‹ Recherches bibliquesChapitre 67 sur 84 · A lire m^r\ iTlV» ^^ JTIÏ^» • mettre à nu, découvrir · texte numérisé non relu

A lire m^r\ iTlV» ^^ JTIÏ^» • mettre à nu, découvrir

insi que je Tai proposé depuis quelques années dans le Jùwal asiatique y les mots tçjj n'tfâD niJ^3lS^ représentent le nom

ropre de l'arc de Yahwé, naturellement un nom de défi et 'avertissement à Tadresse des adversaires éventuels. Je l'ai 'aduit par : « Les conjurations des tribus (ennemies), ce sont es paroles (et pas davantage), nt ce qui marque bien énergiuement la vanité des cqalitions humaines pour contrarier le essein de Yahwé : un trait de cet arc les anéantit à tout jamais. ynX j;j53n nînnj- Le verbe j;p3, a fendre, » régissant

es matières solides, peut signifier c faire jaillir Peau cachée edans ou dessous, ]> mais appliqué aux amas d'eau, il signie au contraire t les faire disparaître, les faire tarir ». Étant }nvaincu que dans les versets 8-1 0 il s'agit exclusivement de 3s masses liquides, il m'a semblé tout d'abord nécessaire de Lire la transposition y-^x ninni i^MH» « tu as fendu (dédire) les fleuves de la terre ». Celle phrase répondrait pour î sens à Psaumes, Lxxiv, 1 5 * : jn^^K mini nttain nnx» tu as séché les fleuves permanents, » et verbalement à Thélistiche précédent, 15 a : ^nîl pj^O nj;p3 nnX» Q^^ 1 [ielques-uns,sans égard au parallélisme, traduisent à tortpar: ^ Tu as fait jaillir des sources et des torrents. > Toutefois, en tison de l'unanimité de la tradition textuelle, il sera plus mple de faire de y-ijj le sujet de y]55n : la terre fait jaillir

3S rivières par l'effet de la peur qui l'empêche de retenir dans m sein les eaux souterraines. C'est pour la même cause que s nuées lâchent, à la théophanie du Sinaï, les eaux qu'elles inferment pendant le calme atmosphérique (Job, xxvi, 8). is un poète n'y manque; tous font intervenir éventuellement le forte pluie mêlée de grêle (Juges, v, 4 ; Psaumes, Lxvm, 10;xviii, 11-14).

10. Yahwé, dans son formidable équipement guerrier, lerche à traverser la mer, mais à peine les flots (lire nvvTj

1 lieu Q^-in> ^ montagnes, » pour lesquelles il n'y a pas de ace ici) le virent-ils, qu'ils se mirent à trembler (ïi^^n^). îtte correction est rendue certaine par la variante q^jj ^ijn

iVrP (Psaumes, lxxvii, 17) qui est tirée de notre verset. Le courant des eaux (de la mer) s'en alla, disparut (nij T3J^ D^D)» l'abîme donna de la voix (^^p mnn ?n3)> c'est-àdire poussa un cri de détresse; puis, devenu subitement muet de frayeur, éleva ses mains silencieusemcjnt (q'^t = q^ pour Df^; Ézéchiel, xxiv, 17) pour faire acte d'adoration à l'adresse du Dieu irrésistible. En traduisant -|3j^ q^O q^Î par : € une ondée se déversa (ein Platzregen ergoss sich), W. a été empêché de saisir l'allure régulière de la description. L'élévation des mains constitue le geste de la bénédiction (Lévitique, IX, 22) et de la prière (Psaumes, xxviii, 2), synonyme de

4*. Écrasement de l'ennemi et délivrance d'Israël.

11-13. Maintenant Yahwé marche au milieu de la mer, ou plutôt sur le sol que couvraient quelques instants auparavant les eaux de la mer si soudainement disparues. 11 y rencontre Israël impuissant entre les griffes d'un ennemi formidable et acharné à l'anéantir. Yahwé s'empresse d'engager la bataille et ses flèches volent vers les masses compactes des féroces persécuteurs. Le moment est solennel au plus haut degré. Le soleil et la lune s'arrêtent pour voir la scène grandiose et font leur course à la lueur des armes de Yahwé. La bataille se termine naturellement en peu de temps : l'ennemi est annihilé et Yahwé atteint son but de sauver son peuple de prédilection.

1 1 . A suppléer ou à sous-entendre qj entre tjfoiy et jyys ; le singulier ^gn se rapporte à chacun d'eux, le pluriel y^^ à tous les deux. — nblîî» * ^^^^^ ^^^^ ^^ demeure, savoir le ciel; » cf. nn^3 = n^33 (Psaumes, lxviii, 8); la correction nbut 1*ipV serait possible. Il s'agit d'un arrêt spontané, d'un

instant qui n'interrompt pas le cours de ces astres, lesquels, quoique doués de lumière, marchaient, non comme d'habitude au milieu des ténèbres, au milieu de la lumière jaillissante des flèches et des scintillements produits par les lances (ou les javelots) de Yahwé.

12. Combat contre les ennemis d'Israël (= le& Égyptiens). L'expression y-j>{ Tj?vn> ^^ tu foules la terre, » ne signifie rien.

VIV IVVn» • ^^^^ colère tu foulas le tyran, » savoir on. Une corruption identique s'observe aussi dans nDîTI Ûtt^a V"IX» où il fstut lire vs DDIZ^S ynv nam» dont istiche parallèle est yjj^^ n^jj^ VnSÏ^ mill (Isaïe, xi, 3 n^-);! de notre verset pouvaient aussi être qualifiés Q^v^iy , XXV, 3) et c^^BH (Psaumes, ix, 18).

nx>r« Le verbe xv^ signifie souvent « inaugurer le cona- (II Samuel, vi, 24). Le nom abstrait j;;^^^, c salut, » est >yé ici deux fois comme un infinitif c sauver; » cf. f'ppj , VIII, 5), Il n'est pas indispensable de ponctuer ya»V'? =

1^ (contre W.). Israël est à la fois le peuple et Toint de é. W. fait la remarque suivante : c Dans le temps pos- [ue, la souveraineté passa du roi à la communauté; Ise^t le messie, Israël le prêtre, Israël le prophète, aumes, xxviii, 8 (lisez loy'^ jj;) ; LXXXiv, 1 0 ; lxxxix, 2; cv, 15, et Daniel, vu, 27. » Cette remarque, tendant forcer l'origine prétendue postexilique de notre psaume, ue entièrement son but : Israël est bien TOintou le Messie 3), mais uniquement comme Prêtre-Oint (n^u^b în^)» nent comme Roi-Oint ou Messie politique (n^fi/D ihD)- '^

Ole de prêtre et de prophète à l'égard des autres peuples initie aux théories du yahwéisme (Isaïe, lxi, 6). A [ue postexilique, Tacceptalion du titre royal par la comuté aurait été souverainement ridicule; c'est pourquoi on 3rchait siéperdument le titulaire inconnu. Point curieux : les, LXXXIX, 31), 52, rapportés à la communauté, traitent, ]ue les versets 37 et 50 le disent expressément, de la lipersonnelle de David, dont le dernier descendant subit le iage et le sarcasme des autres peuples. Passons.

n n^3D tt^NI ®st le même que le y>-|y du verset précé- Voir le commentaire.

^ mb^ ni")y (pour niny)» ^^ ^^ ^s démoli la base ».

ITT ç

a TIDM iy ny ny (Psaumes, cxxxvii, 7).

L'ancien drame se termine ici : Pharaon et son armée sont anéantis. Israël est délivré.

3^ Prière à Yahwé de se manifester comme sauveur dans la crise présente.

14-16. C'est la partie la plus méconnue de ce chapitre et aussi celle qui a une importance capitale pour la* question historique. Wellhausen a bien senti que le passé et l'avenir y sont singulièrement compliqués. Mais, au lieu de me rallier à l'idée que le poète ait recommencé à peindre le passé avec les couleurs qu'il désirait pour l'avenir, je pense que l'avenir seul est l'objet, non pas d'une description idéale, mais d'une fervente prière rappelant Turgence d'agir présentement comme dans l'antiquité. La crise du présent est incontestablement marquée par le verset 1 6 ; ce verset doit former la transition entre les événements passés et les événements désirés et être placé par conséquent en tête du groupe, et les deux autres le suivront très naturellement sans autre correction que celle d'une lettre, qui fait disparaître la forme du passé qui a été la cause unique du malentendu qui a égaré les exégèles.

16. La reprise avec une intensité, largement développée au début de la prière (m, 2 a), exprime la gravité du péril. Là il se contente d'un coup de pinceau léger : c J'ai entendu l'annonce de tes œuvres et j'en suis saisi de crainte pour l'avenir de mon peuple. » Ici il dit : « J'ai entendu (les prévisions du prochain avenir) et mon intérieur en tremble (tjnni ^D^ 12W ^ifâs)» d^ ^^ ^^^ ^^^ lèvres frémissent (^nStt^ ibSîf bipb) J^t carie entre dans mes os Oovyi Dpi XW) = j® ^^ sens périr de consomption et je tremble de tout mon être (îjnjj ^nnm)- Impossible d'exprimer plus énergiquement le pressentiment du danger imminent.

Le motif de cette terreur extraordinaire est le fait appris que tu laisseras (lire n^jn ^c;^ pour niax mfiO pour (nous préparer) un jour de détresse {'rn^ DVb)' ^o^^^r (mbï^b' ^ousentendu IJ^'^J^, « contre nous ») le peuple qui nous ruine par ses bandits (îj^iji DVS)* J'^i rappelé plus haut les dévasta-

tions dont la Judée avait à souffrir de la part des bandes pillardes chaldéennes comme un acompte de la ruine totale

survenue plus tard. C'est cette certitude qu'au lieu de mettre fin aux iniquités du début, Yahwé laissera croître la puissance de rËtranger jusqu'à attaquer son peuple, qui cause le douloureux étonnement de Habacuc. Aussi sa prière devient-elle explicite et précise-t-elle ses vœux.

1 5. Ce verset, tout d'images reprises du verset 8, qui fait mention des coursiers de Yahwé, a sa place adéquate avant verset 14, répercutant les tonalités de verset 13. D'autre part, la prière, réduite à un bref développement de la supplique initiale c laisse vivre ton œuvre (= Israël) durant (ces) années > (in^^PI D^JBf 3"lp3 nb^s)^ *• devient évident que le n de np-n, qui donne à ce verbe la forme du passé, est Taltéra-

tion d'un -], ce qui rétablit la forme primitive du désidératif exigé par le sens d'ensemble; ainsi : njn, « fais foulera tes

coursiers la mer (qi^), la masse (ion) des grandes eaux ».

Par ces épithètes, l'écrivain désigne les ennemis de son peuple en général (cf. Psaumes, xviii,1 7-1 8; cxliv,7; l8aïe,viiï, 7-8, passim).' Le verbe ny^ régit tantôt 3, tantôt l'accusatif (Isaïe,

Lxiii, 3 ; Lamentations, i, 1 5).

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