LOUE
Ou peut-être ils veulent rattraper la quantité du phosphore contenu dans la poudre perdue sur les parois du ballon et sur les billes de verre?
Fenant compte de toutes ces observations nous avons envisagé la méthode suivante pour les dosages de tous les formes de phosphore sur une même prise d'essai.
Méthode proposée par nous.
Les bacilles frais cultivés sur le milieu chimiquement indiqué page N° 10 furent partagés comme il suit:
I. Une quantité variant entre 0.100 gr. à 0.200 gr. est portée à l’étuve réglée entre 102°—105° la différence de poids perdue correspond à la quantité d’eau contenue dans les bacilles. On rapporte ce résuliat à 100 grammes de bacilles frais.
Les bacilles secs qui résultent servent pour le dosage de phosphore total d’après la méthode indiquée par nous.
II. Une autre quantité des bacilles frais variant entre 4 à 8 grammes sert pour les dosages du phosphore: lipoiïdique, organique soluble, nucléinique, minéral soluble et minéral insoluble.
a) Dosage du phosphore lipoïdique.
Les bacilles frais sont épuisés au moyen de l’alcool à 96° dans l’appareil à extraction continue de Kumagawa-Suto où la matière et le liquide d’épuisement se trouvent plongés dans la vapeur du solvant bouillante.
On fait l’extraction pendant 8 heures consécutives, puis on laisse refroidir, on fait le broyage des bacilles avec du sable de verre, on continue l’extraction encore une heure. Le liquide alcoolique est distillé sous pression réduite dans une fiole Kjeldahl de 200 cm, le résidu est déshydraté par deux affusions successives d’alcool absolu (25 cm* chaque fois) suivies chacune de la distillation de l’alcool.
On reprend alors à deux reprises le résidu déshydraté, par de l’éther anhydre (25 cm chaque fois). On ne compte comme phosphore lipoïdique que celui qui passe en solution éthérée. Le liquide éthéré est filtré dans une fiole Kjeldahl de 100 em°, on distille l’éther, le résidu provenant de cette distillation est soumis à la destruction sulfo-nitrique et la liqueur obtenue sert au dosage du phosphore lipoïdique selon la méthode indiquée pour le dosage du phosphore total.
b) Dosage du Phosphore organique soluble.
Le résidu restant après les deux extractions par l’éther anhydre, plus le filtre qu’a servi pour la filtration de cet éther est soumis à la destruction sulfo-nitrique.
On a ainsi le phosphore organique soluble qu’on dose d’après notre méthode.
c) Dosage du phosphore nucléinique.
Les bacilles dont on a isolé les lipoïdes et qui se trouvent dans la cartouche de l’appareil de Kumagawa- Suto sont broyés encore une fois puis introduits dans un ballon Pyrex (250 cm) à col court et à fond rond et muni d’un réfrigérent à reflux. On ajoute 50 cm° d’une solution de chlorure de sodium à 15 gr. p. %, 2—3 billes de verre et on porte à une lente ébullition qu’on maintient pendant 20 minutes.
Pendant toute la durée de cette extraction chlorurée, on ramène dans le liquide par agitation les particules de matières qui sont soulevées par la mousse. On peut détruire la mousse par quelques gouttes d'alcool octylique. On retire le ballon, on ajoute environ 30 billes de verre et on remplace le réfrigérent par un bouchon fermant bien le ballon et on le soumet à une agitation mécanique pendant deux heures. On laisse macerer pendant 4 heures, on filtre sur un papier de filtre durci avec l’aide de la trompe à eau. Ce filtrat sert pour le dosage du phosphore nucléinique: On prend 25 cm* de
cette solution dans un tube à centrifugation de 50 cm3 et en agitant on ajoute 8—10 gouttes d’acide chorhydrique dilué de moitié. Il se forme un précipité nucléinique blanc qui flocule et gagne le fond du tube après une centrifugation de 30 minutes.
Nous avons renoncé à ajouter quelques gouttes de solution de nitrate d’argent à 5 p.% qui selon Javillier est susceptible de rassembler le précipité de substances nucléinique, pour ce motif que la présence de ce sel est une cause de gênes pour le dosage volumétrique.
On recueille le précipité qui surnage sur un filtre et on lave le tube à centrifugation et le filtre deux foiïs au moyen d’une pisette avec une solution de chlorure de sodium à 15 gr. p. %. Une partie du précipité nucléinique reste sur le filtre et l’autre se trouve au fond du tube de centrifugation.
Le précipité est dissout avec de l’acide sulfurique concentré et introduit dans une fiole Xjeldahl, on lave le tube à centrifugation avec l’eau distillée, on procède à la destruction au moyen du mélange sulfo-nitrique.
Ensuite on fait le dosage du phosphore nucléinique selon la méthode indiquée pour le dosage du phosphore total.
d) Phosphore minéral soluble
Le lique restant après la séparation du précipité nucléinique est détruit par le mélange sulfo-nitrique et sert pour le dosage de phosphore minéral soluble selon la méthode indiquée pour le dosage du phosphore total.
e) Phosphore minéral insoluble.
La masse bacillaire que reste après l'extraction par la solution de chlorure de sodium est détruit par le mélange sulfo-nitrique et sert pour le dosage du phosphore minéral insoluble.
Les résultats obtenus sont inscrits dans le tableau N° 7, calculés en p. % de bacilles secs.
Tableau N° 7.
Nature du milieu et age Ph Ph Ph Ph Ph min, | Ph min. totale lipoïd orgsol Fr de la culture & = é nucleiniq sol. insol.