‹ Recherches bibliques (volume 2)Chapitre 52 sur 140 · XVIII, 12; XXI · texte numérisé non relu

XVIII, 12; XXI

acte, quoique très désagréable pour Abraham, est déclaré amené par la Divinité afin qu'Ismaôl puisse être le père de nombreuses peuplades du désert. Les deux se suivent nécessairement et forment ensemble une unité parfaite.

Le premier passage confirme seulement la promesse qu'Abraham aura son descendant direct pour héritier et que ses biens ne passeront pas à un étranger. Le second spécifie que cet héritier sera le fils de Sara, Isaac, et non le fils de Hagar, Ismaël, dans lequel Abraham voyait déjà depuis douze ans son héritier promis. A cette occasion le pacte est renouvelé et le signe visible de l'alliance est imposé à tous les descendants du patriarche. C'est le développement définitif de la relation intime qui s'établit entre Dieu et le patriarche.

Avant de voir son fils, Jacob, s'éloigner comme fugitif forcé dans un pays étranger sans avoir la certitude de le revoir jamais, qu'y a-t-il d'étonnant qu'Isaac, vexé par les mariages d'Esaù avec des Chananéennes, lui ait confirmé les bénédictions qu'il avait d'abord obtenues par une ruse inventée et accomplie sur l'initiative de sa mère? Je crois que tous les pères auraient agi comme lui le cas échéant.

C'est bien fragile. Il n'y a qu'une seule promesse faite en présence de Sara, celle relatée dans le second passage. La première a été faite par l'intermédiaire d'Abraham, sans que Sara en ait eu immédiatement connaissance.

Obj ection purement imaginaire . Jamais le narrateur de la Genèse n'a pensé à perpétuer dans le nom d'Isaac le rire sceptique et offensant pour Dieu de Sara (xviii, 15); c'est le rire respectueux d'Abraham qui donne seul lieu à ce nom. Sous cette restriction, les deux vieux époux rient à l'annonce qu'ils auront bientôt im fils; un couple moderne fera de même à leur place. Quant au dernier passage, Sara y répète simplement ce qu'elle a dit dans XVIII, 12, tandis que le nom d'Isaac est donné par Abraham conformément à l'ordre reçu dans XVII, 19.

d) Joseph {ibidem, 23 et 24).

e) Mabanaîm (xxxil, 3 et 8).

f) Ismaël (XVI, 11, et XXI, 17).

g) Pénuel ou Peniel (xxxii, 31, et XXXIII, 10).

Même cas que les précédents; l'exclamation '51 ^DH conviendrait à expliquer un nom

comme ï|DK> tandis que b^dI^ ^s^ *iré du verbe

t|D^; quant à Tassonance avec le premier

verbe, elle rentre dans les habitudes de l'éciivain que nous venons de signaler au sujet d'autres noms.

Remarque de mince valeur. Les appellations de villes, dans la Genèse, ont toujours un sens religieux (Beêr-éebac, Moria, Bêt-El, Penu- El) ; le nom de Mahanaïm est de môme motivé par D>nSK runO <3). Dans nianO >W (8) il n'y a que l'assonance habituelle dans ce cas.

C'est le résultat de la confusion des deux récits commise par la critique (voir plus haut, 6, 2). En réalité, le verbe ygcy vise si peu à expliquer le nom d'Ismaël que la même forme sert à expliquer le nom de Dan (xxx, 6) ou la forme VDtW 1© nom de Joseph (xxx, 22).

Objection insignifiante. La seule explication est donnée dans le premier passage ; le second passage offre une formule respectueuse analogue à d%iSk K>U?3 (XXII f, 6) et ne vise nullement à expliquer le nom de la ville de Penuel, que Jacob avait déjà dépassée quand il rencontra son frère Ësaù (xxxil, 38). L'assonance est probablement voulue comme dans les cas précédents.

G. Données qui s'excluent réciproquement parce que les choses n'ont pu arriver qu'une seule fois ou d'une seule manière :

1) Sur la marche de la création (chap. i et II).

Nous opposons la contradiction la plus décidée à cette affirmation devenue axiome dans l'école critique moderne. Malgré notre meilleure volonté, nous avons trouvé qu'elle ne soutient pas l'examen. La discussion minutieuse de ce problème se trouve dans notre commentaire. Sans les données générales du chapitre l*', celles des deux chapitres suivants

e nombre des ecueillis dans , 19-20, et VII,

a durée du dé- 17 et 24).

lispersion des : et XI, 1-9).

l'origine des rants :

-Sebac(xxi,31>

hl (xxxii, 29, et

sont incompréhensibles ou pleines de lacunes inadmissibles ^

Assertion erronée. L'expression ^30 0*»^ ou d*j3u^ D>aUT marque que l'entrée se fera par couples composés d'un mâle et d'une femelle ; le nombre des couples est fixé à « sept »,

La contradiction n'existe pas. La pluie tomba pendant quarante jours, tandis que la crue des eaux s'arrêta après cent cinquante jours; la décroissance des eaux et le dessèchement de la terre prirent le reste de l'année.

Erreur très ancienne, mais réelle. Le chapitre X a trait aux Noahides en général, en tant qu^ils intéressent l'état de la Palestine. Dans le chapitre xi, l'auteur s'occupe des nations sémitiques seules, qu'il fait sortir d'un centre commun, la Babylonie.

L'auteur rapporte qu'Isaac avait recreusé les puits bouchés par les Philistins après la mort d'Abraham en leur rendant leurs anciens noms (XXVI, 18); le renouvellement du nom de Beêr éeba« au sujet du puits près duquel son père et lui firent alliance avec Abimélec, roi des Philistins, est tout ce qu'il y a de plus naturel.

A son retour à Béthel, Jacob a une théophanie dans laquelle Dieu lui confirme le nom de « Israël » (lutteur contre un être divin) que

rois utile d'y ajouter la considération que j'ai formulée le 6 septns la section sémitique de la XI^ session du Congrès des Orien- [ui vient de se réunir à Paris. Les expressions coordonnées ^3 ^ et T\lV)n yQ)V SS' suivies de la négation m^a (Genèse, 11, 5), à l'article de nitl^n» ^® peuvent signifier que ; t Toutes les brouss champs n'étaient pas encore sur la terre et toute l'herbe des le germait pas encore (faute de pluie) », ce qui suppose la créavégétaux relatée dans la Genèse, i, 11-12, L'absence de toute de la création des arbres au chapitre il corrobore cette conclu- \ critiques commettent une erreur grammaticale en traduisant : broussaille » et « aucune herbe » ; pour exprimer cette négae, non seulement l'omission de l'article est indispensable, mais le de n"n2y, qui restreint l'espèce de nW Q* ^^ ittTV ^^ seul genre jt l'auteur aurait dit simplement : ^^^ VINS tVT^ DITS fW Ssl

c) Béthel, ainsi que la sanctification de la pierre (xxviii, 18-19, et XXXV, 14-15).

6) Sur le conflit avec les Sichémites (xxxiv et XLViii, 22).

7) Sur la manière dont Joseph fut traité par ses frères et sur les marchands qui le conduisirent en Egypte (xxxvii, 19-36).

range vaincu lui avait donné. La contradiction est purement imaginaire.

Le nom de Béthel, donné par Jacob à Toccasion de son aller, est confirmé par lui à son retour ; c'est un cas analogue à celui du nom d'Israël. Jacob y construit un autel sur Tordre de Dieu et y érige et sanctifie une nouvelle stèle (maççéba). Le verset xxxv, 15, est une dittographie du verset 7 conforme à xxviii, 19, et n'ajoute rien de nouveau, mais ne contient non plus aucune contradiction.

C'est le résultat d'une fausse interprétation. Le mot 03^ du dernier passage signifie a part, lot », fait allusion à la part en plus accordée à Joseph pour ses enfants Éphraïm et Manassé dans la division par tribus de la Palestine, et n'a absolument rien à voir avec la ville de Sichem et à l'accident dont elle a été la scène par suite du rapt de Dina.

Encore des conclusions fondées sur une fausse exégèse. La vente de Joseph par ses frères est formellement mise dans la bouche de Joseph lui-même dans XLV, 5; il s'ensuit que les sujets du verbe 'nsani (xxxvii, 28) sont les frères et nullement les Madianites. Ces derniers sont ceux qui ont acheté Joseph de la main de ses frères et l'ont ensuite vendu en Egypte (ibidem, 36) ; dans le verset 28 c comme au verset 25, ils sont désignés par le nom général de « Ismaélites » (cf. Juges, viii, 22-24), mais en face de 28 a (où il faut lire D">'^îlVrn au lieu de 113711) aucune confusion n'était possible.

D. D'autres données incompatibles les unes avec les autres :

1) Sur l'abaissement de la vie humaine à cent vingt ans (VI, 3, contre V, 11 et d'autres).

Manque de tout fondement; Jamais l'auteur n'a pu dire une chose aussi contraire non seulement aux données de la Genèse, mais aussi à celles des autres livres du Pentateuque (Exode, VI, 16, 18 et 20; cf. Job, XL, 17). Le verset vi, 3, parle d'un délai de cent vingt ans que Yahwé accorda à l'humanité antédiluvienne pour faire pénitence avant de se décider à la détruire par le cataclysme; cf. xv, 16.

donnée d'après L'objection est des plus légères. Il est cer- Abraham eut tain qu'à Tâge de cent ans Abraham avait dé- 3s enfants après passé la limite ordinaire de la procréation le Sara (xxv, 1- d'enfants, mais Fauteur fait expressément in- 3 XVIII, 11-12; tervenir la Divinité, laquelle tenait à réaliser sa promesse qu'Abraham serait l'ancêtre d'une multitude de peuples (q^»i;i l^icn)» ce qui n'aurait pas été le cas si sa descendance s'était limitée à trois peuples seuls, savoir : Ismâël, Israël et Edom. Au lieu de se contredire, les passages cités se complètent et attestent en même temps l'unité de leur composition.

donnée qu'au La contradiction est introuvable : le dernier ; Jacob de Pad- passage cité dit bien qu'Ésaù se sépara de Jan, Esaù était cob et s'expatria à Séir, parce qu'il n*y avait li à Séir (xxxii, pas assez de pâturages pour leurs troupeaux, ! XXXVI, 67). mais cette séparation a eu lieu avant la fuite

de Jacob. Après la brouille qui surgit entre eux à cause des bénédictions paternelles, les deux frères reçurent chacun un lot de troupeaux qu'ils gardaient séparément et de manière à ne plus se rencontrer. Qu'y a-t-il de singulier qu'Esaù, connaissant la préférence de ses parents pour son frère et l'insuffisance du terrain étant donnée, ait mieux aimé aller chercher fortune ailleurs? Si la critique y trouve une contradiction, c'est qu'elle y met beaucoup trop de bonne volonté.

i la nourrice de Ni l'auteur ni le prétendu rédacteur n'auest venue pour raient pu commettre une pareille étourderie ière fois avec d'écolier. La notice sur la mort de cette femme pays des fleuves se trouve enchâssée dans le récit du retour de , contre xxiv, Jacob à Béthel, mais dans un verset isolé et sans lien visible avec le reste du passage, et qui peut avoir eu sa place primitive au chapitre XXIV, après le verset 62 qui relate le voyage de Rébecca. Les reports de versets à des places indues sont fréquents dans la Bible. Mais, même en admettant la relation de cet accident avec la présence de Jacob à Béthel, il n'y a qu'à supposer qu'elle était allée, naturellement avec des familiers d'Isaac, à la rencontre du fils de sa pupille pendant son séjour à Béthel. Cela est dans tous les cas plus raisonnable que l'invention d'une tradition cod-

smpressent d'admettre deux traditions es. La malchance veut que les eunu- 3nt souvent mariés en Orient. L'écha- B*écroule faute de base, et la prétendue 3ition des mots précités dans xxxix, 1, t d'elle-même. L'unité de la tradition aussi de cette considération qu'un )articulier n'aurait pu enfermer son dans une prison réservée aux officiers bideniy 20). Quant à la désignation de p par « rÉgyptien », elle a pour but de intithëse à la désignation de Joseph tt Hébreu » ou « Pesclave hébreu »; is Tordre des choses.

sUe observation microscopique. Les emiers passages racontent que l'argent chat du blé a été trouvé dans les sacs res, d'abord par l'un d'eux pendant taient dans une auberge (^Sd) sur la «suite par tous les autres lorsqu'ils entrés chez eux. Le troisième passage 3 que, revenus auprès de Joseph, ils it part de cette trouvaille par ces mots : ue nous arrivâmes au "j*iSî3» en ouvrant 58, nous y aperçûmes l'argent, etc. »

e désaccord que les critiques grossispoint d'en faire deux traditions diver- Malheureusement, ils ont perdu de vue not "ji^o exprime l'idée de station de général, comprenant aussi bien l'auïue le lieu où l'on demeure (II Rois, ). Remarquer que le mot 'y)Xl ne se pas dans le dernier passage, et qu'en îs phrases suivantes i « Et nous l'avons é de nos mains et nous avons aussi ) d'autre argent » montrent bien qu'il gaiement de leur retour chez eux.

i n'y trouvons rien d'énigmatique. Gain, mé à errer dans le désert, craint d'être it par les chasseurs descendants futurs i, qui le prendront pour un fauve, r les bêtes féroces en cherchant une De là l'expression lM3f D"Sd Ensuite, l'assurance que Dieu lui donne qu'il éservé, il se construit un lieu entouré

^-wr.

F* La chronologie fondamentale du livre ne cadre pas avec tous les récits :

1) Ceux relatifs à Tâge de Sara, xvii, 17, cf. xii, 4, ne conviennent pas à XII, il, et XX, 2-18).

2) Ceux relatifs à Tâge d'Ismaël, XVII, 24, et XXI, 5, 8, ne s^adaptent pas à XXI, 15.

de murs («^j qui puisse lui servir de refuge en cas d'attaque. C'est, je crois, parfaitement clair. J'ajoute que, pour l'auteur des origines, la vie nomade n'a été acceptée par une partie du genre humain que heaueoup plus tard (iv, 20;.

L'auteur de la Genèse, comme d'ailleurs tous les écrivains de l'antiquité, se meut dans une atmosphère poétique et pleine d'événements surnaturels. Selon lui^ à l'âge de soixante-cinq ans, Sara avait conservé toute sa beauté au point d'être enlevée pour orner le harem de Pharaon. Plus tard, âgée de quatre-vingt-dix ans, Dieu lui rend encore sa beauté et sa vigueur juvénile jusqu'à tenter la convoitise d'Abimélec. Le narrateur tient évidemment à donner de belles aïeules à Israël (cf. XXIV, 16; XXIX, 17; XXXIV, 1-3); les critiques en sont scandalisés et cherchent à placer les rapts de Sara pendant sa jeunesse, ce qui revient à la création ad hoc d'un document à tradition différente. Je préfère la charmante fiction populaire de ce narrateur au lourd rouleau rationnaliste des graves critiques.

La considération seule que le t rédacteur » n'aurait pas été assez insensé pour mettre dans sa compilation, l'une à côté de l'autre, deux contradictions aussi flagrantes en donnant à entendre une fois qu'Ismaël était alors âgé de quatorze ans au minimum, et aussitôt ensuite qu'il était encore un tout petit enfant, aurait dû empêcher les critiques de se lancer dans des hypothèses documentaires. Mais il y a plus : la contradiction qu'ils découvrent dans XXI, 15^ vient d'une erreur d'exégèse. Des raisons purement grammaticales exigent de comprendre le verset ainsi qu'il suit : t Abraham se leva le matin, prit du pain et le donna à Hagar, mit une cruche d'eau sur son épaule et la renvoya ainsi que l'enfant. » La désignation par « enfant » (iS^) d'un garçonnet de

3) L^approche de la mort d*Isaac, xxvii, 1, 10, 41, ne convient pas à XXXV, 28, et XXVI, 24.

4) Relativement à Rachel, XXXVII, 10, ne convient pas à XXXV, 19.

5) XXX, 25 et suivantes ne cadrent pas avec xxxi, 38-41.

quinze à seize ans n'étonnera personne ; Joseph est ainsi désigné, malgré ses dix-sept ans passés (xxxvii, 31 ; XLil, 22), ce qui n'empêche nullement de l'appeler aussi c jeune homme » (l3ra) dans un autre passage (xxxvii, 2).

Posée dans ces termes, la divergence est sensible, mais la prémisse n'est pas fondée En admettant, avec Dillmann lui-même, qu*Isaac n'était âgé lors des bénédictions que de cent ans, comme il avait déjà perdu la vue, ne pouvait-il pas dire : t Je suis vieux (cf. xvui, 12) et je puis mourir d'un jour à l'autre • ? Pouvait-il prévoir qu'il vivrait encore quatre-vingts ans? Ajoutons que le narrateur n'emploie pas l'expression indiquant l'approche de la mort comme dans le cas de Jacob (XLVii, 29), et les critiques ont tort d'y lire ce qui n'y est pas.

Une recherche de minuties bien stupéfiante chez des savants sérieux. Joseph, présomptueux, raconte à ses parents qu'il a vu en rêve le soleil, la lune et onze étoiles se prosterner devant lui. Alors Jacob le gronde et tâche de lui démontrer l'absurdité du rêve en lui disant : « Crois-tu donc que moi (soleil), ta mère (lune) et tes frères (étoiles) nous prosternerons un jour devant toi? » La mention de la mère morte est expressément faite afin de faire mieux ressortir l'impossibilité de la réalisation. Il n'y a que l'aveuglement du parti pris qui puisse y voir une donnée chronologique différente.

Le premier passagre relate qu'après la naissance de Joseph, c'est-à-dire après la seconde septaine d'années au service chez Laban pour pouvoir épouser Rachel (xxix, 18-27), Jacob voulait retourner en Palestine, mais qu'il resta néanmoins six autres années chez son beaupère Laban dans de meilleures conditions (xxxi, 38-41). Durant ces sept ans Lia eut six fils et les deux servantes deux fils chacune. Cela se voit encore aujourd'hui dans les pays où la polygamie est en usage. L'impossibilité prétendue par les critiques vient de ce qu'ils supposent une succession régulière pour l'es naissances, mais ni le texte ni le bon sens ne permettent^d'y faire fond.

6) La fixation de Tâge des fils de Jacob donnée ou supposée dans les chapitres xxxii-xxxv et xxix-XLV ne s'adapte pas à XL VI, 8-27.

7) XXXI, 48-50 ne s'accorde pas avec le reste du récit.

8) XXIV, 62-67, est incompatible avec le commencement du chapitre.

Une pareille difficulté insurmontable que poui refusent d*admettre les tions de chiffres dans te Bible massorétique. Ds nous manque deux pri père, l'âge de Jacob à s et la durée de son voya estime avec Dillmann q de cinquante ans, on t récits afférents, qu'à 1 ce patriarche était kgé torze (service pour 1 soixante-quatre ans. Il lors de la vente de José] sept ans, et quatre-vi l'élévation de ce dernic de trente ans. A la Jacob avait cent trent soixante-six ans pour J ans pour Benjamin, si 1 dans l'année où Josepl ^lapn ou ^73 que les fr nier le désigne comme i et n*a pas de significatif Benjamin était père d( Aser de deux petits-er môme terme (XLVi, 12, serrées inaugurent dé extraordinaires de la Egypte (Exode, l, 7, r.

les limites du possible.

Cette assertion repc interprétation du passa sur une confusion non j naXQî voyez notre coi sets.

L'erreur fondamental vient encore d'une fau narrateur, loin de dire q allaient directement i comme l'imaginent la énonce au contraire qi puits à Mamré, près caravane et rentra av

localité où Abraham demeurait depuis la mort de Sara. Voir la discussion de ce passage dans Recherches bibliques, I, pages 457-458 et 460-462.

Nous venons de mettre les lecteurs studieux en état de se prononcer entre les deux argumentations. N'insistons pas. Respectons profondément et sincèrement les savants qui ont consacré leur vie et leurs meilleures forces à soutenir et à propager une théorie que l'amour de la vérité nous oblige à déclarer superficielle et factice. Contrairement à ce qu'ils pensent, la théorie de l'unité, pourvu qu'elle soit placée sur une base non théologique et strictement scientifique, ne trouve dans la Genèse ni répétitions oiseuses, ni dislocations, ni contradictions, ni difficultés chronologiques qui aient le caractère d'une compilation de documents différents. Leur excuse est que la thèse documentaire a été fondée avant eux par une génération d'exégètes qui étaient incapables de se rendre compte, de la nature réelle des narrations de la Genèse. Les commentaires modernes sont, dans leur grande majorité, greffés sur les commentaires plus anciens dont, tout en cherchant à les améliorer et à les compléter par tous les moyens dont dispose l'exégèse actuelle, les auteurs épousent les idées fondamentales, sans jamais se donner la peine de les soumettre à un nouvel examen. Ainsi l'erreur primordiale, loin de diminuer et de s'adoucir, ne fait que croître et se montrer aux esprits dégagés de dogmatisme sous la forme d'une conquête scientifique à laquelle il n'y a plus à toucher. Il faut mettre fin à un état aussi regrettable ; il faut que les partisans de la diversité documentaire procèdent sans retard à défendre leur système avec des arguments plus résistants et mieux choisis; autrement ils risqueraient de former une orthodoxie nouvelle non moins rétrograde et non moins stérile que Tancienne.

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