‹ Recherches chimiques sur les corps gras d'origine animaleChapitre 103 sur 312 · Elle est insipide , inodore ou presque inodore · texte numérisé non relu

Elle est insipide , inodore ou presque inodore

§ III. Propriétés chimiques quon observe sans que la cholestérine soit altérée.

45g. Elle est insoluble dans l’eau.

1 54 I l v- 11 ? CH A P. IX.

460. îoo parties d’alcool d’une densité de o,8i 6 bouillant ont dissous 18 parties de cholestérine.

î oo parties d’alcool d’une densité de o,84° bouillant en ont dissous 11,24.

Les solutions alcooliques en se refroidissant déposent la plus grande partie de la cholestérine, sous la forme d’écailles brillantes.

461. La cholestérine n’a aucune action sur le tournesol et sur l’hérnatine. Aux réactifs colorés elle n’est donc ni acide ni alcaline.

462. Elle 11e dégage pas d’eau quand on la chauffe doucement avec du massicot.

463. La cholestérine traitée par l’eau de potasse bouillante pendant au moins cent heures n’éprouve aucune altération: c’est ce que l’expérience suivante prouve. On met dans un matras de deux litres de capacité ig de cholestérine avec 5os d’eau tenant ig de potasse en dissolution ; on fait bouillir pendant vingt-quatre heures , en ayant soin de remplacer l’eau qui se vaporise. La liqueur mousse beaucoup par l’agitation ; quelques flocons jaunes s’en séparent par le repos , mais presque toute la cholestérine conserve son apparence cristalline. On ajoute 4* de potasse ; on continue de faire bouillir pendant quinze jours au moins six à sept heures chaque jour. Après ce temps , il y a un dépôt en partie gélatineux ; 011 étend d’eau et on filtre. La liqueur filtrée , concentrée , se prend en gelée par la concentration et le refroidissement ; cette gelée est

cholestérine.

un siliciate de potasse. X^a silice provient du verre du ballon. L eau-mère de cette gelée , concentrée à plusieurs reprises, et refroidie chaque fois jusqu’à ce quelle cesse de se troubler, ne dépose que quelques centigrammes de silice colorée en jaune quand on la neutralise par l’acide hydrochlorique. La liqueur , filtrée et évaporée à siccité, laisse une matière qui ne cède à l’alcool que des traces d’une substance jaune soluble dans l’eau , et d’une matière huileuse orangée qui provient de quelques atomes de cholestérine altérés par l’action de l’air et de la chaleur. Ce qui n’est pas dissous est du chlorure de potassium pur. Quant au dépôt en pci? tie gélatineux , on trouve, après l’avoir lavé et desseche , qu il est forme de silice colorée en rose par de l’oxyde de fer, et de cholestérine qu’on peut en séparer au moyen de l’alcool bouillant. Cette cholestérine se dépose par le refroidissement sous la forme d écaillés brillantes, nacrées, fusibles à i5 y0; qui, redissoutes de nouveau dans l’alcool , n ont aucune action sur le tournesol et l’hématine , et qui ne laissent pas de résidu après la combustion. Ce résultat est conforme à celui de M. Powel , et contraire à ceux de Foureroy et de U. Bostock , qui ont considéré la cholestérine comme une substance saponifiable.

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