suis disposé, comme le colonel Carbuccia*, à croire que c'est cette route qui est marquée sur la carte de Peutinger. La route qui la rejoint vers Ad Centenarium ne serait autre que celle qui, partant de Merouana, se dirige au nord et passe à Henchir-el-Hassi (voir plus haut, p. no, m, 157); le chiffre de lO milles indiqué pour cette route n'est du reste pas exact : il faut en compter une douzaine. Ad Centenarium pourrait, comme
1. Ces résultats sont seulement approximatifs; la carte de l'Etat-major est loin d'être bonne pour cette région; d'autre part, je n'ai pas entièrement suivi les deux routes, et, même quand je les ai suivies, il ne m'a pas toujours été facile de calculer les dislances-
2. Cf. Ragot, Recueil de Constantine, t. XVI, 187:î-1874, p. 250; Tissot, GéograpUie de la province romaine d'Afrique, t. Il, p. 483 (l'hypothèse de Tissot qui voudrait faire passer la route par Ksap-Gheddi [lisez Ksar-Bellezma] est inadmissible).
le pensait Carbuccia, être placé à Henchir-Tassa, quoique ce soit une ruine peu importante ; les distances concordent à peu près. Quant à Suaddurusi praesidium, on peut le mettre à l'Henchir de la Mechta-Si-Salah, qui est éloigné d'Henchir-Tassa de i8 à 19 kilomètres et de Zraïa de i5 : ces distances ne concordent, il est vrai, avec celles de la carte que si l'on admet une interversion de ch\ffres {Ad Centmarium—XU — Suaddurusi praesidium — X — Zaras). On doit du reste attacher peu d'importance à ces calculs, la carte de Peutinger, qui en est la base, étant un guide bien peu sur.
IV, — Diana Veteranorum [Ain-Zana).
Je n'ai pas à reprendre ici la description des ruines de cette ville (no 72 sur la carte), bien explorées par Léon Renier* et d'ailleurs fort connues. Je me contente de publier les inscriptions inédites que j'y ai copiées et dont quelques-unes ont été dégagées par moi.
Dans la construction byzantine dans laquelle est engagé l'arc de Macrin et de Diaduménien, entre cet arc et l'arc de triomphe à une porte. Haut. i^jOa, larg. on>,62, épaiss. 010,57. Haut, lettres : o™,o7 pour les deux premières lignes, oin,o55 pour les suivantes.
FA VSTINAE AVGVSTAE
IMP • M • AVREL A ^f O N I N I • A^ G P . P • D E D I C D-FONTEIO FRONTIN I A N O LEG- AVG- PR • PR COS • DES • PATRONO M V N I C I P I I D . D • P • P
Mélangea d'^pigraphic, p. t8o sfj. et planchi". Les deux principaux arcs de
L'inscription est de 162. Les dimensions de la base, ainsi que le texte, prouvent quelle faisait partie du même ensemble que le n° 4589 du Corpus. Sur le légat D. Fonteius Frontinianus, voir Fallu de Lessert, Recueil de Constantinc, t. XXV, 1888, p. 77 sq. et 242; Liebenam, Forschungen zur Verwaltungsgeschichte des rômischen Kaiserreichs, tome 1", p. 3io ; Toutain, Mélanges de VÉcole française de Rome, t. XI, 1891, p. 426.
Dans le fortin byzantin, contre Tare de triomphe de Macrin et de Diaduménien. Haut, de ce qui reste o"'.92, larg. o",55. Haut, lettres 0™,o6.
CONCORDIAE
I M P E R A T O R V .\[ Q.A"^^lDrVS-Q.-FIL • F.'^/STVS • AEDIL •
iiviRv- iiviRvavk
P^^IF • OBIMMV/
yWipmm. 5"? E W
S 1 A T G ^^Ai F R O M I S'im
Concordiae Imper atorum. Q{uintus) A[uf]idius, Q{uinti) filÇius), Faustus, aedil{is], duumviru, duumviru quin{quennalis), p[ont]if{ex), 06 immum[it]a[tem] et s[t]at{uam) q[u]a[m ]promis(ît)
Cette immunitas dont parle l'inscription est peut-être celle des munera publica dont les pontifes jouissaient dans les municipes (voir à ce sujet Mommsen, Ephemeris epigraphica, t. III, p. 100loi). On connaît un M. Aufidius Faustus, centurion de la III^ Augusta à Lambèse'; le Q. Aufidius Faustus de notre inscription était probablement de la même famille.
triomphe sont reproduits dans la Revue de l'Afrique française, t. IV, 1886, pi. VI et VII. — La bibliojn-aphie est donnée dans Tissot;]-Reinach), t. II, p. 484, n. 2 et 817. Ajouter : Douniergue, Recueil de Constantine, t. XXV, 1888, p. 404; ÂudoIIent et Letaille, Mélanges de l'École de Rome, t. X, 1890, p. 537.
1. Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques, 1887, p. 64, n° 61.
Pour les mois Concordiae Imperatorum, cf. C /. L., 83oo el 83oi. Il s'agit de Marc-Aurèle et de Liicius Vérus.
Les n°' 197, 198, 199, 201, 2o3, 2o5 gisent à terre devant l'arc de Macrin : on a probablement trouvé ces inscriptions lors des travaux faits pour dégager les abords des deux arcs ; elles sont, à ma connaissance, restées inédites.
Fragments appartenant aux mêmes inscriptions que les nos 4591 et 4592 du Corpus. Ces deux inscriptions, rédigées à peu près de même, étaient placées probablement sur chacune des deux faces d'un monument important (l'arc de triomphe à une seule porte qui est encore debout' ?). Haut, cm, 83. Haut. lettres om,io.
i97« ]et
Ce fragment se raccorde avec le fragment e du n" 4591 du Corpus et termine l'inscription à droite. Les puissances tribuniciennes n'y étaient pas indiquées après les consulats, mais probablement avant les acclamations impériales, selon l'usage.
Deux fragments se raccordant. Long. i'",48.
DTESTXYlim.
IIICOSIIDIVIPIIFIl
VAEABNEPOTIBVÎ
jO mvnisspI d(
Ces deux fragments n'appartiennent pas à la même inscription que le fragment e du n» 4591 du Corpus et le fragment précédent, mais ils se rattachent très probablement au n» 4592 du Corpus. On doit le restituer ainsi :
[Iinp{eratori Ca]es{ari) M{arco} Aw'[elio Antonino Aug{u^to), Arme-