SUPPLÉMENT
ze un signe de revirement dans le courant de l*exégèse e? Je viens d'achever n)on commentaire du livre de ic, ou j'ai renouvelé, presque dans chaque verset, mes étions mi-séculaires contre les dépècements barbares Is les livres bibliques sont soumis, depuis le siècle dersir une confrérie de chirurgiens enragés, qui créent exaent des sièges cancéreux pour assouvir leur manie per et de retrancher à droite et à gauche les organes les ins. On peut donc imaginer ma surprise quand, en rantla préface du commentaire de M. le professeur Bemuhm sur ce prophète, qu'on m'a apporté à l'instant itobre), j'ai senti comme un souffle pur traverser l'air Lsmes chirurgicaux que je respirais. M. Duhm en a, lui assez de ces fougues brutales et proclame hautement livre de Habacuc, sauf quelques modifications très aires, est admirablement bien conservé ! Si ce filet d'air mche ses ondulations sur les autres écrits de la Bible, Bilutaire ne tardera point à se manifester, et il y a grande d'espérer que tous, à peu de chose près, seront reconit-être aussi bien conservés que le livre de Habacuc, nme le dit spirituellement M. Duhm, en suivant la mêle certains vivisecteurs, il ne resterait plus d authenue la seule phrase : c Voici, je soulèverai les Chai* ► (i, 6)! C'était, dès l'abord, le parti le plus sage, et si lit pris, bien des erreurs exégétiques auraient été évii l'histoire religieuse de l'Ancien Testament aurait été sur des bases moihs vacillantes, efois, malgré le vif plaisir que j'éprouve de me voir îe en accord avec M. Duhm sur la méthode générale, il k mon grand regret, impossible de me rallier à sa thèse [ue, qui trouve dans la description de l'armée envae qui inspire tant de crainte à Habacuc, non pas les iS babyloniennes commandées par Nabuchodonosor, armée gréco-macédonienne conduite par Alexandre de )adoce en Syrie, après la victoire remportée à Issos sur
Tarmée perse commandée par Darius en personne. Il y parvient en changeant le nom du peuple ennemi qui est écrit Q^^^fi^
(i, 6) en n^nS» sous le prétexte que, dans le tableau ethnique
de la Genèse, Q^ng est fils de p'». Il va même jusqu'à admettre
que les scribes postérieurs, qui apprirent à vivre commodément avec les Grecs, ont changé n^pig en nnîjfs, P^^ considération de convenances et de bon voisinage. Évidemment, au lieu d'entrer dans la voie de conjectures doublement invraisemblables, il aurait été plus simple de corriger directement Q^^j^n
en n^jV' ^^ V^^ aurait mieux motivé au moins Pacte de pru-
dence du correcteur ultérieur, si le motif était admissible, car les Grecs n* ont jamais montré la velléité de censurer les textes hébreux. Au fond la thèse du savant critique n'a qu'un seul point de départ, savoir : l'expression nonp Dn^JS nSJD (^ 9), dont le dernier mot, ponctué nû*lp> '"^ sert d'indication
que la marche de Tennemi se dirigeait de l'ouest à l'est, ce qui était le cas de la marche d'Alexandre, tandis que les invasions des Assyriens et des Babyloniens se dirigeaient au contraire de Test à l'ouest. Cette base admise, M. Duhm modifie nSJD
en -lOjOi • d® Cappadoce, > et y trouve une nouvelle donnée
relativement au pays d'où l'armée macédonienne avait fait son entrée en Syrie. Mais, au lieu de cette indication spéciale parfaitement inutile, on s'attend à la désignation directe ai^ûo,
« de l'ouest, » qui fait opposition à nDlT?; ^ ^^^^ l'est ». Il y a plus, en sortant duTaurus, l'armée grecque obliqua franchement vers le sud, en longeant la côte phénicienne jusqu'en Egypte. C'est seulement après avoir affermi son gouvernement dans ce pays qu'Alexandre remonta au nord, pour prendre la direction vers Test à la poursuite de l'arn^ée de Darius. Appuyé sur ces considérations, je persiste à croire que ma lecture nûjp
nonbo ViS» • l'aspiration de sa face est la guerre, > ne rencontre pas d'aussi sérieuses difficultés.
L'invasion dont le prophète Habacuc se montra si doulou-
;té reste donc celle des Chaldéens qui, après Égyptiens à Carchemis, se répandirent en Syen Phénicie et menaçaient les autres peuples idée La thèse grecque écartée, plusieurs des gérées par elle au savant critique disparaissent ainsi que certaines interprétations suivant cette restera néanmoins un certain nombre de points m accord s'est fait indépendamment entre utile de donner une liste complète de ces di-
I pour la libre appréciation de nos lecteurs,
3 la question de savoir si le titre a été mis par irdif ou par le prophète en personne ; le premier it si le livre était antérieur à la captivité ; le it postérieur. Comment n'a-t-on pas vu que le )as avec la prière qui suit immédiatement (8-4) ent bien avec le groupe 5-1 1 ?
lit le verset. Si les Septante avaient ce mot, il
rîger en niH o" n'in- — Nfc^: pT5 3n (D.) gure hébraïque.
métrique ne suffit pas pour effacer Q ^V- — î, TPpo n*offre aucun sens ; à lire : n^n^Q.
«ment de la prophétie allant jusqu'au verset 1 1
\ un second chant séparé.
r ^ijn et unW^y ^" 'i®" de ;^^;^ et Q^np-
le lûJjBfo est peu fondé ; lire tout au plus fâfiiçfp
ffixes.
B WB1> voir mon commentaire.
ossibilité de la lecture nD*lD V3â TDilD» ^^^
II nna bn (^^ C^Sn) ÎX méconnaît le sens reli-
rase. Lire "^pii-i a'^n ÎN' ^ ^'?rs son esprit (=^
e) passa et disparut; » cf. le commentaire. — Snéral du dernier hémistiche, je me suisrencon-
~ 431 — tré avec M. D., mais il faut substituer ^ à r[\ et lire ^'^ DÙ^»1 in^x|? ^nb> voir commentaire.
12. Laisser ^tt^'^p ^n^X du texte; ^B^Hp^ribN ^*^^ P^ ^^' breu. Cf. commentaire. — L'expression pfiÛZ i<S V^^ ^^' '® P^" vot de toute la prière, ne doit pas être remplacée par le lieu commun niD^ Hby îï^^onnu en hébreu. — -|^v ^^^ moins énergique que -|!|>f, sous-entendu ^tt^^ç. Mieux vaudrait pourtant
i 3. Conserver ,'^J^^ qui convient mieux que ,-]o, ainsi que le
dernier mot ^^IpD • Celui qui sert à châtier les autres est plus
coupable qu'eux ; même les Tyriens et les Philistins sont meilleurs que lui.
18. L'adoration des armes de guerre est la caractéristique desAssyro-Babyloniens; elle n'existait presque pas chez les Grecs.
19. La lecture QSv'*?n» *^ ^^^^ ^^ D^bj^H^ améliore sensiblement le sens du verset.
n, 4. Au lieu de nbsV» j'^-vais proposé nbî?^» J® P^nse
maintenantàmodifier nbey Hjnen (i3 WQi niET» î<b)bSVûn. € le fougueux n'a pas l'âme droite, » allusion à l'impatience du prophète; l'antithèse est : ,-pp|^ injTDlQ pnVV ^^ mais le juste vit dans sa confiance ». Je ne conçois pas comment D. a pu biffer cette maxime de haute morale.
5. La correction de p^py en pj^i nous est commune. A noter que le parallélisme prP'bBJ^Dn * ^^^^^ chance d'être tiré de lV^fîV^3 (Nombres, xiv, 44) = ^i^^lP\^ (Deutéronome, i, 41).
6. Ni nybo ntt^y ^^ nn^PI HDN C^-) "® ^^^^ "^^^^^ ^" hébreu; il faut '^o xB^a ^^ 'n iW>