OT
do) 65,52 36,90 28,62 30,28 27,50% 2,18 6 66,22 63,30 2/02 50,82 43,40 - 7,42
(Les chiffres en caractères gras indiquent que la totalité de l’'ammoniaque présent à été absorbé),
Il est évident que les chiffres indiquant la quantité d'azote utilisé provenant soit de l’urée, soit de l’acétamide, ne sont que des minima. Il n'est pas possible, en effet, de connaitre directement ces quantités sans faire le dosage soit de l’urée, soit de l’acétamide présents dans les milieux de culture ; c’est là une opération qui, pour présenter quelque chance d’exactitude, est très pénible. Elle doit comporter, en effet, l'isolement intégral de ces substances, auxquelles se trouvent mélangés les produits azotés et non azotés de la vie cellulaire. En raison de l’altérabilité de certains de ces produits, il est évident que des dosages directs des amides, par transformation en ammoniaque, donneraient des résultats inexacts et vraisemblablement trop élevés. J’ai renoncé à un travail aussi pénible, en raison de l'intérêt limité que présenterait cette détermination.
On pourrait objecter, il est vrai, que à partir du moment où la levure renferme plus d'azote que la quantité d'azote ammoniacal disparu, l'excédent, au lieu d’être emprunté à l’amide, provient de l'utilisation des résidus azotés de la vie cellulaire, d'abord rejetés dans les premiers stades du développement, puis employés de nouveau, faute d'un meilleur aliment azoté.
Dans le cas de l’urée, l’objection tombe à cause de l'impor- ‘tance des quantités dont il s’agit : la levure n’a pu emprunter les 2/3 ou la moitié de son azote à ses produits d’excrétion.
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Avec l'acétamide, on pourrait opposer à cette objection l'argument suivant (qui est d’ailleurs valable aussi dans le cas de l’'urée) : pourquoi la levure, qui est si avide d'ammoniaque, en laisserait-elle une partie inutilisée, si elle était réduite à s'adresser aux résidus de son-activité ? Lorsque la levure en inanition emploie les déchets de la vie cellulaire pour reconstruire de nouvelles cellules, il est exceptionnel que sa quantité augmente ; &@ fortiori celte hypothèse est-elle inadmissible quand on voit l'accroissement considérable du poids de levure produit dans les mélanges d'acétamide et d’acétate d’ammonium (p. 42). Enfin, il-est rare que le phénomène en question apparaisse dans des fermentations d'aussi courte durée que celles qui nous occupent (5 jours).
La conclusion à tirer de cette expérience, c'est plutôt que l'ammoniaque paraît nécessaire à la levure, même lorsque celle-ci peut disposer d’une autre source d'azote, au moins dans les premiers temps de son développement. En effet, en poursuivant une culture faite en présence d’acétamide avec un peu d’acétate d'ammonium pendant un temps suffisant, l'utili- sation de l’amide augmente notablement.
- En voici la preuve : deux ballons FerNBaca contenant 300 ce. de milieu minéral glucosé à 20 0/0 reçoivent une même quantité “de solution d'acétamide et d’acétate d'ammonium, stérilisée par filtration à la bougie, correspondant à 97 mgr. d'azote amidé et 12 mgr. 6 d'azote ammoniacal. On ensemence avec une même quantité d’émulsion de levure pure dans l’eau stérile et on place à l’étuve à 26°. Voici les résultats obtenus :
Poids de Azote Azole 0j0 Azote Azote
Glucose Alcool lalevure de la de la #mmo- total dn
présent formé séchée levure levure niacal liquide
gr. cc: gr. mer. mgr. mur.
Témoins 222.1 26,90 » 0,1150 S 001.21 etre LEO Après 5 jours . 47,35 3 27022088 12:29. 100.80 0 96,8
Après 40 jours . 28,42 14,3 0,6826 32,40 4,75 0 87,5
Ici, l'azote ammoniacal a entièrement disparu après 5 Jours. Mais si à ce moment la quantité d'acétamide utilisée est faible