‹ Recherches bibliquesChapitre 65 sur 84 · A peine Yahwé mit-il le pied sur le sol (tçv) qu'il fit · texte numérisé non relu

A peine Yahwé mit-il le pied sur le sol (tçv) qu'il fit

aplanir (nnio^i) la terre, car la voie que le roi veut parcourir doit être unie et sans inégalités (Isale, xl, 3-4). J'attribue à *no la signification de « étendre > que cette racine possède en arabe. Le contexte qui a trait aux objets élevés favorise cette interprétation. W. corrige jj^û^v ^^ q^î ^^ strictement possible.

Yahwé jeta-t-il un regard (nxi) qu'aussitôt il fit débander les peuples. Pour^R^"), comparez niJiN mn» ^ délier, défaire les

nœuds ou les liens >. Les nomades qui habitaient entre le Sinal et l'Egypte fuirent à la débandade. Le reste ne présente pas de difficulté : oc Les montagnes et les collines éternelles furent broyées et s'affaissèrent; les routes antiques, jadis parcourues par tant de bédouins, furent à lui seul : il les occupait toutes et personne ne pouvait les parcourir sans sa permission. Le poète pense naturellement à la marche d'Israël dans cette région, conduit par Yahwé môme. C'est, à mon sentiment, le sens le plus simple de ^^ Q^p-j^ niD^bn ^"^ W. prend pour une qualification de montagnes : ce Les montagnes sont appelées les voies éternelles de Yahwé, parce que les nuées d*orage où il apparaît passent sur les montagnes qui limitent l'horizon. » Mais, d'après son interprétation du verset, le poète ne parle point de nuées. Quanta la remarque que ^ uh^^ m3^*?n ^^' passe la longueur du verset {der Vers wird ûberfûUt)^ elle est écartée par l'analogie de "irrOJ^ U^2 DK ^^ verset 8.

7. Les Kuâan et les Midianites habitent à Test du Sinal; ils ressentent la secousse de ce qui se passe à Touest ; leurs tentes en tremblent. Les Kuâan semblent avoir été une tribu du sud ralliée aux Midianites, probablement les nommés qh datis

I Chroniques, iv, 40,

3*. Apprêts guerriers de Yahwé à son approche de la mer.

Arrivé près de la mer, Yahwé fait des préparatifs de combat ; il monte sur ses chars tirés par des coursiers préférés, bande son arc et met la mer en fuite* Dans l'imagination, le poète le voit faire et lui adresse la que^^tion si ces apprêts visent à dompter la puissance immense des courants d'eau qui affluent à la mer (Ecclésiaste, i, 7), et surtout la mer ^Ile-même, lesquels auraient attiré sur eux sa colère extrême. Les événements auxquels il assiste peu après donnent la réponse à sa question.

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