‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 104 sur 312 · LIV. II, CH AP. IX · texte numérisé non relu

LIV. II, CH AP. IX

§ IV. Propriétés chimiques quon observe dans des circonstances où ta cholestérine est altérée .

Action de la chaleur et dé l’air.

Action de l’acide sulfurique à 66° avec le contact de l’air.

464. 2sde cholestérine chauffés dans une cornue de verre se fondent , exhalent une légère vapeur, puis entrent en ébullition. La cholestérine se colore en jaune, puis en brun ; elle ne laisse qu’une trace de charbon. Presque tout le produit de la distillation est liquide et d’apparence huileuse; il ne rougit pas le papier de tournesol , et il ne contient pas d’ammoniaque. La portion qui a distillé d’abord est incolore ; celle qui a distillé à la fin de l’opération est colorée en jaune roux. Ce produit se compose d’une portion de cholestérine non altérée , et d’une huile empyreumatique qui tient la cholestérine à l’état liquide.

465. La cholestérine , chauffée suffisamment avec le contact de l’air, s’enflamme à 1a. manière de la cire.

466. oe, 2 de cholestérine en paillettes ne sont pas plus tôt mis en contact dans un tube de verre de om,o 1 de diamètre intérieur, avec 2ë d’acide sulfurique à la température de ey°, qu’ils deviennent d’un orangé rouge ; les paillettes se soudent bientôt les unes aux autres, et après deux heures elles sont réunies à la surface de l’acide en une matière d’un brun rouge, d’aspect bitumineux. À cette époque, il y a un dégagement d’acide sulfureux sensible à l’odorat ; et

CHOLESTÉRINE.

1 acide sulfurique est colore en jaune brun. La coloration subite de la cholestérine par l’acide sulfurique la distingue des acides stéarique , margarique et oléique , ainsi que de la cétine. Après un contact de huit jours, le liquide est d’un rouge noir, et la matière, d’aspect bitumineux, est réduite en une masse visqueuse noire ; la cholestérine est de toutes les espèces de corps gras celle qui produit le plus d’acide sulfureux à froid. En chauffant les matieies a 100 pendant une heure , il s’en dégage de l’acide sulfureux sans effervescence , qui est mêlé certainement d’acide hydrosulfurique. Au-dessus de ioo°, il y a effervescence et carboni-

sation de la cholestérine.

4^7* de cholestérine , chauffés avec 200e d’acide nitrique marquant 32° à l’aréomètre, produisent assez promptement de la vapeur nitreuse ; la cholesteiine se ramollit , jaunit, puis se convertit en une substance liquide jaune. En opérant comme il est dit (46) , on obtient un résidu jaune, asti ingent et amer, pesant is,,6oy, que l’on réduit en extrait aqueux A , et en extrait alcoolique B.

468. Évaporé au bain-marie, il laisse une matière syrupeuse jaune, d’une saveur acide , amère et astringente , qui précipite fortement la gélatine et l’aeétate de plomb.

q6q. Le pi ecipite qu elle forme avec ce dernier est jaune-foncé. Séché et distillé dans un tube plein de mercure parfaitement purgé d’air, il donne un

Action de l’acide nitrique.

y/. Extrait

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