‹ Recherches biochimiques sur les protéiques de la levureChapitre 31 sur 43 · C. Macérathion dans le carbonate de sodium à · texte numérisé non relu

C. Macérathion dans le carbonate de sodium à

Volume obtenu : 740 cce., contenant 1,28 0/0 de protéiques coagulables, soit en tout 9 gr. 47.et0,213 0/0 d'azote non coagulable.

Poids du précipité acétique : 4.gr. 57.

Poids du coagulum :7 gr. 91.

Rapport : = De = È environ.

D'une façon générale, on voit que les quantités relatives des deux substances varient peu : cependant, l'élévation du taux de l'alcalinité, qui gène de plus en plus l’autolyse de la levure, ne paraît pas influer beaucoup sur la quantité du précipité acétique, tandis qu’elle augmente la teneur en albumine coagulable. On pourrait en conclure que la substance précipitable par l'acide acétique n’est pas produite par un processus d’autolyse ou de dissolution, mais se trouve déjà formée dans le contenu cellulaire. Il en est probablement de même de l’albumine coagulable par la chaleur ; celle-ci apparait en quantité d’autant plus élevée que l’alcalinité est plus grande parce qu'elle est beaucoup plus attaquable que l’autre protéique, en milieu acide, sous l’action de l’endotryptase. Quoi qu'il en soit, le rendement est le meilleur lorsque l'extraction est faite avec une solution de carbonate de sodium à 0,5 0/0.

Les proportions des deux protéiques, dans l'expérience qui précède, restent voisines de { partie du premier pour 4 parties

du second. Cependant, elles semblent sujettes à varier dans des limites assez étendues. Le rendement en protéique précipitable par l'acide acétique est plus élevé lorsque l’on opère en plus grand, avec une quantité de levure atteignant 400 à

800 grammes. Il varie aussi avec l'espèce de levure, mais sans qu'il soit possible de fixer une limite certaine en raison de l'impossibilité de supprimer complètement l’action de la protéolyse.

Dans une expérience faite avec 700 grammes de levure Scaroper, délayée dans 10 parties d’eau alcalinisée avec 0,5 0/0 de carbonate de sodium et macérée 8 heures à 35-36°, j'ai obtenu 49 gr. d’albumine coagulable, lavée et séchée à 1109, et 20 gr. de précipité acétique purifié par dissolution et reprécipitation, lavé et séché dans le vide sulfurique.

: D'autre part, j'ai opéré avec la levure pressée du commerce. Deux kilogrammes de cette levure (1), exprimés fortement à la presse et tamisés donnent une poudre blanche qui est séchée en couche mince à l’étuve à 38° pendant 46 heures. On broie finement dans un moulin pour pulvériser les grains de couleur . jaune-brun qui se sont formés. La poudre, dont le poids est de 400 gr., est mise à macérer dans 10 parties d'eau contenant 0,5 0/0 de carbonate de sodium pendant 8 heures à l’étuve à 35°. On obtient seulement 22gr.8 d'albumime et 9 gr.5 de précipité acétique purifié par dissolution et reprécipitation comme plus haut. Voici les résultats comparatifs :

Levure Levure SCHRODER SPRINGER

Précipité acétique 0/0 de levure : . . 2,9 2.4 Albumine coagulable — — …. . . 7,0 D Rapport entre les deux protéiques . . 1°: 2,4 15 2,5 Rendementiotale see er 959 8,1

Je me suis finalement arrêté au procédé suivant pour la préparation de ces protéiques :

La levure préparée selon les données de LeBrpew est pulvérisée aussi finement que possible par passage dans un moulin à serrage variable, analogue à ceux que l’on emploie pour pulvériser les graines dures. La poudre est délayée avec soin dans 10 parties de solution de carbonate de sodium (carbonate sec et

(1) Il s'agissait de levure SPRINGER, préparée à Maisons-Alfort.

a OT

pur) à 0,5 0/0 préalablement chauffée à 37-38. On abandonne 8 heures à l’étuve à 35° en agitant assez souvent. La masse est alors mélangée et répartie dans des filtres en papier Canin disposés dans une glacière (entre + 2° et + 5°). Le lendemain, les liqueurs filtrées sont réunies et précipitées par addition de 1 0/0 d'acide acétique cristallisable. On vérifie que la précipitation est totale et on décante sur un filtre — ou on centrifuge si possible — de manière à séparer Le précipité aussi rapidement que possible. Le liquide clair est additionné de 1 0/0 de sel marin et porté rapidement à l’ébullition.

Le précipité acétique, lavé rapidement avec un peu d'eau, est dissous dans le moins possible de solution de carbonate de sodium à 0,5 0/0. On filtre ou on centrifuge s’il est besoin et la solution est reprécipitée par l'acide acétique en quantité exactement nécessaire. On centrifuge, on lave à plusieurs reprises par centrifugation et on sèche dans le vide sulfurique Toutes ces opérations doivent être faites aussi rapidement que possible.

- Quant au coagulum obtenu par la chaleur, il est recueilli sur un filtre, lavé à l’eau bouillante à plusieurs reprises, essoré et séché à l’étuve à 105-110°.

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