‹ Recherches bibliques (volume 2)Chapitre 91 sur 140 · T. — XXXIV · texte numérisé non relu

T. — XXXIV

A force d'insistance Jérémie avait obtenu dans une gra assemblée, dans la cour du temple, la promesse solennelle roi et des chefs de donner la liberté à leurs esclaves na

Isaïe I".

Isaïe V* habitait Jérusalem. Sa vocation prophétique date de Tannée de la mort du roi Ozias, vers 740 avant J.-C. Il était marié et père de plusieurs enfants auxquels il a donné des noms significatifs. 11 a successivement assisté à de graves événements politiques : l'irruption des Éphraïmites et des Damascéniens en Judée (vers 735), la soumission d*Achaz à l'Assyrie, la destruction du royaume d'Israël et l'invasion de Sennachérib (701). On n'a presque pas de données sur sa biographie.

Ses prophéties, qui sont représentées par la plus grande partie des trente-six premiers chapitres du livre d'Isaïe, ont un but politico-religieux et s'occupent très rarement de l'histoire ancienne d'Israël ou de l'organisation cultuelle du temple. Malgré ce caractère peu sacerdotal, nous croyons devoir appeler l'attention sur quelques points qui intéressent l'étude littéraire comparée. Notre méthode reste toujours la même : d'abord la discussion relative à l'authenticité et la date du texte, ensuite l'exposé des conséquences qu'il est permis d'en tirer. Pour les prophéties isaïques, la question de l'unité sera souvent très ardue, la théorie émiettante de la critique moderne y ayant sévi avec encore plus d'audace que d'ordinaire. La discussion à laquelle je passe sans autre préambule donnera une idée exacte de ces sortes de problèmes.

Le i*"* chapitre forme dans le texte reçu une pièce entière et séparée du chapitre suivant qui porte un titre particulier (il, 1). Comme la suscription I, 1, où il est question du rôle prophétique d'Isaïe durant les règnes consécutifs des quatre rois : Ozias, Jotham, Ahaz et Ézéchias, constitue visiblement le titre général du recueil, il résulte, soit que ce chapitre manquait primitivement de titre, soit que le titre primitif a été supprimé par le compilateur et remplacé par le titre d'ensemble. En ce qui concerne le discours même, nous avons à en établir l'unité et la date et dans ce but nous aurons surtout en vue le commentaire du D' B. Duhm qui représente les

18-20*; le mal est déjà bien léger aux yeux de ^ puisque, à défaut d'une preuve contraire, il admet isaîque du dernier groupe. La contradiction n'existe versets 5-9 tracent l'image de l'état actuel, lequel pn désolation du pays autour de Jérusalem qui contient reste encore intact ; dans 1 8-20, il prédit aux Hiérosol un retour de la fortune s'ils consentent à s'amend ruine complète s'ils persistent dans leurs errements, sens vigoureux de -i^s^H 2in • ^^^^ serez consumé terminés) par l'épée >. L'observation de M. Cornill n lifiée que lorsqu'on lit et traduit avec M. Duhm îj^^j^ a vous mangerez (= goûterez) Tépée (sollt ihr das kosten) ». Du reste, l'embarras de ces savants critiqt principalement de ce qu'ils ont suivi sans l'examiner de la traduction ordinaire du niphal nPIDIJ P^-r « dis (lasst uns rechten), comme s'il y avait nPIDina (cf- VI, 2); après les désolations mentionnées dans 5-9; h sion entre Yahwé et son peuple serait en effet trop Mais le verbe nD13 signifie uniquement c se réconcili la paix l'un avec l'autre » (Genèse, xx, 16; Job, x: Yahwé, après avoir été sévère dans la répression, c se réconcilier avec son peuple tant qu'il en reste er dernier noyau ; la seule condition est le retour sine doctrine, autrement, le châtiment sera consommé san Nous avons maintenant une base sûre pour déteri date de toute la péricope. L'accusation si grave d'ave donné Yahwé (4) et de trouver un plaisir dans l'a des chênes, c'est-à-dire des idoles faites de bois (29) implique d'autres idoles faites de métaux précieux ( une pareille accusation ne convient nullement au mo Jérusalem était entourée par l'armée assyrienne, exclusif de Yahwé a été restauré par Ézéchias avant nement et Sennachérib y a même fait allusion en ace roi juif d'avoir démoli les anciens autels à l'excepti seul (celui de Yahwé), sur lequel tout le culte sac avait été concentré par son ordre (xxxvi, 7); en bo

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