Léyilique, xvi, 2; cf. le titre poétique D'ïlIIIDn SUT1V
et à Jacob et je vous le donnerai en héritage. Je suis Yahwé »
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pr un tant ces récits, Jérémie les a revêtus d'une forme juridique et en a tiré un chef d'accusation contre Israël, comme c'est l'habitude des prédicateurs et moralistes populaires de fortifier leur morale par des exemples pris dans l'histoire du passé, s'ils ne veulent pas tomber dans Tapologue. Or, n'esl-il pas étonnant que ces deux passages étant étroitement liés i'un à l'autre comme la promesse à Taccomplissement, et dont l'existence ancienne est prouvée par l'usage que le prophète Jérémie en a fait dans ses prédications, aient été doctoralement scindés et partagés entre les auteurs réputés totalement indépendants J et E., car ici il n'y a même pas de compilation élaborée JE, mais simple juxtaposition sans aucune soudure. Personne ne prendra au sérieux le subterfuge absurde que Jérémie ait combiné, dans la première moitié du verset 19, des données puisées à deux documents différents en répétant sans le savoir la manière d'agir du rédacteur de J E, ou R J. Du reste, en ce qui concerne la question documentaire de l'Exode, n'est-il pas hautement arbitraire d'admettre que ce rédacteur ait relaté les deux termes de l'accord entre Yahwé et Israël, l'un avec les paroles d'un auteur yahwéiste, l'autre avec celles d'un auteur élohiste; un rédacteur intelligent ou bien se serait servi d'un seul de ces textes, ou bien aurait mis partout le nom de Yahwé. Notre conclusion reste donc irréfragable, savoir que le texte actuel de l'Exode, iv, 18-23 et vi, 1-9, était déjà considéré comme canonique au temps de Jérémie et partant tellement antérieur à QhO que le contraste des noms divins était devenu aussi indifférent aux lecteurs d'alors qu'il l'a été pendant de longs siècles jusqu'au réveil de la critique.
Le peuple rebelle agit d'une manière insensée et ne prend pas la peine de réfléchir; l'immense océan arrête ses vagues furieuses à la mince lisière de sable que Yahwé lui a posée
recette de la fabrication de ces substances et en réglementent l'emploi dans des cas nombreux avaient force de loi longtemps avant l'époque de Jérémie et ne sont pas une invention de la période de l'exil, laquelle, ainsi que le prouve le projet de restauration du prophète Ézéchiel, était peu disposée à introduire des rites très coûteux. D'autre part, entre le point de vue d'Isaïe II et celui de Jérémie à ce sujet, il y a une opposition diamétrale : le premier se plaint de ce qu'on a trop souvent négligé les offrandes d'encens, le second dit au contraire qu'il ne veut pas qu'on en offre, mais tous deux attestent que ces sortes d'offrandes étaient inséparables du rituel officiel. Le paragraphe suivant nous fournira l'occasion de préciser le sens de cette négation dans la pensée de Jérémie.