‹ Recherches bibliques (volume 2)Chapitre 88 sur 140 · DEUTÉRONOME · texte numérisé non relu

DEUTÉRONOME

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L'identité du cadre et de Texposition dans les d( ceaux saute aux yeux et laisse à i'arrière-plan la d des mots. Le narrateur de la pièce deutéronomique après la désolation prévue du pays. Les païens qui € témoins se demanderont pourquoi Yahwé a si sé^ traité cette terre, et ils se répondront aussitôt à eu que c'est parce que ses habitants avaient abandonné que Yahwé conclut avec leurs ancêtres et s'étaient tou le culte de dieux étrangers, jadis inconnus d'eux. Yah porté de colère, déversa sur cette terre toutes les niai énumérées dans l'acte d'alliance, en chassa les habita jeta dans un pays étranger comme c'est actuel lemen La pensée se développe avec une suite et une logiqu cables; les heurts et les incohérences signalées dans de Jérémie font absolument défaut; l'imitation, quoi bellie par des figures poétiques, ne vaut évidemment ginal. En dehors des défauts déjà mentionnés, on r que contrairement à la rédaction deutéronomique J( oublié de parler de la terre dans toute la réponse, qu but mj;n> xb ItyX ^"^ ^^^ topiquç quand il se rapf dieux étrangers se change en une figure pâle Ion appliqué aux peuples au milieu desquels les exilés so portés : les noms ethniques n'intéressent guère ceu malheur a arrachés de leur sol natal. Enfin complélo rie par une autre observation^ la mention des plantes

la considération que tous Uis pronostics ne sont pas effra puisqu'il y en a qui présagent la paix et le bonheur, cett terprétation empêche toute liaison du verset 2 avec le res discours. Ce sens fixé, nous faisons remarquer que, au de vue de la philologie comparée, a^joi^fn nnX découle c tement du-jinxb VJD du récit de la création des corps ce dans la Genèse, i, 14; cf. l'emploi de j-)lX ^ propos de 1 en-ciel, ibidem, ix, 12-17. Les critiques assignent tou passages à Tauteur sacerdotal ou P.; j*ai discuté cette bution dans mes Recherches bibliques; pour le moment, suffit d'avoir prouvé que ces textes avaient déjà au lem| Jérémie la notoriété et l'autorité des autres sources du P teuque.

Le morceau x, 19-20 et 23-25, contient une plainte raél exprimée par la bouche de Jérémie : J'ai été trop fn ce n'est pas une douleur passagère que l'on supporte patience ; mes tentes sont affaissées, abîmées, mes enfar ont quittées et sont disparus sans avoir la possibilité ( redresser. Puis vient cette réflexion qui est en même t une demande de vengeance.

^3. Je sais, ô Yahwé, que ta voie (= ta manière d'agir) n pas être jugée par l'homme, que l'homme éphémère n'a pas h de diriger ta marche (-^t^ï riN pnb po^ir IlSTï PK )'»3i-n).

24. Châtie-moi, ô Yahwé, mais par (ta) justice, non par tac de crainte que tu ne m'affaiblisses trop.

25. Verse ton courroux sur les peuples qui ne te connaisser sur les races qui n'invoquent pas ton nom, car ils ont dévor dévoré, anéanti Jacob et changé sa demeure en un lieu de lation.

La locution jaStt^ÛD ID'^ ^^ DSll^ûb ID^ ^^ trouve e deux fois chez Jérémie (xxx, 1 1 ; xlvi, 28). Conna l'usage de cet auteur et de son école de puiser fréquenr des mots saillants à des sources antérieures, il est assez bable que le modèle en est Isaïe, xxviii, 26. Ce dernier set, jeté dans un milieu qui ne lui convient pas, a été vi

maudit. Celte admonestation doit être répétée dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem en ajoutant que par suite de l'obstination à ne pas entrer dans l'obéissance, Yahwé accomplit à l'égard de leurs ancêtres toutes les paroles que contenait cette alliance. Malgré cela, ils continuent à imiter les actes idolâtriques de leurs pères et abolissent l'ancienne alliance. Dans ce discours figurent quelques expressions empruntées au Pentateuque. Le membre de phrase bn3n nSD anVO yiNO (*) ^ ^^n parallèle dans le Deutéronome, iv, 20, mais l'imitation de Jérémie résulte sans le moindre doute de l'interversion malheureuse des deux termes de comparaison, tandis que le Deutéronome a la construction naturelle et logique Q^nvOD btlSH HIDD- Une autre terme intéressant est n^-|2 ISn C^^h ^"^ revient encore plusieurs fois dans le livre de Jérémie, mais qui, au sens particulier du pacte conclu entre Israël et Yahwé, a pour point de départ la Genèse, xvii, 14, s'appliquant à l'alliance avec Abraham, puis dans le Lévitique, xxvi, 15, 44 et dans le Deutéronome, XXXI, 6 , 20 , où il se rapporte à l'alliance renouvelée avec Israël. Mais le fait le plus important est celui-ci: Dans le discours si diffus que nous étudions, non seulement il ne croyait pas nécessaire d'indiquer quelles sont les ordonnances auxquelles il veut qu'on apporte une obéissance absolue, mais il présume que tous ses auditeurs connaissent les terribles peines énoncées dans le contrat d'alliance contre les transgresseurs (XOXI

nxtn nnan nan bs nx nn^bir» 8). Ce contrat était donc

un document écrit, stipulant à la fois les obligations auxquelles ils devaient se soumettre et les punitions qu'ils encourraient en cas de désobéissance, et comme l'idée de punition suppose celle de récompense, nous avons la certitude que du temps de Jérémie, tout le monde en Judée connaissait la teneur de certaines péricopes du livre de la Loi qui exposent les récompenses et les peines relatives à l'accomplissement ou à la transgression de ces lois. Le Pentateuque contient deux documents de ce genre : le chapitre xxvi du Lévitique et le chapitre XXVIII du Deutéronome. Que Jérémie ait fait allusion à Tun d'eux, cela va sans dire, car un troisième document analogue n'a jamais existé. Pesons les faits, bien qu'après les détails

aux oiseaux rapaces. Il ne doit pas fai] ni présenter de condoléances, car (^ g ront dans ce pays, qui ne seront pas e

public (anb MQD^ N^l)' PO"^ lesqueh déchirures au corps et on ne s'arrachei

devant (onb nip' x^i mjn^ «bi)» ^^

bres existent en grande partie aujourd sauf la tonsure près du front, qui a pris fication chez les chrétiens et les musulmj dernes reconnaissent l'authenticité de c( servent pour invalider celle du Deutéro sant remarquer que ce qui est rigourc ce dernier lieu, est supposé parfaiteme Cette remarque est hautement caractérii tière. Je ne ferai pas valoir que les Juif serve ces cérémonies funéraires dans défense de la Bible et des codes rabbii ment que c'est plaisanter que de préten contemporains semi-païens de Jérérni mettre en pratique, doit être considéré de vue de la religion monothéiste. On psychologique en question a découvert < le Deutéronome d'ériger des ma§$ebot ( veraitque tous -les passages des anciens cette sorte de culte sont des interpolatic tenant, sous des prétextes les plus futile Ton confie la charge de détruire Tauthe Deutéronome. Ils ont malheureusement tion du dernier code est à ce sujet plus ] Lévitique, où la défense de ces cérém classe sacerdotale (xxi, 5); il aurait d de condamner des actes sur lesquels n'étaient pas d'accord.

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