‹ Recherches bibliques (volume 2)Chapitre 134 sur 140 · Et Yahwé dit à Moïse : Prends tous les chefs du peuple et · texte numérisé non relu

Et Yahwé dit à Moïse : Prends tous les chefs du peuple et

pends-les pour l'insulte faite à Yahw^é en face du soleil pour que l'irritation de la colère de Yahwé se détourne d'Israël,

5. Et Moïse dit aux juges d'Israël : Tuez chacun de vous les hom-

mes de son ressort qui se sont attachés au Bacal-Pe^or.

Nous avons souligné expressément les termes Israël et peuple pour attirer mieux l'attention sur la distinction systématique que l'école critique y établit dans le but d'y démontrer la fusion de deux documents, dont l'un : 1 a, 3, 4^-5, qui emploie le nom propre Israël, serait de E, l'autre, 1 ô-2, 4 a, q'â fait usage de l'expression commune dépeuple^ viendrait de J. Une petite dose de bon sens suffit cependant pour se rendre compte

de l'opportunité de cette variation. La nation en bloc, ^}<ni2n, a canripé dans la vallée de éittini, mais l'invitation galante des filles de Moab n'a pu s'adresser qu'à un certain nombre de préférés pour lesquels le terme qj; (1 ) est seul de mise. Le culte moabite, introduit de cette manière séductrice, s'était emparé de la majorité de la nation, l'irritation de Yahwé se dirigea naturellement contre elle au complet (3, 4 è). Au contraire, quand il s'agit de punir les chefs qui avaient donné les mauvais exemples, la désignation qj; est seule en place. D'autre part, l'exécution de lapunition incombait aux yM^^#(f iisraè'/ en générais); cette expression est de rigueur etne saurait être remplacée par € juges du peuple > qui n'existe pas séparément en hébreu. La critique autoritaire s'est, comme cela lui arrive souvent, contentée de s'arrêter à la surface au lieu de se rendre compte des nécessités intrinsèques de la rédaction. Celte appréciation est largement confirmée par le verset d'Osée cité plus haut :

Sk"Ï«;> ^m^D 121D2 0>33P3

nv^h i-iT3n -lya Vya ixa non 03nK3 ny^^pv vnn

Comme (celui qui trouve) des raisins dans, le désert, (ainsi) j'ai

trouvé (avec plaisir) Israël.

(Avec le plaisir de celui qui trouve) la primeur d'un figuier dans

une terre aride (?), j'ai vu vos ancêtres (Qui), eux, arrivés à Bacal-Pe«or, se vouèrent à la honte Et devinrent des abominations par suite de leurs amours.

IWB» avec l'article, -nj;sn» ^^ 1^ ^^^^ moabite de la montagne (njDSn) voisine de Sittim sur la rive orientale du Jourdain (Nombres, xxiii, 28). Après le séjour dans le désert où Yahwé !e fait sien et lui prouve son affection particulière, Israël, à peine arrivé près de la localité nommée -|^j;g ^^3 (formation analogue à ^ j-^yn, p^D-bj^n» pDnn"b3;D^ ^t^- ) y d'après le dieu éponyme de la montagne qu'on y adorait, s*est empressé de s'attacher à c cette honte » (désignation péjorative du Ba'^al) et se plongea dans les abominations (le culte des idoles) par suite de ses amours. Osée s*est dispensé de fixer la position de Ba^'al-Pe^or et de dire quelles

étaient les courtisanes dont l'amour impur avait contaminé le peuple de Yahwé, Tout le monde comprenait de son temps l'allusion au fait raconté dans le passage traduit ci-dessus. Là sont mentionnés le nom de la station (Sittim) passé sous silence par le prophète, le nom de Ba'^al-Pe^'or, le culte des dieux moabites (rjTnbxS nnntt^l) ^^ '^ ^^'^ séducteur des filles de cette nation (axiD mi3 bx mjîb biSIE^^ bn^l DDnND "=)• ^^^ ^ V^^^ ^^^® fait-il allusion par ^i-p^ D^VIpB^^ L'énergie extraordinaire de cette expression résume évidemment l'expression non moins extraordinaire et non moins énergique du modèle, savoir ^^^g b)^dh bms/"^ "^0^*1 (3) et "Ili^B bysb D'*^DV3^ (^)' L'une et l'autre offrent le sens d'une association intime, d'une adhérence solide et volontaire. Osée a donc fondé sa parénèse non sur les deux récits encore séparés de J et de E, et dont l'existence est problématique, mais sur le texte que nous possédons aujourd'hui ou J E, et ce fait détruit de fond en comble la date maxima de 650 que les critiques ont fixée pour cette prétendue compilation, date qui serait d'environ 85 ans postérieure à Osée l

Influence du Code sacerdotal sur les prophètes.

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