‹ Recherches biochimiques sur les protéiques de la levure [microforme]Chapitre 45 sur 59 · MER · texte numérisé non relu

MER

Etude du coagulum fourni par chauffage

Le liquide dont on a séparé la zymocaséine par l'acide acéti-

ge un abondant coagulum, blane, com-

que donne par chautla paet, semblable à l'ovalbumine obteaue par coagulation. alement obtenu par précipitation au

Ce corps peut ètre 6x employé à saturation. On

moyen du sulfate d'ammonium, recueille le précipité par centrifugation et ou Île lave avec une solution saturée de sulfate d'ammonium. On peut le débarrasser de ce sel par dialyse dans un sac de collodion.

C'est une substance blanche, soluble dans Feau, non précipitable par l'acide acétique, ni par le sulfate de magnésium saturé ou le sulfate d'ammonium à demi-seturation. Elle présente donc les caractères des albumines.

La solution neutre ‘ou légèrement acide commence bler à 39-40° et tonne à 4{° un coagulum assez léger, mais

très net (1). Sion filtre, on à un liquide limpide qui se trouble Après filtration,

à se trou-

de nouveau à 49° et coagule en partie à 50°.

on a un liquide clair donnant une coagulation très abondante à dé

artir de 55° jusqu'à sg, Le liquide donne encore un léger JUsq | ?

: on a enfin une

coagulum à 61°, puis reste limpide jusqu'à 68"; ge à 700, ne se produit plus de trou-

légère coagulation de si on ne procède pas

ble ensuite jusqu'à JS. Pratiquement, par fractionnement, la coagulation parait se

poursuivre de 40°

En étudiant le sue de levure de presse, \Wrob. ski (2) avait déjà signalé ces coagulations successives. Il les attribuait à une L

série de protéines distinctes, coagulant chacune pour son

E. Bucnxen, qui à constaté que le

(1) Ce fait a été d'abord signalé par 292).

sue de levure se coagule déjà à 40! (Die Zymasegüéhrung, p:

(2) WROBLEWSKI, doc. cit.

En ve

compte, à 41°, 59°, 56, 59°, 62° et 68°. La première, d'après lui, pouvait être coagulée et séparée par agitation avec de l'éther dès la température de 35° ou être précipitée par l'acide acétique, [ne m'a pas été possible de véritier cette dernière assertion : la précipitation acétique du sue de levure sépare en effet la zvmocaséine, qui n'est pas coaguble par la chaleur : l'albumine restante commence à coaguler dès 41° sion a opéré

assez vite pour éviter lautolvse, où si comme je Fai fait, où

procède à toute la série des opérations dans une pièce dont la

température reste coraprise entre 2° et 3". Ainsi que l'a remarqué Wonzewskt, l'action de lendotryptase à pour effet de supprimer les coagulations successives en élevant en quelque sorte la température de coagulation. Dans les idées de cet auteur, le ferment digestif attaquerait d'abord a protéine coagulant à 419, puis celle qui coagule à 51° et ainsi de suite.

Une me parait pas possible d'admettre cette manière de voir ni cette multiplicité de protéines qui seraient caractérisées seulement par leurs températures de coagulation. Minsi que je lai déjà indiqué ‘voir p. 9P et suiv.), je n'ai pu obtenir de globuline par précipitation du sue de levure au moyen du sulfate d'ammonium à demi-saturation, mais seulement la mème substance que par la précipitation acétique, c'est-à-dire la zymocaséine ; or, d'après WRoBLEWski, la protéine coagulant à est précipitée par l'acide acétique, tandis qu'elle ne l'est pas avec une concentration de sulfate d'ammonium correspondant aux 2 3 de la saturation. Il y a là une contradiction qui s'explique peut-être par l'intervention, dans les expériences de WhoBLewski, des ferments autolytiques si actifs du sue de levure.

Quant aux coagulations successives de l'albumine de levure, elles peuvent, à mon avis, être dues simplement à des ditférences d'état physique ou, si lon veut, de grosseur micellaire. L'endotryptase fait disparaitre d'abord les points de coagulation Les plus bas, parce qu'elle commence par modifier l'état des particules d'albumine avant de procéder à des ruptures

profondes de l'éditice moléculaire. Cette modification se tradui-

diastases cellulaires, 6 effet, agissent sur

yation du point de coagulation. I n'y a

vait done par une é les conditions dans lesquelles

vien de surprenant, étant donné est obtenue cette albumine de levure, qu'elle renferme toujours un mélange de particules à divers états d'agrégation : les elle à partir du

moment où la cellule rompue est mise en contact avee l'eau de La macération (D:

Nous connaissons d'ailleurs un cas assez analogue : la l'eudu blé, qui est également une albumine, donne des Se troublent entre 4 et 50° et laissent sénarer o, Le liquide chauffe jusqu'à 6957 montre une cipité se séparant à 73" jusqu'à la

vosine solutions qui un coagulum à 52 nouvelle coagulation avec pré température de S2 (2).

IL est intéressant de rapprocher

les faits relatifs à da température mortelle de

des données qui viennent

d'être signalés erminations de E. Naysen 3) dont la préci-

la levure. Les dé e cette température morteile.

Sion est indiseutable, montrent qu les levures à Pétat humide, est d'environ Hot, “00 et 59°, d'autrss seulemeat à 60.

pour certaines

levures périssant entre D'autre part, la fermentation cesse à peu pri partir de 40: en élevant lentement la température, on peut cependant l'observer encore, quoique faiblement, jusqu'à 15°. La fermentation cesse done lorsque la coagulation des albumais da mort n'arrive que si

sans doute paree que la

s de se produire à

mines du protoplasma commence :

la température élève jusqu'à 59 coagulation n'est définitive qu'à partir de ce a cellule est encore capable de moditier 6 artificiellement par

point : en-dessous

de cette température, | l'état d'agrégation de ses protéines, er

Le chauffage, pour le ramener at point qui lui convient.

s des températures de coagulation, que HExRY

(1) de signalerai, à propo et Aurp, avec le-sue de presse, celles de WhoBLEWSKI : pour EUX. la coagulalion commence $e 48°, puis à lieu à 55°, 58° et 66° (Proc. Royul Society, Sr. B, t. 76, p. 568:

1905). En opérant avec le sue de macération de LEBEDEW, j'ai obtenu la série de températures que \WROBLEWSKI.

The vegetable Proteins, London 1916, p. 4.

(As ANTE Di (1884).

ont obtenu des températures différentes de ulement à

mème {2} OsBoRNE, (3) E. RAYSER, Ann. Institut Pasteur,

Passons maintenant à l'étude de la composition élémentaire de la protéine coagulable.

Dosage de l'azote. — I a été fait comme précédemment par la méthode de Ksëzpau.

É 0 gr. 205 de substance exigent 12 ce. 0 SO‘H? N/5 soit 16,39 0/0 N. IL Ogr.189 —— — 4 ce. 0 — — 16,29 0/0 NX.

Dosage du soufre. — La substance est traitée par l'acide nitrique bouillant, la masse neutralisée par le carbonate de sodium, ete., comme plus haut (p. 99).

#r. 0065 de substance donnent 0 gr. 069 BaSOt soit 0,94 OOS. - O gr. 078 — — 6,888 0/0 S.

Dosage du phosphore. — Un poids de 0 gr. 4155 de substance, fondu avec un mélange de carbonate et de nitrate alcalins, à donné par précipitation un dépôt à peine sensible de phosphate ammoniaco-magnésien impossible à peser.

Un second échantillon, pesant 2 gr. 470, est traité par l'acide nitrique bouillant : après neutralisation par le carbonate de sodium, on évapore, on chauffe au rouge, on reprend par l'acide nitrique étendu et on filtre. Le charbon étant détruit et les liqueurs réunies évaporées à environ 100 ce., on ajoute 60 ce. de solution de nitrate d'ammonium à 34 0/0 et 6 ce, d'acide nitrique pur. On chauffe et on précipite par 200 cc. de molyÿbdate d'ammonium à 3 0/0, Le précipité jaune recueilli et lavé est dissous dans un exeès d'ammoniaque: on neutralise par l'acide chlorhydrique, on ajoute 1 gramme d'acide citrique et 5 ce, de solution de chlorure de magnésium à 10 0/0 puis un excès d'ammoniaque, Le liquide ne se trouble qu'après un certain temps d'agitation. Après 2% heures, le pr“ ipité est recueilli et donne 0 &r. 0061 de pyrophosphate de mn .nésium correspondant à 0,069 0,0 de phosphore.

Cette quantité reste très minime et la teneur certainement

plus faible encore du premier échantillon analysé laisse suppo-

ser que le phosphore ne S'Y trouve que d'une façon acciden-

— it —

telle ; sa présence ne doit être attribuée qu'aux difficultés d'une

purification complète du produit soumis à l'analyse. Dosage des cendres. — Le produit a été incinéré au four à moufle à une température voisine du rouge naissant.

fi 4 gr. 9455 de substance donnent 0 gr. 0070 de cendres, soit 0,55 0/0. IL À gr. 3880 Ogr.0041 — — 0,290/0.

Les cendres sont alcalines et contiennent des carbonates

alcalins.

L'albumine de levure donne les réactions de précipitation des protéiques, en particulier avec les réactifs alealoïdiques et is l'acide métaphosphorique. Ce

les acides minéraux, Y COMpr contenant près

dernier-parait donner une combinaison définie de 30/0 de phosphore, analogue aux combinaisons du mème venre étudiées par E. Fuup (1).

Cette protéine donne également les ré les : biuret, MiLLoN, xanthoprotéique, avec inte tion glyoxylique est particulièrement intense. Celle de LirBeRmaxx se produit facilement en rouge violacé et celle de la réaction du soufre est nette-

actions colorées usuel-

usité. La réac-

Mousen en rouge brun. Entin,

ment positive.

U s'agit done bien d'une substance du groupe des albumines. Sa présence en quantité importante dans la levure présente un grand intérêt. Par analogie avee les appellations utilisées actuellement pour les protéines végétales, je propose de dési-

uner ce Corps SOUS le nom de cérérisine (de Sacch. cererisiæ,

| nom donné à la levure de bière par MEYEX et Ress).

Origine des protéiques de la levure

Avant de continuer l'étude de ces protéiques, il est nécessaire

et s'ils peuvent ètre regardés

de savoir d'où ils proviennent protoplasma de la levure.

comme des constituants normaux du

En effet, ces substances sont extraites dans des conditions qui

(A) E. Fuun, Beitr. £: chem. Physiol. u. Pathol.,t. 2. p. 155 (1902).

no -

les exposent à être altérées par L'action des ferments autolyti

ques et en particulier de l'endotryptase.

Examinons point par point la méthode de préparation. La levure est d'abord lavée et cile perd dans ces conditions une partie de ses matériaux azotés solubles, comme en témoigne la diminution bien connue de sa teneur en azote total. Mais ce processus ne va pas jusqu'à l'épuisement complet, jusqu'à la mort de la cellule, qui reste parfaitement capable de vivre et de se reproduire après ce lavage : son protoplasma, dans ses constituants essentiels, n'est donc pas altéré, Le séchage, qui suit le lavage et l'expression à la presse, agit beaucoup plus énergiquement sur la levure. En effet, après dessiccation dans les conditions indiquées par LeBEbEwW, on trouve un grand nombre de cellules dont l'enveloppe s'est rompue, comme l'ont constaté BenEnNer et vax Best (1). La macération qui intervient ensuite n'augmente pas le nombre de ces cellules ouvertes, d'après les mêmes auteurs: mais cette macération à pour effet de mélanger à l'eau le protoplasma ainsi mis en contact avec le dissolvant. Dans ces conditions, on pouvait penser que les processus autolytiques, se produisant avec énergie, viennent simplifier, solubiliser, les constituants protoplasmiques, de sorte que les protéiques présents dans la macération et que j'ai isolés ne seraient que des produits d'autolyse et n'auraient aucune existence réelle dans la cellule.

La méthode de LesebEW pour l'extraction d'un suc de levure riche à la fois en protéiques et en zymase présente l'avantage d'une simplicité et d'une commodité remarquables, en mème temps qu'elle nécessite seulement un matériel d'usage courant et peu coûteux. Différe-telle profondément, quant à ses résultats, de celle de Breuxer-Haux ? I ne Le semble pas si on se reporte au travail cité plus haut de BeEruerixek et vaN BEST. D'aprés ces auteurs, la levure préparée selon la méthode de LeBEDEw, c'est-à-dire lavée et séchée, renferme un grand nom-

bre de cellules déchirées et l'activité du suc obtenu est propor-

(1) Beueniner el VAN Hesr, F'olia microbiologira, \. 4, p. 107 (1916).

tionnelle au nombre de cellules dont la paroi e-t rompue, comme dans la méthode de Buenxen-Haux. Par conséquent, dans les deux cas, il s'agit de produire la rupture de la paroi cellulaire: Leseoew extrait ensuite le sue par macération aqueuse, ti adis que Bucuxer et Haax emploient l'expression. Les sues de levure obtenus par les deux méthodes sont compaables et les résultats trouvés pour l'un valent pour l'autre. Or, Gerer et Haux 1) font remarquer que l'autolyse n'agit presque pas sur le suc concentré et que celui-ci ne se modifie presque plus s'il est évaporé dans le vide au tiers de son volume. D'autre part, l'endotryptase est fortement gènée par la neutralisation du liquide et n'agit plus en milieu alcalin.

Dans les macérations en milieu alcalinisé par le carbonate de sodium, telles que je les ai employées, il ne peut done guère se produire d'attaque des protéiques présents dans la cellule. Il est par suite extrémement probable que la zymocaséine est une phosphoprotéine existant dans Le protoplasma et non un po duit d'altération.

Lorsque ce corps à été précipité par l'acide acétique, l'endotryptase se trouve dans des conditions très favorables pour agir sur l'albumine restée en solution : aussi convient-il, comme je l'ai indiqué, d'opérer rapidement et de porter aussitôt à l'ébullition pour détruire la diastase protéolytique et coaguler la cérévisine. On peut en somme, jusqu'à preuve du contraire, admettre également que cette dernière existe dans la cellule de levure.

Néanmoins, me rappelant que Bucuxer à tenté de préparer Le suc de levure par congélation de celle-ci avec la neige car-

bonique et broyage au mortier, j'ai essayé d'obtenir par ce

procédé un suc riche en protéiques. Dans ce but,

j'ai utilisé

l'air liquide (2).

On introduisait dans un grand mortier 100 grammes de levure

Gerer ct Hanx, Ber. deut. chem. Gesell. 1,34, p. 2335 (1898).

(2) Bueuxer avait d'abord employé l'air liquides il y à renonce par la

suite, lévaporation de ce liquide pouvant laisser un résidu d'oxygène avec lequel des explosions sont possibles (Die Zymasegährung, p. 61).

Tuomas ÿ

pressée du commerce de préparation récente ; l'introduction avait lieu par portions assez petites, qui étaient aussitôt congelées avec de l'air liquide et triturées énergiquement. On continuait de faire arriver l'air liquide, par toutes petites fractions, la trituration étant poursuivie ; »ndant 20 minutes. La poudre obtenue était abandonnée à un réchauffement progressif : lorsqu'elle commençait à devenir pâteuse, on la délayait dans 20 cc. d'eau refroidie à 1-2, et on essorait vivement dans un entonnoir de Bucunen bien refroidi garni un disque de papier Caanoin, le liquide étant recueilli dans un vase entouré de glace pilée. Après environ 40 minutes, on à recueilli 30 ce. d'un liquide jaune clair, visqueux, opalescent, qui coagule en masse par chauffage à l'ébullition.

Ce liquide précipite par addition ménagée d'acide acétique ; le précipité recueilli en quelques minutes par la centrifugation présente tous les caractères de la zymocaséine. D'autre part, deux portions du liquide obtenu, additionnées, l'une de présure, l'autre de papayotine, dans les conditions de l'expérience rapportée p. 102, donnent un coagulum abondant après deux heures de séjour à 38°.

Le liquide clair obtenu après centrifugation du précipité acétique commence à se troubler dès qu'on le chaufte à 39 40°; à 41°, il se forme un précipité très apparent. Après filtration, le liquide coagule de nouveau à 50°. Chauffé à l'ébullition, il donne un coagulum abondant identique à l'albumine de levure ou cérévisine isolée des macérations.

Comme on le voit, la zymocaséine et la cérévisine existent dans le sue de levure préparé par congélation et mis à l'abri des transformations autolytiques : or 2st donc en droit d'admet-

tre que ces substances préexistent dans la levure vivante.

Est-il possible de préciser davantage et d'attribuer à chacune de ces substances une signification physiologique déterminée ? Pour la cérévisine, il est bien probable que cette albumine représente un constituant important du protoplasma proprement dit des cellules de levure. Quant à la zymocaséine, estelle aussi un constituant normal du protoplasma où s'agit-il

d'une substance de réserve pouvant disparaitre ou augmenter suivant les conditions de la nutrition ?

D'après les idées de Prerren, on pourrait admettre la première hypothèse. Pour ce physiologiste, en eftet, « les corps « plastiques qui semblent jouer, en général, un rôle prépon- « dérant dans la constitution du eytoplaste doivent être regar- « dés comme des nucléines pauvres en acide phosphori- « que » (1). Il nous faut évidemment rectifier cette dernière assertion : les corps dont il s'agit sont des phosphoprotéines, comme ces substances signalées par divers auteurs et rangées par eux à côté de la vitelline (Ainsi par exemple, Reixke (2), dans son analyse du plasmode d'Ætha/rum seplicum y indique la présence de 5 0/0 de vitelline).

La zymocaséine peut aussi n'être qu'un produit de réserve accumulé par la cellule. On sait que la levure renferme des inclusions ou corpuseules métachromatiques analogues à ceux qui ont été trouvés par Bases (3) dans le bacille diphtérique et aussi aux grains rouges de BurscuLi. GUILLIERMOND, qui a surtout attiré l'attention sur les corpuseules métachromatiques de la levure (4), les regarde comme des substances de réserve. Je me suis demandé si la zymocaséine ne provenait pas de ces inclusions. Leur nature chimique ne parait pas en effet bien déterminée : dans son travail de 1902, GUILLIERMOND incline à penser qu'il ne s'agit pas 4e j'otéiques, parce que le réactif de Misox ne les colore pas. Plus tard, il est cependant amené à aftirmer leur nature de corps azotés (5), se basant sur les travaux de À. Meven (6) et de Kouz (7). Ces auteurs les considèrent comme des dérivés de l'acide nueléique, mais comme le

fait avec juste ‘son remarquer GUILLIERMOND, Ce n'est là qu'une

(A) W. Prer ystologie ve: rad. Friedel, L 4, p. 56 (1905). (2) Renxe, Corers. @. d. bot. Luvorat. in Gættingen, L 2. p. dt 1881).

(3) Bases, Zeifs. f. Hygiene, \. 5, p. 173 (1889) : L. 20, p. #12 (1895).

(4) GuinuenmoxD, Thèse de Paris et Lyon (1902)

(5) Guiuuenmon», Les Levures (Ene. Scientif.). Paris 19142, p. 76.

(6) A. Meyer, Botan. Zeitung, \ 62, p. 113 (1904).

(7) Konz, Die Hefepilse, Leipzig 1908.

simple hypothèse qui attend une démonstration formelle.

Le caractère le plus net des corpuscules métachromatiques est de donner après fixation une coloration élective avec le bleu de méthylène et le bleu de toluidine : la teinte obtenue varie du rouge au violet. Avec l'hématoxyline ou l'hématéine, ils donnent une coloration d'un ronge vineux.

Is se colorent par ‘1 fuchsine de Zaus et la coloration ne disparait pas sous l'action de l'acide sulfurique à 1 00; ce même réactif n'a pas non plus d'action sur la coloration donnée par le bleu de méthylène (D).

J'ai essayé de reproduire ces colorations sur la zymocaséine, étalée en couche mince sur lame et fixée au formol. Dans ces conditions, le bleu de méthylène donne une teinte bleue, à peine mélangée de violet: le bleu de toluidine, du violet-bleu, sans tendance marquée vers le rouge. Comme colorant hématoxylique, j'ai employé l'hémalun acide d'Earticu, qui n'a donné une teinte rouge vineux en milieu acide, virant au violet rougeâtre par passage dans l'eau calcaire.

La fuchsine de a colore intensément en rouge, et la teinte ne disparait pas par l'acide sulfurique à 10/0. Ce lernier atténue la couleur bleue produite par le bleu de méthylène, mais sans la faire disparaitre.

IL est évidemment impossible de tirer une conclusion ferme de ces résultats, mais il faut bien remarquer qu'ils n'exeluent pas l'hypothèse émise. La question appelle de nouvelles recherches. À noter que la cérévisine, soumise comparativement aux mèmes essais de coloration, se comporte comme une substance protoplasmique ; elle prend avec les bleus une très légère teinte bleutée, et ne se colore pas avec lhémalun. La zymocaséine, au contraire, absorbe énergiquemenut les colorants dits

basiques.

(1) Gunauenmonn et Mawas, €. À. Sor. Biologie, \. 64, p. 307 ; GUILLIERmoxp et BRAUVERIE, /bid., p. 4N2 (1908).

Autres essais de séparation des protéiques de la levure

Scnrooer a indiqué que la levure plasmolysee par l'éther donne un sue assez riche en protéiques voir p. 80). J'ai essayé de préparer par ce procédé les protéiques de levure. Dans ce but, 100 gr. de levure pressée ont été arrosés avec AN ce. d'éther pur et délayés dans une éprouvette à pied. La liquéfaction est très rapide. On abandonne pendant 24 heures à la température ordinaire, puis on laisse 48 heures à la glacière en présence de 800 ce, d'ean thymolée. Le liquide filtré ne donne aucune coagulation par hauffage.

L'expérience est reconumencée, mais après 94 heures à la température ordinaire on ajoute 500 ce. d'eau thymolée, on laisse à la glacière jusqu'au lenderaain, on décante et on filtre. Le liquide filtré, coloré en jaune pale, donne un précipité par l'acide acétique ; après séparation de ce précipité, on obtient par chauffage un coagulum assez faible.

Les produits isolés sont identiques à la zymocaséine et à la cérévisine, mais les rendements sont de beaucoup inférieurs à ceux que j'ai indiqués plus haut (1).

Vas Lan a signalé depuis longtemps la liquéfaction de la levure en présence de sel marin (2. J'ai essayé des mélanges de levure pressée avec du chlorure de sodium en poudre fine, dans la proportion de 2,5 0/0, 1,5 00 et 1 00: la liquéfaction est rapide et le mélange mousse abondamment par suite de la fermentation du glycoxène. Après liquéfaction totale, on ajoute de l'eau et on laisse macérer pendant 21 heures, puis on filtre. Le liquide ne donne pas de coagulation par chauffage.

L'autelyse est done assez rapide dans ces conditions pour

détruire les protéiques qui pourraient passer en solution. J'ai

(4) Je ferai observer que SCHRŒDER n'a pas cherché à séparer les substances contenues dans la macération qu'il obtient ; il utilise uaiquement le produit global.

(2) Vax Laer, Chem. Centralbl.. 1. 4, p. 352 (4901).

songé à utiliser les propriétés antiprotéolytiques de la résorcine, signalées par Pazsanix (1) et, pour cela, j'ai liquéfié 100 gr. de levure pressée au moyen de 5 gr. de chlorure de sodium pulvérisé mélangé avec 2 gr. de résoreine. La liquéfaction se produit aussitôt. Après séjour de 24 heures à la glacière, la masse est délayée dans 500 ce. d'eau: on laisse déposer, on filtre. Le liquide clair ne se trouble ni par addition d'acide acétique, ni par chauffage à l'éballition.

Une série d'expériences analogues, qu'il est inutile de rapporter en détail, dans lesquelles les conditions de durée, de concentration et de température ont été variées, n'a également donné aucun résultat.

J'ai alors essayé d'utiliser le pouvoir dissolvant de l'urée pour amener le passage des protéiques à travers la membrane de la levure. Des mélanges de 20 gr. de levure pressée avec 50 cc. de solutions d'urée respectivement à 1 0/0, 50/0 et 10 00 ont été préparés et abandonnés pendant 15 heures à la température ordinaire (17°). Par filtration, on obtient un liquide clair, devenant louche par chauffage à l'ébullition ; ce louche s'accentue par addition de quelques gouttes d'acide trichloracétique.

L'expérience est recommencée avec les mêmes quantités

d'urée, mais les macérations sont placées à l'étave à 35° pen-

dant 16 heures. Le liquide obtenu par filtration du mélange contenant 1 0/0 d'urée précipite légèrement par ébullition. Comme on le voit, les résultats sont assez peu encourageants : la quantité d'urée nécessaire rendrait au surplus le procédé coûteux et inapplicable.

J'ajouterai que si on mélange directement de la levure pressée avec 1/10 de son poids d'urée pulvérisée, il y a liquéfaction très rapide. Au bout d'une heure, la masse additionnée d'eau et filtrée donne un liquide opalescent qui ne fournit aucun précipité, ni par l'acide acétique, ni par chauffage.

IL est vraisemblable que :lans toutes ces expériences de plas-

(1) PasLanix, Biochem. Zeitschr., L. &4, p. 318 (1912).

molyse les protéiques restent dans l'intérieur de la cellule; il

pasre seulement à l'extérieur des composés azotés plus simples,

résultant peut-être d'une exagération des processus autolytiques à l'intérieur de la membrane. Ces composés azotés appartiennent presque tous au groupe de: acides aminés, soit mono-

aminés, soit diaminés.

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