LIV. III, CH AP. I
est bien égoutté , on verse dessus successivement ie deuxième et le troisième lavage, on y jette ensuite de l’alcool , et enfin on presse fortement le filtre. Le dépôt retient encore du suroléate de potasse ; pour l’en séparer, on le dissout dans l’alcool bouillant ; on laisse refroidir la solution et on la filtre. Si le dépôt contient un acide fusible au-dessous de 6o°, on le soumet à un traitement semblable aux deux précédents.
605. Les liqueurs alcooliques d’où le bimargarate de potasse s’est précipité retiennent une quantité notable de ce sel en dissolution, ainsi que du suroléate de même base. En les faisant concentrer, puis refroidir, on obtient, i° un dépôt formé de ces deux sels ; 2° une eau-mère tenant en dissolution une matière qui ne diffère de ce dépôt que parce que le suroléate de potasse y est dans une proportion plus forte relativement au bimargarate,
606. Quand on a obtenu un bimargarate dont l’acide est fusible à 6o°, on le fait chauffer dans une capsule avec de l’eau et de l’acide hydrochlorique. Celui-ci s’empare de la potasse , et l’acide rnargarique vient surnager au-dessus du liquide aqueux; dès que cet acide est figé, on l’enlève et on le lave avec de l’eau jusqu’à ce que celle-ci ne précipite plus le nitrate d’argent. Si l’acide était mêlé de quelques parties étrangères , il faudrait le faire fondre et le filtrer dans du papier josepb privé de sous-carbonate de chaux.
PRODUITS DES SAPONIFICATIONS.
607. Quand la dissolution de savon (6o3) ne Préparation donne plus de dépôt nacré, on la fait concentrer et d0^>c“.e on y verse un léger excès d’acide tartarique ; celui-ci s unit à la potasse , et l’acide oléique qui en est séparé vient nager sur le liquide aqueux; on enlève 1 acide oléique avec une pipette , on l’agite avec de 1 eau chaude pour le laver. On le recueille ensuite dans un petit vase, et on l’expose à des degrés de température de plus en plus bas , qui doivent être insuffisants pour en congeler la totalité de la masse.
Après chaque exposition de l’acide oléique à un certain degré de froid , il est nécessaire de le filtrer dans un papier lavé à l’acide hydrochlorique , afin de séparer l’acide margarique qui s’est congelé.
608. 8 il n existait pas d’affinité entre l’oléate et Explication le margarate de potasse, il arriverait qu’après avoir procédé,
dissous ces deux sels dans l’eau bouillante,, on obtiendrait par le refroidissement une solution pure d oléate de potasse et un dépôt de margarate ou de bimargarate de potasse, ou enfin un mélange de t es deux derniers sels suivant la proportion d’eau employée : le résultat serait encore le même si on appliquait 1 eau froide au savon , l’oléate sérail dissous a l’exclusion de l’acide margarique; mais comme cette affinité existe , les choses se passent autrement. Lorsqu’on laisse refroidir la solution de potasse chaude qu’on vient de neutraliser par les acides oléique et margarique, une portion seulement de l’acide margarique se précipite à 1 état
Deuxième
procédé.