‹ Recherches bibliques (volume 2)Chapitre 109 sur 140 · C'est la traduction la plus approximative de einsetzen · texte numérisé non relu

C'est la traduction la plus approximative de einsetzen

rismes ^q^^ y^rt^ nnn nNiH' n^iû pnîfn^

semble incohérent, prononcé par des tiers, est att cheveu un distique d'une nature différente et r bouche de Yahwé ! Cette singulière exégèse repose le marché sur la base que la plus grande partie d( tion se rapporte au sort du Serviteur après sa g base dont la fallacité a déjà été reconnue par Dill

Verset 12. La leçon reçue, p'^nN» ^^"^ ^^^^^^ d'après les Massorètes, c'est Yj^hwé qui parle. C résumé succinct du sujet général de la description Je pense toutefois que l'intervention d'une parole Yahwé nuit plutôt à la force de la conclusion. Qu< serve un splendide avenir à son Serviteur si éproi de soi ; l'important est que les anciens bourreau: cente victime reconnaissent d*une manière solen glorification est la récompense méritée de ses hui de son sacrifice sublime. En acceptant des Sept mot y.hipovoiJ.ii(jei^ qui suppose la leçon ^piy au lie on élimine en même temps la répétition du verb les deux phrases consécutives. Après ^ ^^j^ on ment sous-entendre nbnj ^^ IpSPI' L'expression ne peut avoir dans ce contexte que le sens spiritual glorieux » (Proverbes, xvi, 17). Par les d^^i et au milieu desquels le Serviteur aura sa place d poète entend naturellement les masses païennes q à. gagner au culte du vrai Dieu. Ce qui suit dévelo[ la particule p^ et résume en deux parallèles i

toute l'œuvre du Serviteur, son abnégation jusqi sa réputation ignominieuse pour le salut des mul il a voulu être l'intermédiaire (yijjj'») auprès de D nier trait, dont le poète n'a pas parlé jusqu'ici, c gnement ce tableau grandiose et unique dans les du monde.

TRADUCTION

LU, 13. Voici, mon serviteur réussira, Il deviendra haut, élevé et très exalté.

10. Mais Yahwé, qui s'était plu à le broyer, lui a rendu la santé.

Si son âme apporte un sacrifice de culpabilité,

Il verra de la postérité, vivra longtemps,

Et le but désiré de Yahwé réussira par sa main, il . En voyant le résultat de la peine de son âme. il sera satisfait;

Par son savoir, son Serviteur amènera à la justice les multitudes,

Lui qui s'était chargé de porter leurs méfaits. 12. C'est pourquoi il aura son lot au milieu des multitudes

Et sera glorieux auprès des peuples puissants,

Parce qu'il a exposé son âme jusqu'à la mort

Et a été assimilé aux criminels,

Pendant qu'il portait les péchés des multitudes

Et qu'il intercédait pour les criminels.

Après le tableau de l'Israël épuré et reconstitué, le poète s'adresse à la patrie encore en ruines et désolée pour lui annoncer l'arrivée de ses enfants destinés à l'occuper entièrement (liv, 3). Elle n'aura pas à rougir de ses humiliations passées; son restaurateur, Yahwé, sera reconnu conrime Dieu de toute la terre (4-5). Son abandon momentané ne se répétera plus (6-10). Elle deviendra la résidence la plus magnifique du monde, où ses enfants, disciples de Yahwé, jouiront d'une prospérité extraordinaire (11-13). La justice étant la base de son existence, elle n'aura rien à craindre d'un accident fâcheux. Celui qui oserait lui chercher querelle, sa chuté est infaillible : Yahwé, qui a créé l'artisan qui fabrique divers instruments, est le même qui a créé le destructeur de ces œuvres (14-16). L'épilogue rappelle le ^ ^r\y^ de lui, 12, et, mettant c Serviteurs > au pluriel comme il convient à une époque de vertu générale, insiste sur Pindestructibilité du peuple de Dieu :

Tout instrument forgé contre toi ne réussira pas

Et toute langue qui se lèverait contre toi pour t'accuser, tu la

feras condamner ; Cela est le lot des serviteurs de Yahwé Et Teffet de la justice que je leur rends, dit Yahwé (17).

La liaison parfaite de la description du Serviteur avec le chapitre liv a déjà été démontrée par Dillmann ; M. Duhm seul la nie et la raison en est claire, puisque, pour lui, les quatre pièces qu'il a choisies parmi celles qui ont trait au Serviteur sont l'œuvre d'un auteur différent d'Isaïe II et ayant vécu

préliminaires de cette attente devaient déjà se trouver chez son peuple. Involontairenrient on se rappelle l'addition au livre de Malachias (m, 23-24) annonçant qu'Élie reviendra avant le dernier jour, pour réconcilier les pères avec leurs fils ; que cette addition soit faite très tardivement, en raison de la tâche singulière qui est indiquée pour Élie, elle repose tout de même sur de plus anciennes légendes de ce personnage. Il a déjà été parlé de Job; plusieurs tenaient notoirement Jésus pour Jean-Baptiste ressuscité, pour Élie, pour Jérémie ou pour tout autre prophète ancien, revenu en chair et en os. Même à propos d'Hénoch, il est admis dans les parties les plus récentes de r apocryphe qui porte ce nom, qu'il vit et agit au milieu des hommes après son enlèvement. Certaines particularités, par exemple le retour de Jérémie, ainsi que des passages comme XXV, 1 9 ; Dan. , xii, 3, peuvent remonter directement à notre poème, mais il reste assez de matière pour admettre que notre poète n'a pas créé l'idée entièrement à nouveau ; et si l'on attribuait aux ossements du prophète Elisée, depuis longtemps tombés en corruption, le pouvoir de rappeler à la vie n'importe, quel mort à la suite d'un contact éventuel, Tidée peut aussi avoir été crue possible au temps du poète qu'un mort enterré peut aussi être ravivé par Dieu et procréer ensuite des enfants. Malgré cela, cette résurrection reste pour le poète le plus grand miracle, qui changera le monde. Pour nous, il est encore plus miraculeux qu'un piétiste, poète et extatique de l'Ancien Testament trace une image qui se réalise après des centaines d'années, quand bien même, en certains traits substantiels, elle reste en arrière de cette réalisation. En ceci se montre la parenté intime de la religion de l'Ancien Testament avec le christianisme, sans doute aussi son infériorité, en tant qu'elle peut concevoir la plus grande idée, mais non pas la réaliser.»

Ce long exposé se termine ainsi qu'il suit :

€ Contre notre résultat, savoir que le poète attend la résurrection d'un individu déterminé qui est mort de la lèpre, on ne fera certainement pas valoir que cette attente est trop hardie ou trop aventureuse, pour qu'on puisse l'attribuer à un auteur de l'Ancien Testament : est-ce que la prévision de l'auteur apocalyptique Dan., XII, que le monde se métamorphoserait en trois

ta^ty D^Snn (^ 0) représente révénement comme une chose passée qui sera complétée par le don d'une longue vie et de nombreux descendants (q^o^ yiK^ J^lt HNT)*

Telles sont les erreurs matérielles qui motivent les objections irréfutables à l'explication de M. Duhm.,La dernière inexactitude que je viens d'énumérer, et contenant l'idée paradoxale que la nouvelle de la résurrection d'un mort dans un coin de la Palestine sera de nature à changer Tjétat religieux du monde, constitue d'autre part le trait d'union systématique et indispensable pour relier le fond du christianisme à l'idéal de notre poète, qui reste, paraît-il, très en arrière de la réalisation évangélique. J'ai signalé plus haut la grande différence des deux tableaux en ce qui concerne les personnages secondaires du cadre. Les dissimilitudes sont encore plus saillantes quand on examine attentivement les deux personnages principaux. Le Serviteur de notre poème est un homme disgracié par une laideur au moins apparente, maladif et voué aux souffrances matérielles et morales de la part de ses contemporains qui voient en lui un réprouvé, maudit de Dieu, et croient bien faire en lui infligeant tous les châtiments imaginables: mépris général, prison, torture, mort violente, sépulture de malfaiteur; le héros des Évangiles est, au contraire, un jeune homme issu de la famille davidique et en même temps d'origine divine, beau, robuste, salué et adoré dès sa naissance par les anges et les rois d'Orient, faisant la leçon aux maîtres les plus érudits à son entrée à l'école, prêchant en toute liberté en Galilée et à Jérusalem, rencontrant partout une foule enthousiaste et tançant vertement les sectes dominantes jusqu'au jour où, conformément à la décision d'un destin immuable, le pontife et le sénat de Jérusalem, qui ignorent sa vocation et sa nature extra-humaine, lui font subir une mort ignominieuse qui n'empêche cependant pas que son corps reçoive une sépulture honorable. Jusqu'ici, il faut avoir des sens singulièrement fins pour apercevoir dans cette matérialisation factice de l'ancienne métaphore le moindre trait de ressemblance intrinsèque, car dans le dernier cas, la mort est recherchée par le patient lui-même, qui sait d'avance que II n

partie de son idéal que la marche inexorable de l'histoire a reportée à Tavenir le plus éloigné. Aux heures les plus sombres, il crie aux martyrs défaillants: cr Courage, le Serviteur de Yahwé ne peut pas périr >, et, ô miracle! la mort recule et laisse les tortionnaires confus de leurs vilenies et de leur impuissance.

Le Deutéronome.

Le cinquième livre du Pentateuque, communément nommé € la seconde loi > ou Deutéronome, se divise en trois parties principales, un prologue, i-xi, des prescriptions législatives, xn-xxvi, un épilogue, xxvi-xxxiv. Les paroles des deux parties extrêmes de teneur historique et parénétique sont mises dans la bouche de Moïse et ont pour but d'exhorter le peuple, qui était campé dans la plaine de Moab et prêt à traverser le Jourdain, à mettre en pratique lesdites lois aussitôt qu'il aura pris possession de la Palestine. Dans l'introduction comme dans Tépilogue, ces lois sont recommandées sous la rubrique € les statuts et les jugements que je vous donne aujourd'hui»

(Dvn uy2sh jmi ^^iH iwh o^tosE^Dn nxi o^pnn bD nx;

cf. IV, 1 ; V, 31 ; vi, 1-2; viii, 1 ; x, 13; xi,8, %%; xxvi,16.17) et résumées sous l'appellation toute courte de « Loi > (i, 5 ; XXVI, 3, 26) ou de c paroles de l'alliance» (xxix, 8); leur origine est toutefois formellement ramenée à la législation du montHoreb plus ancienne d'environ 40 ans (iv, 10-14; XXVIII, 69). Si on se tient à ce témoignage explicite, le Deutéronome serait postérieur à la législation du Lévitique, qui se proclame représenter en gros celle du Sinaï, mais c'est précisément sur ce point que l'école critique moderne se montre intransigeante. En rejetant en bloc les témoignages en cause comme une tentative d'harmonisation faite par le dernier compilateur de ce livre, elle regarde le Deutéronome tout entier comme une œuvre antérieure au code sacerdotal et n'ayant de rapport qu'avec les autres parties du Pentateuque, savoir celles du yahwéiste, de Télohiste et du livre de TAlliance. Cette opinion est le plus clairement exposée et défendue par

non lévitique ; enfin que le code sacerdotal , comme le 1 nome à Tégard des documents antérieurs, doit au ] nome une foule de termes techniques et d'autres rén ces caractéristiques qui lui sont propres. Or, toui; ce peine effleuré dans l'exposé que nous visons. En ce < cerne le premier point, la référence si claire de xxiv rites relatifs à la lèpre (nn^iv Ttî^îO) ^^ Lévitique, ] est arbitrairement écartée sous le prétexte que Tex est si générale (!) que cette dépendance ne peut être (ist itn Ausdruck so allgemein dass eine formelle Al keit von Lev. xiii nicht erwiesen werden kann). Ai nier l'évidence, il aurait été plus conforme au système clarer ce passage, comme on a agi au sujet de x: d'autres versets gênants, une addition frauduleuse de de quelque rédacteur. Je ne m'explique pas le poic assigne à la série de parallélismes de fait qui se dis par les expressions. Veut-on imposer aux auteqrs di teuque un dogmatisme linguistique qu'on ne trouve c cune autre littérature? N'étaient-ils donc pas libres de leurs pensées par des tours de phrase conformémer inspiration momentanée? Les contradictions mêmes ne étonner personne de la part d'un code que la tradition formellement être postérieur au code sinaïtique; toi velle édition contient ordinairement un certain nombr difications plus ou moins radicales comparativement t tions plus anciennes. D'après ce que je vois, M. Cornill n( dans le Deutéronome primitif que trois ou quatre c tions rituelles; c'est bien peu, mais fussent-elles ph breuses, elles ne tireraient à aucune conséquence, su face de la citation explicite de tout un chapitre du 1 relatif à la lèpre et au passage Deut., xxii, 9-1 1 , do perposition au Lév., xix, 19, est généralement reconii le deutéronomiste et ses diascévastes (i-xi et xxvii aient préféré suivre plus étroitement les autres écrits plutôt que l'écrit sacerdotal, c'est le résultat d'un cl nous n'avons qu'à enregistrer et qui peut indiquer tout qu'ils appartenaient à une école prophétique peu entl méede l'héritage rituel. L'habitude de laisser? à V

conquête de toute l'étendue du pays que Yabwé avait doi à leurs ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob, afin de le tra mettre en héritage à leurs descendants. La frontière sept( trionale de cette possession est désignée par les mots -in^H ' nia ini Vnjn» «jusqu'au grand fleuve, le fleuve Euphrate Le narrateur se réfère visiblement à la promesse, faite à Ah ham.dans la Genèse, xv, 18 (J), où cette désignation est d( née en toutes lettres ; celle de l'Exode, xxiii, 31 , ne contient j les trois derniers mots et montre par cela même sa dépendai du premier passage. Cette concordance avec J est, dit-on, flagrante opposition avec la délimitation du pays d'après Nombres, xxxiv, 8 P, où la limite nord va seulement jusqu mont Hor, '^j^^ -|n» ^^^ '* latitude de Hamath sur l'Oron Malheureusement, ces fins chercheurs d'antinomies i simplement oublié que ce dernier passage s'occupe uniqi ment de la délimitation de la Palestine propre, nommée co tamment cpays de Ghanaam», dans le but de la distribut de lots de. terrains à cette partie des tribus qui n'ont pas p féré s'établir de l'autre côté du Jourdain. L'occupation réei n^3» du sol de la Palestine par Israël qui ne formait qu'i nation peu nombreuse (Deut., vu, 7), n'exclut nullement droit de possession, nism^» ^^^ ^^ ^^^^^ de la Syrie. Que ce frontière idéale ait eu son pdnt de départ sous les règnes David et de Salomon, personne ne le contredira d'une mani< absolu, faute de témoignages plus anciens ; ce qui est certa c'est que les titres de possessions périmées se conservent enc( Jongtemps dans la tradition officielle. Donc, la contradict affirmée avec une si grande assurance est purement imagina et n'existe absolument pas. J'ai d'ailleurs démontré dans n études antérieures que la division de la Palestine tracée pai prophète Ézéchiel (xlvii, 1 5-20) n'est qu'une copie presc verbale du passage précité des Nombres, et nous mettons défi qui que ce soit de prouver le contraire.

b) Le récit relatif à l'envoi des explorateurs et à i suites (21-46) diffère à première vue considérablement de (

ration préalable, il le fait supposer en assignant leur envoi à un ordre direct de Yahwé, ordre qui ne peut avoir pour but que celui de tranquilliser les appréhensions du peuple de faire la guerre dans un pays inconnu. L* orateur deutéronomique, dans Tintérét de son adnnonestation, relève au contraire ce fait pour dire que, malgré la concession qui leur fut faite, ils refusèrent de niarcher et, en se taisant sur la durée et la direction de l'exploration, il ne mentionne que le point terminal de leur marche, savoir leur séjour dans la montagne méridionale où ils ont vu des géants et d'où il ont apporté le cep de vigne. Dans ce résumé il n'y a nulle trace d'une divergence réelle, mais un ton dirférent nécessité par le désir de rectification. Comparez entre tant d'autres passages celui du Deut., i, 9*17, qui résume avec des modifications moralisantes tout le chapitre xviii de TExode.

Cette situation si simple devient des plus compliquées sous le microscope des critiques modernes. Munis de leur copie agrandi^;, les chercheurs sagaces voient que le chapitre xiii des Nombres forme un amalgame de tous les documents du Télrateuque distribués de la manière suivante: Les versets 1-17 a (envoi d'une mission pour explorer le pays en général, yiNH nX "linb)» ^^ (parcours du pays entier), 25 (quarante jours d'exploration), 26 a (retour à Cadès) et 32 (médisance des explorateurs prétendant que la Palestine dévorait ses habitants, n'^;ai2fv nbDN VIN» lesquels étaient tous de haute taille, (miD W^a) seraient deP; les deux derniers passages seraient même le résultat d'un remaniement postérietir (Umarbeitung). D'autre part, 17J-19 (recommandation d'atteindre le haut plateau parle Negeb, d'observer la configuration générale du pays, l'état hygiénique et le nombre de la population, la qualité du territoire habité et la nature des établissements), 22 (marche des explorateurs par le Negeb jusqu'à Hébron, séjour des enfants d"Anaq), 28 (récit de la force des villes et présence des enfants d'*Anaq), 29 (mention des principaux éléments de la population : *Amâlêq au Negeb, Hétéens, Jébuséens et Amorrhéens sur la montagne, Chananéens sur le bord de la mer et du Jourdain, seraient deJ. Ces deux derniers versets seraient encore remaniés. Enfin^ 20 (voir si la terre est

u maigre, s'il y a des arbres; recommandation d*aples échantillons des produits agricoles ; remarque que 'époque des vendanges), 23-24 (prfee d'un cep de e grenades et de figues, ^^g^x bnj)» 26 b p-27 (prén des produits apportés, éloges du paya c débordant de I miel >), 30-31 (désaccord de Caleb et les autres explosur la possibilité de combattre les indigènes), 32 b |3-33 1 desNephîlîm) émaneraient deE. Après avoir pratiqué midable dissection, les critiques se réjouissent de trou-

le récit deutéronomique relatif à l'exploration de la 3 ne concorde que sur les points ayant leur source ;t E à l'exclusion de P. Je le crois bien, au moyen de habilement maniés, on fait d'un texte tout ce qu'on suffit donc de dire que les prétextes exégétiques invojr justifier ce procédé extraordinaire^ je me trompe, naire à la critique outrancière, repose comme d'habi-

une base immanquable d'erreur, le dogmatisme littédis que tout lecteur trouve simplement au verset 1 7 j donné aux explorateurs de faire d'abord une tournée parties septentrionales du pays et de réserver fexplorasud pour le moment où ils seraient revenus sur la 1 Negeb*, l'école critique coupe ce verset en deux parce )ression générale y^XH nX Dch '"^ paraît incorapac celle spéciale 3JJ3 nt )bv^ ^^ ^^^^^ coupure tout e l'oblige naturellement à attribuer aux versets paralet 22 deux sources différentes et à faire les autres disconcernant le passage suivant. Comme on doit s'y ate deutéronomiste passe sous silence la première partie loration qui n'a servi qu'à la confection matérielle des le la Palestine {ibid., xxxiv, 1-1 5) et s'appesantit parment sur la dernière partie relative à l'exploration de ir du Negeb qui a eu des conséquences si funestes pour ation contemporaine de la sortie d'Egypte. Cependant le cet auteur a connu le récit des Nombres dans son in-

résulte incontestablement du titre m^ ^Xl^ DV Q^'^'

dre d'apporter des échantillons des fruits du pays visait natales contrées les plus voisines de Oadès, où se trouvait alors le Israélites.

applique aux habitants en dehors des nnpjy ^y^ (^8) et qui ne peut venir que de l'expression nno ^lifiH ^^^ Nombres, XIII, 32 ; c*est commettre une erreur grossière que de confondre le Q^ précité avec les n^pjy, comme l'ont fait les critiques,

c) I, 36 résume le verset Nombres, xiv, 24. Caleb ayant eu une conduite différente de ses compagnons de voyage (nn inN mnx) ^^ s'étant entièrement confié en Yahwé, est assuré de survivre à la génération présente et de prendre personnellement possession de la terre promise. Latenc|ance moralisatrice domine les deux versets, mais personne n'est autorisé à affirmer qu'ils sont en contradiction avec le verset 30 du même chapitre des Nombres qui met Josué fils de Nun à côté de Caleb. Comme la survivance de Josué est attestée par d'autres documents, cette remarque méticuleuse perd toute signification et tourne à mettre en évidence la superstition littérale de la critique récente.

d) I, 39 a contient dans sa première partie la phrase D^Bûl n\T tsb DmDN llî^N qui se trouve identiquement dans les Nombres, xiv, 31 , et dans sa seconde partie un développement peu modifié de la seconde partie de ce dernier verset.

rv2v iND"^ rvon v^^ 2id ovn iyn> xb "ii^x oD^jai nwT'» am njjnx nnbi (^^ut., i, 39).

na DriDXo "ii^n v^><n n« ^"^® "^^^^^ ^V^''^ onx •riNam

(Nombres, xiv, 31).

L'identité fondamentale de ces deux versets et l'origine sacerdotale du second étant indéniables, la critique invente un faux-fuyant qui ne peut égarer personne. Elle se contente de dire que ies Septante n'ont pas la première phrase dans le verset du Deutéronome, phrase qui est d'ailleurs rendue superflue par ie contenu de b. Nous croyons inutile de nous étendre ici sur la valeur exagérée qu'on assigne pour cause à la version des Septante, mais que fait-on des

f) Moïse donne le Galaad à Machir, fils de Manassé; la même donnée est consignée dans les Nombres, xxxii» 40, verset qui doit se placer avant 38 qui parle des conquêtes faites dans cette contrée par un autre fils de Manassé et qui se rattache très bien au verset 41 J. Il reste à se demander s'il y a là une contradiction à la partie première de ce chapitre (1-32), qui rapporte que les tribus de Reûben et de Gad obtinrent la possession de la Palestine transjordanique comprenant le Galaad au sud et le Basan au Nord, après avoir promis de concourir avec les autres tribus pour la conquête du Ghanaan, c'est-à-dire de la Palestine cis-jordanique. Je n'y aperçois pas la moindre note contradictoire. Soit pour une raison ou pour une autre, la demi-tribu de Manassé manque dans le corps du récit et n'est mentionnée qu'au verset 33 relatif à la concession de ces provinces qui formaient auparavant les royaumes de Séon et d'Og. Malgré ce droit, les tribus de Reuben et de Gad se sont surtout concentrées dans le sud du Galaad (31-38; cf. 3). Le don fait du Galaad à Machir, chef de la demi-tribu de Manassé, concerne donc la partie nord de ce territoire dont roccupation ouvrait aux Manassites Taccès du Basan.

g) m, 1 8-20 résume en trois lignes le long récit des Nombres, XXXII, 16-32, relatif à la négociation qui eut lieu entre M Oise et les deux tribus et demie au sujet de la possession du territoire transjordanique. Le narrateur spécialise les conditions qui leur furent imposées. Ces tribus devaient construire des villes pour y établir en sécurité leurs femmes et leurs enfants et faire partir les hommes capables de porter les armes pour aider les autres tribus à conquérir le pays situé en-deçà du Jourdain. Le retour dans leurs familles ne devait avoir lieu que lorsque cette conquête serait, sinon entièrement accomplie, au moins assez assurée pour pouvoir s'y fixer définitivement.

de versets de l'original sacerdotal et mises bout à bout sans aucune soudure. Les critiques n'ont cure de toutes ces évidences. Ils se ménagent une ifliwezr affirmant qiK \e& dutpitre des Nombres, quoique foncièrement sacerdotal, est mêlé de parcelles de J. Dans leur ahurissement ils n'ont pas pensé à déterminer le nombre exact de ces éléments disparates ni pourquoi un tel mélange a été effectué. Ils ont cependant eu la complaisance de prouver (!) que le deutéronomiste ne connaissait que le récit analogue de J, dont celui de P a causé la perte. Cette preuve consiste en ce fait «que les expressions caractéristiques de P'jQy Vibn ^^ HtriX manquent dans le Deutéronome >. Sur le premier point voyez les n~ 2 et 3; VlVn ^^^ ^ '^^ s^"' d'origine sacerdotale ; quant au second point, les forts hébraïsants auraient dû savoir que l'emploi du verbe Itt^l^l ^^ commencement de la proposition a pour suite naturelle le substantif ^nil^Tb ^^ '^ conclusion; l'auteur n'était-il d'ailleurs pas maître de se servir de n'importe quel synonyme qui se présentait suus sa plume?

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