‹ Recherches archéologiques sur les îles Ioniennes (volume 3)Chapitre 106 sur 136 · IV. — CÉRIGO · texte numérisé non relu

IV. — CÉRIGO

et a un très grand caractère. L'endroit se nomme Palseokhora. L'ancien nom du village était xwfjLr) tou *Ay(ou AyjfXTQTpfou ; il fut bâti, dit-on , par des Grecs de Constantinople , après la prise de cette ville par les Turcs; en 1536, des pirates turcs descendirent à Cérigo, et emmenèrent tous les habitants du village comme esclaves (voyez Stai, 1. 1., p. 53 et suiv.). Les murs des maisons sont encore debout; le rez-de-chaussée de chacune d'elles formait une petite chapelle , aux murs décorés de peintures.

Il est à peine utile de remarquer que, si dans l'antiquité Cythère était l'île d'Aphrodite, ce n'était point à cause du charme du pays ; il n'y a pas lieu de se demander ce que sont devenus les bosquets fleuris de Vénus. Cythère fut de bonne heure un comptoir des Phéniciens, qui venaient y pêcher la pourpre (1) ; les Phéniciens y apportèrent le culte d'Asfcarté , que les Grecs identifièrent avec Aphrodite.

L'île de Cérigo est intéressante pour un géologue à cause du grand nombre de pétrifications qu'on y trouve. Il faut citer particulièrement un endroit nommé xi x((xxaXa , situé sur la cote S. , à l'E. de Kapsali, entre l'endroit appelé Khalkos et le cap Kapella. Il y a là une colline dont la roche est entièrement remplie d'os fossiles pétrifiés.

Sur la côte à l'O. de Mylopotamo , on peut visiter la grotte de Sainte-Sophie , une immense caverne à stalactites, qui forme une foule de chambres communiquant entre elles et où il serait assez difficile de se retrouver sans guide.

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