L. 25. nmÔD (nm:pp on nrnpp» d'après nnoDO
est sans doute Tabatage des arbres pour faire place à la vilh neuve de ;^r\lp dont le nom y fait précisément allusion Voir au verset 3.
L. 37-28. Le passage contenu entre les deux traits de séparation me paraît se composer d'une phrase principale et d'uni phrase secondaire. La première est évidemment . riN • pN [nh] • PJ^ • ^D • 1V3> j'^î reconstruit Beçer parce qu'il étai (un monceau de) ruines >. j»y, pluriel de >y, revient sou
cette forme dans Michée, m, 12. Après j^,-] qui estpresqui certain la lacune ne comporte pas plus d'un point et d deux lettres jusqu'au ^f ; et comme la trace de celle qui pré cède immédiatement laisse le choix entre 3, n, -| ^*î< (Lidz.) je propose de compléter ty^bl' ^^^^ dont le 2^ ainsi que dan W"IDN2 (25-26), indique les ouvriers qui ont travaillé à h construction. L'ensemble : . ^3 • >3 . ftt^Dn • pH • 1^1x2 n^Dl^D • pn veut donc dire : « par des hommes de Dibon (ai nombre de) cinquante, car tout Dibon est obéissant >. 11 s'agi visiblement de la population Israélite de cette ville qui es resiée fidèle au roi moabite. Ces habitants ont volontairemeu envoyé cinquante maçons des leurs, pour exécuter l'œuvre d réparation ordonnée par le roi. S'il s'agi^ssait de iMoabites, r la généralisation c tout Dibon >, ni l'expression nVJOtt^D (cl Isaïe, XI, 14) ne seraient bien en place.
L. 28-29. Le premier membre de phrase qui enjambe ce versets entre deux traits de séparation, montre les mots e partie détruits pp^ . nxû •• nbbo • 13XV M. Lidzbarsl lïie paraît bien fondé à admettre la grande vraisemblance qu le petit trait oblique, visible encore, appartient à un 3. Le raisons philologiques appuient fortement la conclusion épigra
graphique. Sa qualité de verbe étant garantie par le pronom personnel qui précède, le groupe p . ^q, nécessairement
h]n . Vd. après l'exclusion de ^nnbo» '•nûbD. ^npb^y qui
ne conviennent point au contexte, ne permet d'hésiter qu'entre
TlN^Di ^^ J'^i rempli >, et "ïnDbO' ^^^^ '® ^^^^ ®^^^'' ^^^ tantôt discuté. Mais la première forme, qui s'impose tout d'abord à Tesprit, ne peut se maintenir à cause du complément direct nx» q"*? '^s restitutions nXDn» nî<DD' nXDV étant hors de question, ne peut être que le nom de nombre désignant la centaine (nSD)> ^^^^ q^^ oblige de son côté à soupçonner devant ce mot un numéral d'unité de trois jusqu'à neuf. Or, une phrase telle que : € j'ai rempli trois (?) cents 'np2 demeure suspendue si r^p29 q^®' qu'en soit le sens, est un complément du verbe « remplir > et l'objet des noms de nombre. L'inconvénient n'est pas moindre si l'on regarde, ainsi, qu'on le fait ordinairement le ^ de ^-jp^ comme un complément indirect : « dans les villes > ; dans ce cas, ce sont les objets comptés qui manqueraient à l'appel. Dans ces conjonctures la proposition n'offre aucun sens appréciable. 11 faut donc de toute nécessité s'arrêter à la seconde leçon possible. En hébreu, le verbe ^bo signifie seulement « régner », et est gouverné par la préposition ^r;, « sur », mais dans notre passage, cette signification n'amène de sens tant soit peu intelligible qu'à la condition de voir dans \^p^ les objets dénombrés. La vocalisation np2> ^^ dans les villes > , est ainsi définitivement écartée;
le 3 appartient à la racine et nous sommes en présence du pluriel de -jp^. Cette solution s'imposait déjà du reste par le fait que le pluriel de -|p est n'-|j5 (Jérémie, iv, 1 9 ; Z. , i, 1 0 ; 11, 4) et non pas mp ou pp- Maintenant, le substantif pp^
étant donné, il peut s'agir, soit de gros bétail, de bœufs, ^^'^pr^ (=h. Qnpa)? soit de pasteurs de gros bétail, de bouviers
\lïy3. (h* Dnpia)- Le premier choix ne se soutient pas un seul I
instant à cause de l'impossibilité de le mettre en rapport avec ■{ l'idée de a régner >. L'absurdité n'est guère diminuée si le
sujet de ce rapport sont les bouviers. Devant ce dilemme, il j
ne reste, à mon avis, qu'une seule résolution à prendre, c'est d'attribuer à pp2 '^ sens collectif de € troupeaux de bœufs > , et à -]^J5 le sens de a posséder > qu'il a en arabe. Notre inscription contient déjà un ce arabisnoe > noanifeste dans l'enoploi qu'elle fait du verbe ft^n (l- 6) ^^^^ '* nuance de € succéder >, qu'il n'a pas dans Thébreu que nous connaissons ; un de plus ou de moins a'y changera rien et cette hypothèse écarte en même temps la nécessité autrement indispensable de supposer dans la lacune la préposition ^j;, pendant qu'il n'y a visiblement place que pour le point. S'il en est ainsi, la phrase entière recouvre un sens irréprochable : . ^riD^D • liXI
yiHn • by • '>nS5D'' • l^H • pî53 • nXD • Pu^ba^j. « et moi, j'ai pris en possession [trois?] cents troupeaux de bœufs que j'ai ajoutés au (=dont j'ai enrichi le) pays >. Ces troupeaux venaient en partie du butin pris sur les Israélites, en partie d'achats faits aux nationaux, l'élève des bestiaux ayant été Tune des occupations préférées de MêSa*.
L. 30-31. Si la lecture du dernier mot est «^j^jo (Lidz.) au lieu de «ip;}, la restitution n;j en tête de la ligne suivante va de soi. La forme d'état construit pluriel exige la suite immédiate d'un nom au pluriel ou bien d'un nom collectif, notamment d'un nom collectif formant parallélisme avec jj^y, « menu bétail », qui se lit après la lacune. Le mot -|p3, « gros bétail >, remplirait cette condition. D'autre part, l'équilibre de la construction semble demander que jj^jf soit précédé par un autre nom à l'état construit parallèlement à •ïjnj^o et d'une signification trèsanalogue. Ici le terme a^^o, « la meilleure partie» , serait absolument adéquate (cf. I Samuel, xv, 9). De cette manière nous aurions une phrase parfaite . >j]nyo . r\H • Diy • iWK) Vl«n •|Nï[-3D'»D-nNVTPSn^ « ^^ÏY ai transporté le plus exquis gros bétail, et la meilleure partie du menu bétail du pays >. Cette concentration du plus précieux bétail national dans les villes de Mêdaba, de Bêt-Diblatên et de Ba*al-Me*ôn, avait visiblement pour but de les mettre à l'abri de l'atteinte d'une armée envahissante ou de bandes pillardes, mesure de précaution qui indique d'abord que Méâa'' s'attendait à
une reprise des hostilités de la part du roi d'Israël, puis, que ces villes étaient pourvues de fortifications assez solides pour résister au moins aux premières attaques de l'ennemi, et enfin que la région dans laquelle ces villes étaient situées se distin • guait particulièrement' par ses riches pâturages. Ce résultat géographique est admirablement résumé par les mots >-^ ÎNV nmjl "IV3D dans Nombres, xxxii, 26.
L. 31 . Prise de la ville de Horonên (=:n-nn== h. Q'ïjnin)' Le nom de la population ennemie qui l'occupait au détriment des Moabites se trouvait sur la pierre, mais, par suite d'une cassure, il n'en reste après j^ que les lettres «j... 3, avec de faibles vestiges dans la lacune. SS. en ont tiré la lecture p-^^p-^ p, € fils de Dadan et Dadan >; N. y a vu . >;j3
Wliri' * les fils des Horites >. Nous pensons comme MM. Clermont-Ganneau et Lidzbarski que l'intervalle ne comporte pas plus de deux lettres. Le trait semblable à V qui se voit après ^ est complété par le dernier .savant en X = j-l^ ^^ Q^î donne n^, mais il reconnaît aussi la possibilité de compléter W et d'obtenir ainsi le bilittère g^^. La lettre suivante n'a laissé aucune trace et celle qui suit le ^ est douée d'une haste qui est particulière à la lettre p et non pas au t. Ici cesse le rôle de l'épigraphie et commence celui de la philologie. On a beau se creuser la tête, le groupe pi-n2» quelle que soit la lettre à placer après le n^ ^^ saurait former un nom sémitique, «j est donc la conjonction ordinaire et le p offre le début d'un second nom de tribu, et spécialement d'une tribu apparentée à la première. Si nous étions en Arabie méridionale, la restitution VTO ^^ présenterait aussitôt à l'esprit; en Moabitide, il n'est permis de penser qu'aux tribus avoisinantes, iduméennes, ismaélites ou céturéennes. En nous tenant d<ans les limites du connu, notre préférence va ptutôt au ^ qu'au n et nous supposons la lecture [?-n]pV?Dttf3> * Basamet Qédar »; ai^D peut bien être identique au nom de tribu ismaélite écrit qû^^o dans la Genèse, xxv, 14. Les Qédarites ou Cédrénîens, population nomade campée dans le désert, à l'est de la Moabitide, ont naturellement profité de la faiblesse de son gouvernement pendant l'invasion Israélite pour s'établir dans la région limi-
trophe, si riche en bons pâturages. Évincés par Mêàa% leur hostilité s'est plutôt accrue que diminuée, et les inscriptions cunéiformes nous apprennent qu'au temps d'Assurbanipal, les Moabites réussirent à capturer le roi des Cédréniens (mat qidri)f qu'ils transmirent aux mains du suzerain assyrien. Après la disparition des Moabites, les Cédréniens sont devenus les maîtres définitifs du pays et les voisins immédiats de la Palestine, et quelque temps plus tard, ils se confondirent avec les nVUJ» pour former la nation des Nabatéens.
La fin montre les lettres ]^^, non 'ijjjj^ (SS.), et rien n'est visible ni avant ni après ce groupe; inutile d'y chercher autre chose que le mot^jf^ (h. 2^^), « homme, hommes », servant à déterminer plus exactement les deux tribus précédemment nommées.
L. 32. Le premier mot lisible est -|]0j<, que, d'après les passages précédents, on complète aisément en "|Oj<^v> M. Lidzbarski a même reconnu la trace de ces deux lettres. De là jusqu'au commencement de la ligne s'étend une lacune qui a pu contenir huit à dix lettres. Le qualificatif jyj^, qui précède cette lacune à la fin de la ligne 31 , nous conduit à en tenter la restitution avec assez de vraisemblance. Les trois exemples : nj ^H (^ 0), piîf tyx (^ 3) et ninD V/a (^ 3-1 4), nous autorisent à supposer en notre jyj^ un nom propre de lieu ou de peuple. La première conjecture doit être entièrement écartée, puisqu'il s'agit des habitants d'une ville; la seconde seule est possible naturellement, à la condition d'admettre un nom ethnique qui comprend en soi les deux tribus mentionnées, et cela fait penser au nom de ^{<j;oEf^, qui désigne dans l'histoire les tribus nomades à l'est de la Moabitide, y compris celles qui s'étaient partagé la ville en cause. Le mot suivant consistait probablement dans l'adverbe q^j^d, qui figure déjà à la ligne 10. Après le i de la fin, on complète avec certitude ^XV ïï^o^ qtii se continuait en tête de la ligne suivante.
L. 33. Les lettres visibles pQ forment la fin du mot nSl^^V et la phrase entière est identique à celle des lignes 8-9, laquelle indique selon toute apparence que c'était le résultat d'une guerre longue et acharnée, et cela fait supposer qu'elle était
précédée de quelcpie chose comme p-| • pi, < longtemps » (cf. I. 5). Les cinq lettres qui devaient trouver place dans le reste de la lacune pourraient bien être -^p^ . Qnnftxi]? comme à la ligne 11.
La proposition finale commence par le groupe mutilé d'une lettre ni^b^V Q^^ ^^ complète avec certitude niW -byi» •^^ € près d'elle > (cf. Néhémie, in, 2, passim). Le mot suivant Diyone peut être que le participe hoph^al QtJfo, < est (=a
été) placé >. Ce qu'on y a placé est indiqtié par les deux lettres visibles jyj;, d'où la lacune va jusqu'à la fin de la ligne. S'agit-il de dix (-|Bfj;) ou de vingt corps de garde, formant une sorte de cordon militaire destiné à repousser l'attaque éventuelle des nomades? Les mots «r^ij^ . ^^ (L., non pnit^n)» * hommes pillards », qui terminent la phrase à la ligne 34, rendent cette conjecture assez admissible, mais nous ne l'enregistrons que sous bénéfice d'inventaire.
TRADUCTION