Modifier de même F\2T>i ^n n3pJ> • transperce avec
tes bâtons (Tj^jppa pour vfâÇSl) de fer (= tes lances) le chef
de ces bandits (ly-ifi P^ur 1T"IS)» c'est-à-dire des chefs de
bande (= ^^^;i igfX"!» ' Chroniques, xii, 18), qui terrorisent les habitants des campagnes par leurs irruptions (tij^d^ ^3V^Bnb) ^^ auxquels il vient d'être fait mention verset 16.
Ces bandes sont si féroces, que leur plaisir particulier (lOb CnîP^V P^^'' to5 nnv^bv) consiste à dévorer le bien des pauvres et paisibles villageois dans les endroits cachés qui leur servent de repaires (inpÔSl ^^V ViX^)-
Il va sans dire que cette description si transparente envisage l'armée chaldéenne comme une horde de bandits pillards qui ne cherchent qu'à s'enrichir des dépouilles des peuples vaincus, pensée qui domine le tableau qu'il en trace au chapitre II, 5-11, 17. On peut donc conclure sans hésiter à
Tunité des trois chapitres qui constituent le livre de Habacuc, en y comprenant naturellement les trois versets qui sont indispensables à bien terminer l'ensemble.
4* Confiance inébranlable du prophète dans l'aide de Yahwé.
17-19. Habacuc ne pouvait pas s'arrêter à la seule formalité de la prière ; c'aurait été faire violence aux sentiments de sa profonde piété et de son ardent amour de la patrie. Malgré la catastrophe dont il sent déjà les atteintes, il reste optimiste : Yahwé n'ira pas jusqu'au bout. Même quand tout espoir paraîtra perdu, il gardera sa bonne humeur, Yahwé demeurera l'objet de sa joie pure en qui il voit la source intarissable de son salut. Après l'épreuve passagère, Yahwé le remettra sur pied, à telle enseigne qu'il sera en mesure d'entonner de nombreux cantiques en son honneur.
17. Le dernier degré de la détresse momentanée est représenté sous l'image d'une époque de famine où les produits des champs et de Técurie font défaut. Parmi les végétaux frappés de stérilité sont énumérés le figuier, la vigne, l'olivier, le blé 0?Di<)» parmi les animaux servant de nourriture, le menu et le gros bétail. — <j) a ici le sens de « lorsque, quand même ».
— V/n^y ^ tromper l'attente, manquer ». — n^j niÇ^D> ®1" lipse pour nn. np npyp- — -ITJ* mieux itjj (W.). ' 1 8. En dépit de ce dénuement, le prophète se réjouit en attendant le secours de Yahwé sauveur.
1 9. Quoique extrêmement affaibli par ces privations, je trouve
la force et le libre mouvement en Yahwé, qui me douera de pieds
agiles comme ceux des biches qui sautent sur les hauteurs éle-
• vées, afin que je continue à psalmodier (n^jS, au Heu de
rKJP^) ^^^ cantiques accoutumés (^nu^JJ^)- Cette expression semble indiquer que les hymnes chantés pendant le culte du temple avaient souvent des prophètes pour auteurs. J'ai admis la leçon nîfjV ^'^'"^^ '^^ Septante (toO vixridai). Ceci fait disparaître la dernière apparence tendant à faire de nvjob ^m3^JUi ^" ^^*^^ ^® psaume. D'ailleurs un tel titre a toujours 8a place à la tête, jamais à la fin du psaume.