TOK^, le peuple dira à Sion des paroles encoufa
géantes : il n'y a rien à craindre désormais; Yahwé, qui demeure au milieu de toi, est assez puissant pour te sauver de n'importe quel ennemi (y^^u^'l^ -1^3) ; il médite (sousentendu :
naifân» «le bien »; cf. l'opposé ni^nn tt^^nno» ^ Samuel, XXIII, 9) par suite de son amour pour toi ("insnîO)' ^' ^^^ ''®'" lement bien disposé envers toi, qu'il pousse des clameurs joyeuses (n3l3 "pVy b**!!')* ^^^ images empruntées à la vie familiale marquent énergiquement la satisfaction suprême qui se sent heureuse de voir tout le monde heureux autour de soi.
17. Continuation de la même pensée en employant la première personne du singulier.
Mais la plus grande partie du verset a été étrangement mé ■ connue. Les Septante rattachent la première phrase au verset précédent et le traduisent « comme au jour de fête > (fiç èv Yi^px lopnjç), donc^iyîjo mSr) au lieu de TjriSÇ '•J^IJ- Le reste n'est qu'une série de non-sens : «je rassemblerai tes blessés > •îf»2D PO^^^&D^)» ^ hélas, qui a pris la honte sur elle? w (xal «/«$&> Tovç7vyTirpi^iiivovq<JoV oialrtç cXaêsv ovetcîto'iiov eir ocvrnv). Par suite d'une curieuse inadvertance, la Vulgate confond l'hébreu ijî|3 avec le latin nw^tip et traduit : « Les plaisanteurs qui
se détourneront de la loi je rassemblerai > ('^nSONlVISp ^J13» comme si *]t;iû pouvait signifier « loi >), ci parce qu'ils furent de loi > (îpn nst?)» * ^^° Q"® *^ n'aies plus honte » (nnxtÇ/Ç
pour nxiz^) ^ ^^"se d'eux > (nsin uTvhv P^^^ îrby
nSin)- Luther a trouvé moyen d'y placer son horreur deVoptis operandum : « Ceux qui étaient angoissés par des préceptes, je les retirerai, qu'ils viennent de toi; lesquels préceptes étaient leur charge, dont ils avaient honte > (Die, so durch Satzungen geàngstet waren^ will ich wegschaffen, dass sie von dir kommen ; welche Satzungen ihre LUst waren^ davon sie Schmach hatten.) Enfin, la critique moderne paraît très désireuse d'y trouver l'idée de communauté qui marque l'époque postexilique : « Ceux qui ont été dispersés de la communauté, je lésai rassemblés, ils sont à toi, et aucun outrage ne se manifestera contre eux » (Die von der Getneinde versprengten habe ich gesammelt, sie gehôren %u dir, und keine Schmàhung wird laut gegen sie. W.)» H faut avouer que, malgré la supposition, du reste bien énigmatique, puisque ^i^io ne signifie jamais € communauté > (Gemeinde), le verset n'a rien gagné en limpidité, car, d'une part, on ne sait guère ce qu'y cherchent les mots a ils sont à toi > ; d'autre part, le mot •ïj^j est accompagné d*un point d'interrogation par le commenta- Icur lui-même. A mon avis, le verset devient intelligible quand on lit rtj^y au lieu de "nSD, et ijîjjû ^" '*^^ de >jî)3 : « Ceux qui étaient écartés, éloignés («^Ji^ijo, hophal de njn =
nJ') d^ '*^^ d^ l'assemblée (= du temple; cf. Lamentations, 11, 6; Psaumes, lxxiv, 8), je les ai rassemblés, ils se sont joints à toi («^i,-] rtprf pour '-] nsp), afin que tu ne supportes
pas la honte à cause d'eux. » 11 s'agit des exilés éphraïmites qui sont depuis longtemps éloignés du temple de Jérusalem et vivent dans ladiaspore au milieu de peuples étrangers, événement qui était une honte perpétuelle pour les Judéens qui proclamaient partout la toute-puissance de Yahwé. La foi que les frères déracinés de l'ancien royaume d'Israël retourneront dans la patrie pour que, unifiés à Juda, ils partagent avec lui les félicités de l'avenir, n'a jamais abandonné les prophètes, et il eût été étrange de ne pas en trouver trace dans les prédictions de Sophonie. Cette intention rend toute la clarté désirable aux expressions, très vagues en apparence, des versets suivants.
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■^« irch