‹ Recherches Biochimiques sur le Grassbacillus IIChapitre 13 sur 18 · ELLE · texte numérisé non relu

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Glycérine 20 jours | 1024,2 139,88 28,— | 103,5 513,75 | 237,5 Glycérine 21 » |1129,52| 140,— | 33,1 | 132,1 | 505,1 325,52 et Glucose

Glucose 20 » 1349,46 | 146,8 45,— | 175,46 | 470,3 516,46 Glycerine 40 » 1410,85 | 143,32 | 27,2 155,2 | 387,7 | 771,46

Glycerine 41 » 1430,5 143,5 32,— | 165,0 465,9 et Glucose

Glucose 40 » 1496,87 | 139,3 40,82 | 248,4 | 380,4

De lexament de ce tableau se dégagent les conclusions suivantes:

1° En ce qui concerne le phosphore total on observe une augmentation progressive de cette forme de phosphore au cours de la croissance des bacilles, tandis que Javillier trouve qu’il y a diminution:

2° le pourcentage de phosphore total des bacilles développés sur les milieux glycérine-glucose et glucose seul est plus élevé que celui des bacilles cultivés sur le milieu glycériné.

Le même fait s’observe en ce qui concerne le phosphore lipoïdique, le phosphore nucléinique et le phosphore minéral insoluble, tandis que le taux du phosphore organique soluble et du phosphore minéral soluble décroissent avec l’âge de la culture.

Nous avons calculé en outre les diverses rapports phosphorés, ces résultats sont mentionnés dans le fableau N° 8.

De ce rapport on tire les conclusions suivantes:

1° Le 1* rapport décroit très légèrement avec l’âge de la culture, Javillier trouve qu’il y a augmentation.

2° Le 3° rapport décroit très nettement avec l’âge de la culture, par contre le 2°, le 4° et le 5° rapport crois-

Tableau N° 8.

EE Ph lip Ph nuel Phtransition |Phinsol Ph nuel

Sr 00 pr X 10 -phT x 100! PhT * 100] PR Hip * 100 Glycérine 20jours] 13,67 10,2 55,2 23,18 19521 Glyc.d Gluc. » » 12,4 11,7 47,6 22,8 94,35 Glucose » » 10,8 13,- 38,- 30,8 119,5 Glycérine 40 » 10,1 11.- 29,4 54,6 114,9 Glyc. st Gluc. » » 10,- 11,6 34,1 50,7 179,- Glucose D 9,1 17,3 28,1 45,9 182,2

sent sensiblement avec l’âge de la culture surtout le 4° et le 5° rapport. Les conclusions que nous avons tirées sont en accord avec ceux publiés par Javillier et ses élèves sauf en ce qui concerne le premier rapport et le 4 rapport. Dans le premier rapport, il trouve une augmentation et dans le 4 il trouve une diminution (1).

Tous ces différences proviennent de ce fait que d'après nos expériences, la teneur en phosphore total est plus élevée que celle indiquée par Javillier.

Dans des prochaïnes recherches nous nous proposons d'étudier la formation et la dépense de divers formes du phosphore au cours de développement du Grassbacillus IT.

Variations de la teneur en matières grasses du Grassbacillus 11 avec la nature de l'aliment ternaire.

Mes recherches ont été effectuées sur des Grassbacillus II développés sur un milieu à la Glycérine, sur un milieu à la Glycérine et Glucose et enfin sur un milieu Glucosé. Les cultures étaient âgées de 20 jours et 40 jours.

Javilliers, H. Allaire et Mlle S. Rousseau. — Phosphore nucléinique et bilan phosphorés chez des Souris carencées en facreur liposoluble. Bul. Soc. Chim. Biologique T, x. 1928

Technique: Dosages des matières grasses par la méthode de Lemeland adaptée aux bacilles par Terroine et ses élèves.

a) Epuisement par l'alcool à 95c (dans l’appareil de Kumagawa-Suto). L'appareil de Kumagawa-Suto diffère du type Soxhlet en ce que la cartouche renfermant le produit à épuiser est placée dans le col du ballon c'est-à-dire dans les vapeurs mêmes du solvant et l’épuisement se fait donc à la température d’ébullition de celui-ci.

Les bacilles frais dont le poids est connu, sont placés dans la cartouche d’un appareil de Kumagawa-Suto et épuisés par l’alcool à 95° pendant 8 heures consécutives, puis les bacilles sont broyés avec du sable de verre, ensuite on procède à une nouvelle extraction alcoolique pendant une heure au moins. La masse bacillaire a été Saponifiée ensuite directement au moyen de 50 cm3 de potasse alcoolique 2 N.

Les solutions alcooliques sont évaporés à sec sous pression réduite.

b) Saponification de l'extrait alcoolique.

L’extrait alcoolique contenu dans le ballon extracteur a été traité par 25 cm de potasse alcoolique 2 N. et chauffé au réfrigérant à reflux pendant deux heures sur un bain de sable. On cesse de chauffer le bain de sable pendant quelques minutes, puis on ajoute 20 cm? d’eau distillée (pour amener le titre alcoolique à 50° environ) et on chauffe à nouveau jusqu’à clarification complète, puis on laisse refroidir.

cholestérine.

c) Extraction de l'insaponifiable et dosage de la La solution alcoolique-alcaline est versée dans une ampoule à décantation et épuisée à trois reprises avec de l’éther de pétrole à P. E. inférieur à 70°, en utilisant successivement: 100 , 75 et 50 em de solvant. Après chaque agitation, on laisse reposer jusqu’à séparation

complète des liquides et on recueille dans une même ampoule les solutions éthérées qu’on lave avec de Peau distillée. Cette eau est séparée et ajoutée à la solution alcoolique-alcaline qui renferme les acides gras, tandis que l’insaponifiable se trouve dans la solution éthérée. La solution éthérée est distillée au bain-marie électrique dans le vide et le résidu est repris par de l’éther de pétrole sec bouillante au-dessous de 50°. On laisse reposer 4 heures pour séparer les impuretés, on filtre sur un filtre d'amiante et sable dans un petit ballon taré, on distille dans le vide, puis on évapore toujours dans le vide à 50° jusqu’à poids constant.

Le poids obtenu est l’insaponifiable total.

Dosage de la cholestérine (méthode de Windaus).

Dans ce but l’insaponifiable est dissous à l’'ébullition par 10 cm? d’alcool absolu, puis on ajoute 10 cm° d’une solution de digitonine à 1 % dans l'alcool absolu. On chauffe de nouveau à l’ébullition pendant une minute, puis on ajoute 2 cm d’eau distillée qui abaisse Je titre d'alcool entre 95° à 90°. On voit apparaître un précipité blanc qui est récueilli sur un filtre taré après un repos de 24 heures. Le précipité est lavé d’abord à l'alcool à 95° de 2 à 3 fois, puis plusieurs fois à l’éther sec. On sèche à 100° pendant 1/4 d’heure puis on pèse. Ce poids représente le complexe digitonine-cholestérine; en le multipliant par le facteur 0,2431 on obtient le poids de la cholestérine contenue dans la prise d’essai.

d) Extraction des acides gras.

La solution alcoolique-alcaline qui reste après la séparation de l’insaponifiable est acidulée par addition d'acide chlorhydrique en présence d’un indicateur (méthylorange); les acides gras ainsi libérés se trouvent dans üne solution alcoolique dont le titre a été abaïssé par l'acide et l’eau à 25° environ, passent facilement dans l’éther de pétrole à P. E. au-dessous de 70°. On fait trois épuisements par: 100, 75 et 50 cm* d’éther de

pétrole, puis les extraits éthérés réunis sont lavés à l’eau pour éliminer l’acide entraîné et évaporés dans le vide. Le résidu est repris par l’éther de pétrole P. E. au-dessous de 50°, on filtre, on évapore dans le vide, on sèche dans le vide en opérant à la température de 50° pendant une heure et on pèse.

On a ainsi le poids des acides gras.

2° Indice d’iode (Méthode de Wiys).

Cet indice a été recherché par la méthode de Wiys: on dissout les acides gras dans du tétrachlorure de carbone, on ajoute à la solution 20 cm d’une solution acétique de monochlorure d’iode, on agite et on laisse reposer deux heures puis on ajoute 20 cm° d’une solution de iodure de potassium à 10 % et on titre l’iode non combiné au moyen de l’hyposulfite de sodium N/10 en présence d’empois d’amidon comme indicateur; on

opère comparativement avec un témoin. Le calcule d’in-

s ; s $ 10 dice d’iode se fait d’après la formule: XX = ;

X — quantité d’iode fixé, P — quantité des acides gras mis en expérience, I — indice diode.

Le point de fusion a été déterminé par la méthode de Thiele.

Pour la détermination de l'indice de saponification j'ai utilisé la méthode de Kœæstorfer: Dans une fiole Erlenmeyer de 150 cm? on pèse une quantité connue d’acides gras, puis on ajoute une solution N/2 de potasse alcoolique. Dans une autre fiole, on fait un essai comparatif. On chauffe chacune de ces fioles pendant 1/4 d'heure ou réfrigérant à reflux au baïin-marie, puis on fait le titrage de la potasse non combinée à l’aide d’une solution d’acide chlorhydrique N/2.

J’ai substitué dans mes recherches les solutions à N/2 par des solutions à N/4 en faisant les calcules nécessaires. L’indicateur est une solution de phénolphtaline à 1 %. Supposons que dans la fiole témoin il ait fallu

A cm° d'acide chlorhydrique et que dans la fiole contenant les acides gras il ait fallu B cm de solution N/2 d'acide chlorhydrique, p — poids de substance mise en

expérience. On a AB) 56,1 — indice de saponification

exprimé en ill aies de potasse.

Il est préférable de se servir d’alcool absolu pour la préparation de la solution de potasse, on empêche ainsi l’hydrolyse des savons formés.

L'indice d'acidité a été déterminé en se servant d’une solution N/10 de soude, d’une solution d’acide sulfurique N/10 en présence de phénolphtaleine comme indicateur. L'indice d’acidité est donné par la formule: n X 5,6

P (n étant le nombre de cm de soude N/10 employés, et p: le poids en grammes de l’extrait alcoolique).

Les résultats obtenus sont inscrits dans le tableau n° 9. L’inspection de ce tableau montre qu’en substituant le glucose à la glycérine en quantités équivalentes en carbone, les autres conditions restant identiques, il y a abaissement de la teneur en matières grasses par rapport à celle des bacilles cultivés sur milieu glycériné.

Cette diminution a été observée par Terroine et Lobstein dans les bacilles tuberculeux.

En ce qui concerne les bacilles cultivés sur milieu glycériné et glucosé, on voit très bien que leur teneur en matières grasses est intermédiaire entre celle des bacilles cultivés sur le milieu glycériné et celle des bacilles cultivés sur milieu glucosé. On voit aussi que la teneur en matière grasse des bacilles cultivés sur les trois milieux indiqués plus haut passe par un maximum et décroit ensuite. Ce fait a été d’ailleur indiqué par Aronsohn et Lobstein.

Nous pouvons constater aussi que la teneur In cholestérine du Grassbacillus II est presque le double de celle observée par Lobstein pour le bacille tuberculeux. —

Tableau N° 9.

LR Ne 2 RP

Glycérine Clycérin® et Glucose Glucose s

Nature du milieu Age de la culture 20 jours | 40 jours | 20 jours | 40 jours | 20 jours | 40 jours

gr. gr. gr. gr. gr. gr.

Poids des bacilles frais mis en ex-

périence 6,1161| 6,3014| 4,5645| 5,6972| 5,4405| 4,6104 Poids des bacilles

secs 1,1494! 1,1504| 0,8369| 1,0002| 1,169 0,9337 Acides gras 0,2212| 0,1940| 0,1315| 0,1073| 0,1117| 0,0582 Insaponifiable to-

tale 0,1287| 0,0897| 0,0751| 0,0894| 0,0885 | 0,0756 Cholestérine 0,0109! 0,0071| 0,0037 | 0,0028 | 0,00409! 0,00149 Indice d’iode 19,02 |18,32 |18,5 |17,65 16,02 |15,35 Point de fusion 40,2 40,— |41,5 41,5 41,9 42,3 Indice de saponi-

fication 56,26 31,2 51,2 36,6 20,67 =

Indice d’acidité 30,2 26,3 29,75 125,2 28,5 24,8

Acides gras % de

bacilles secs 19,25 15,87 15,73 10,73 9,56 6,24 Insaponifiable %, de

bacilles secs 112 7,80 9,98 9,56 7,56 8,10 Cholestérine % de

bacilles secs 0,95 0,62 0,45 0,28 0,35 0,16

Indice caractéristique des acides gras.

Le dosage de l'indice d’iode effectué sur les graisses provenant des milieux glycérine et glycérine et glucose, nous montre au point de vue qualitatif que ces graisses renferment une proportion légèrement plus grande d'acides gras non saturés que les graisses provenant du milieu glucosé.

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