Cf. rStôh ^ISX Crtlb Wpi (Nombres, XVII
€ L^obligation acceptée par la communauté relativement au code d'Ezra fut l'heure de la naideance du judaïsme» Le peuple dMsrael est devenu une communauté cultuelle qui vit, sous la direction sacerdotale selon la loi de son dieu^ toutes les vocations nationales subordonnées au cultuel, qui relègue les affaires nationales et d*État aux espérances messianiques et les ajourne ainsi. A la place du peuple et de l'État vient la théocratie (Josèphe c. Apion, n, 16). La tentative inaugurée par le Deutéronome pour soumettre le peuple, au moyen d'une loi écrite, aux exigences de la prédication prophétique, est parvenue à une conclusion relative; Tidéal d'Étéchlet d*une communauté qui fait du culte de Yahwé la vocation de sa vie, a été réalisé. Par un décret légal, cet idéal a été déclaré état légitime > {Die Verpflichtung der Gemeinde auf Estas Gesetzbuch v>ar die Geburtsstunde des Judentumê. Ans detn Volke Israël ist eine Kultgenossenschaft geworden, die unter priesterlicher Leitung nach dem Gesetze ihres Gottes lebt„ Aile Dolklichen Aufgaben den kultischen unterordneU die nationalen und staatlichen aber der messianischen Hoffnung zu weist und damit vertagt. An die Stelle von Volk und Staat tritt die Theokratie {Josephus c. Ap., 2, 16). Der mit dem Deuterùnomium (§121) einsetzende Versuch, das Volk dur eh ein geschriebenes Gesetz den Anforderungen der piophetischen Predigt %u unterxoerfen, ist zu einem jrelativen Abschluss gelangt; Ezeôhiels Idéal (§ 12î>, 1) einer Gemeinde y die den Kult Jahves zu ihrer L^ensaufgabe maeht, vermrklicht. Durch einen Reehtsakt ist dièses Idéal fur den legittmen Zustand erkl&rt M>orden).
LHmportance de cette conclusion, pour le savant théologien, se voit par le large et accentué exposé qu*il lui consacre. Le rôle exorbitant attribué à l'œuvre d'Ezra, que rien ne fait pressentir, avait besoin d'être inculqué à force de répétitions éloquemment variées. Pour ceux qui, comme nous, sont réfractaires aux déductions de la forme décrétante, les doutes signalés au cours de ces antinomies restent debout* En nous tenant sur la base des documents, nous ne reconnaissons ni l'importation d'un code nouveau (P^ •+• P'^) par Ezra, ni l'acceptation solennelle par le peuple de ce code en particulier dans
blée convoquée par Néhémie, dans laquelle Ezra fut i lire des extraits du Pentateuque, vraisemblablement icopes contenant les lois morales et les rémunérations et mauvaises qui sont réservées à lanation^ selon qu'elle }u rejettera les commandements de Dieu. Loin d'avoir \ à propager un nouveau culte, Ezra se tint à Técart treize ans, et l'appui même de Néhémie ne le rendit pas if en dehors de son métier de scribe casanier ou d'interie la loi. L'état politique n'a guère changé : depuis 3el jusqu'à Néhémie, la Judée avait des gouverneurs éhémie, v, 14-15), et les grands prêtres n'ont laissé à e aucun fait remarquable. On ne saurait donc qualifier iocratie i^ l'état postexilique de ce temps. Josèphe entend iocratie un mode de constitution où le grand prêtre ; affaires du pays en même temps que les affaires culà la façon de Simon le Juste. L'idée de la communité lement étrangère à cette époque, comme d'ailleurs à es autres époques du judaïsme. On n'emploie l'expresipn^ jamais seule, mais toujours en connexion d'état
it avec ^{{"li^' ^^ alors même uniquement dans le sens collectivité de croyants et de fidèles : nOiD HTOX "D BfTIpn "^asb bXTlî^» ^'* communauté d'Israël ^vant le Saint, béni soit-il, etc. x>. Dans la plupart des cas, national Israël seul est employé : -|];v3 V'^YW bX'^B^» se trouve dans des conditions pénibles ; » jyijffj^ pj< j (Sanhédrin, p. 99, a), c Israël n'aura pas de messie el (Dieu même le sauvera). C'est commettre une tude historique que de parler d'un obscurcissement inct de nationalité à n'importe quelle période de la disjuive.
m. En parlant des collisions survenues ultérieurement peuple et l'exigence des gardiens de la loi, il fallait au lire mention de la vaste littérature apocryphe, pseudohique et sectaire qui a préparé la naissance du chris- ^ On est étonné de voir supprimé, d'un trait de plume^ ise travail de transformation durant plusieurs siècles, ians le seul but de pouvoir proclamer dogmatiquement.
non seulement l'infériorité biocale de Tisraélitisme aux conceptions du Nouveau Testament^ mais aussi Tantériorité chronologique du christianisme sur le judaïsme proprement dit : a Toutefois, si on regarde de près, la loi n'est parvenue à emporter la pleine victoire sur la nature du peuple qu'après la ruine du peuple et après que la conception prophétique de la religion enchâssée dans la loi, ait repris naissance dans le christianisme sur un degré supérieur; cf. § 1, 3 > (Genau genommen istjedoch dos Gesetz %u vôlligem Siège uber die Natur des Volkes erst naeh dem Untergange des Volkes gekommen, und nachdem die im Gesetze eingebettete prophe* tische Auffassung der Religion im Christentum aufhôherer Stufe wiedergeboren worden war, vrgl ; § i , 3). Dans nos observations sur ce paragraphe introductoire, nous avons relevé la double illusion qui réside dans ce jugement. Au point de vue historique, le christianisme, saturé de pseudo-épigraphie, n'a que l'accoutrement prophétique, la robe qui ne fait pas le moine, suivant l'adage populaire. Pour le fond, il représente l'esprit gréco-romain de l'époque, se résumant dans la divinisation des empereurs, qui est elle-même la résurrection du totémisme primordial avec le cortège du mysticisme le plus repoussant. Au même moment où Israël perdit sa base terrestre, le monde s'est vu enlever son droit à l'existence, car la nouvelle secte ne s'est déclarée nomoclaste qu'en conséquence de son principe qui fait table rase de l'état social général, de ses vertus comme de ses vices. Le mariage est envisagé comme un mal irrémédiable^; les liens de la famille sont dissous*, le travail méprisé', la mendicité recoiûmandée^, la dignité humaine avilie*^, les opérations magiques sont présentées comme preuves de la divinité de celui au nom duquel elles sont accomplies% la raison est