DATE DU RÉCIT
Le prophète Osée, qui vécut au vin'* siècle avant l'ère vulgaire, parle de la naissance et du voyage du patriarche Jacob comme d'une histoire connue et admise partons ses contemporains. Il n 2
)e pieuse indignation, que Jacob étant le sa mère, avait déjà voulu empêcher 1 saisissant le talon de celui-ci, J^33 XII, 4). Cette proposition suppose l'^que des jumeaux; 2*^ que la lutte des deux le avant qu'ils fussent nés ; 3** que Jacob 3 talon ; 4"* quo le nom de 3py> vient de ne ces traits sont absolument contraires
nal qui se fait jour dans les légendes lodérées lorsqu'elles ont pour l'objet la s pouvons conclure avec assurance que épété une tradition orale, mais qu'il a par le récit xxv, 22-26 de la Genèse, es autres détails qui s'y rattachent, récit jnent à la source C ou yahwéiste. Plus te montre qu'il a aussi connaissance du ité obligé de faire pour se rendre dans le présente ce voyage comme une « fuite»
jn^. Osée, XII, 13), qualification qui sup-
i de laquelle Jacob avait obtenu les béné- 1 telle qu'elle est racontée dans le chalèse ; le verbe n-|3 est même copié de l'accomplissement de cette c fuite > n'est hapitre xxviii, 7 (ou plutôt 6j, on est je se trouvait déjà sous les yeux du promnu toutes les parties du nn^H d'Isaac texte actuel. Voilà d'abord un mauvais qui attribue au document A une origine )lus. Si la compilation de trois documents e en harmonie plus ou moins réussie par le le du Yiii^ siècle, la pénétration de C par être antérieure, et plus reculée encore la fients fondamentaux A, B et G en euxmots : les originaux dont il s'agit, conon des critiques, remontent pour le moins ►lus haut, c'est-à-dire à l'époque de Saloément la date que nous avons dégagée
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pour les narrations précédentes de la Genèse. J'ai à peine besoin de faire remarquer que l'existence de trois historiens hébreux des origines, suivis de compilateurs harmonîsateurs entre leviir et le ix* siècle avant notre ère, me paraît au plus haut degré invraisemblable, et jusqu'à preuve du contraire nous maintiendrons l'unité rédactionnelle de l'histoire d'Isaac. Quant à la date de cette rédaction, elle se laisse déterminer par la nature des bénédictions accordées aux deux frères rivaux, personnifications des royaumes hostiles de Juda et d'Édom. Dès la sortie d'Egypte, Israël a été inopinément attaqué par la tribu iduméenne d'Amalec, tribu qui a toujours fait cause commune avec les ennemis d'Israël au cours de l'époque des Juges, Sévèrement châtiées par le roiSaûl (I Samuel, xv), les déprédations des Amalécites se continuent jusqu'au temps de David (ibid. , xxx, 1 ). Ce roi est le seul qui, après avoir repoussé les Iduméens du sud de la Palestine, soumit toute Tldumée et y établit des gouverneurs judéens (II Samuel, viii, 13-14, où il faut lire mj^ au lieu de mx)* Cependant l'extrême cruauté de Joab, général de David, provoqua chez les Iduméens le désir de secouer le joug des vainqueurs, et le prince Hadad, qui s'était réfugié en Egypte pour échapper au massacre, retourna en Idumée après la mort de David et réussit à regagner son indépendance durant le règne de Salomon (I Rois, xi, 14-22). Ces événements internationaux constituent le commentaire le plus lucide de la bénédiction d'Ésaû : c Tu vivras par ton épée et tu serviras ton frère ; mais lorsque tu seras réduit à un état lamentable, tu secoueras son joug de ton cou > (Genèse, xxviu 40). D'autre part, la bénédiction de Jacob nous empêche d'appliquer cette déclaration à des événements postérieurs, car l'expression c sois le chef de tes frères, et que les fils de ta mère se prosternent devant toi » (xxvir, 29), qui ne conviennent pas à Jacob comme individu, visent clairement le royaume judéen avant la séparation des dix tribus du nord et la formation du royaume antagoniste d'Israël, qui eut lieu immédiatement après la mort de Salomon. Ces considérations historiques nous ramènent donc à la même date que celle que nous avons obtenue dans nos autres recherches, savoir le règne de Salomon.
^ranger et la. fondation de sa maison.
(Genèse, xxviii, 10-xxxir, 3.)
grand-père Abraham, Jacob se trouve dans quitter son pays natal, avec cette différence le quitte malgré lui et avec l'intention d'y ret qu'il pourrait le faire, tandis que le premier is esprit de retour. Jacob refait presque la l'Abraham avait parcourue dans son immigraart, les circonstances au milieu desquelles ce onstitue une famille ont quelques ressemblances le ses deux prédécesseurs, enire autres la stérie aimée et les dissensions intérieures de ses ennte en Egypte est également un trait comnnun s trois patriarches, bien qu'elle soit restée un ans celle d'isaac. Néanmoins, la biographie de re un simple reflet des vicissitudes de ses ancêxiï cycle bien déterminé d'événements parlicuivent sur une base considérablement élargie et tiens douées d'une forme particulière. L'étude ïiera à la partie initiale de cette période comge de Jacobà Hârân, son séjour dans cette ville isqu'au mont Galaad, où il se sépare définitiveeau-père Laban. Commençons par noter cerions en ce qui concerne l'état critique du texte.