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de sur-sel ; l’autre portion reste en dissolution dans de l’eau qui contient à la fois de la potasse et de l’oléate dépotasse. La liqueur refroidie abandonnée à elle-même, à une température constante, continue à se troubler pendant quelque temps, parce que la force de solidité du sur-sel détermine la décomposition d’une nouvelle quantité de margarate neutre, jusqu’au moment où cette force est en équilibre avec la force dissolvante de l’alcali mis à nu et de l’oléate. Si à cette époque on abaisse la température du liquide , ou bien encore si on affaiblit l’énergie de l’alcali et de l’oléate au moyen d’une addition d’eau; ou enfin si on neutralise la plus grande partie de l’alcali mis à nu, la force de solidité détermine un troisième dépôt de bimargarate. Dans ce dernier cas surtout, il s’établit un nouvel équilibre entre l’oléate et le margarate, qu’il n’est plus possible de rompre, sans déterminer à la fois la décomposition de l’oléate et celle du margarate en alcali et en sur-sels qui se déposent. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire dans la préparation de l’acide oléique de décomposer l’oléate de potasse , quoiqu’il retienne encore de l’acide margarique, et d’exposer ensuite l’acide oléique qui en provient à des températures de plus en plus basses, afin d’opérer la congélation de l’acide margarique.
609. On traite à froid 100 parties de savon de graisse humaine à base de potasse , aussi sec que possible, par 200 parties d’alcool d une densité de
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0,821 ; api es vingt-quatre heures cle macération on filtre et on passe de l’alcool sur la matière restée sur le filtre , qui est pour la plus grande partie composée de margarate de potasse, l’oléate de cette base s étant dissous en grande quantité dans l’alcool.
610. On dissout dans 200 parties d’alcool chaud la matîeie restée sur le filtre ; par le refroidisse-
ment, on obtient un dépôt de margarate de potasse. On doit le faire égoutter, puis le redissoudre dans l’alcool chaud : on obtient un nouveau dépôt qu’il laut retraiter de la meme manière jusqu’à ce qu’il donne un acide fusible à 6o°.
611. Quant au margarate qui reste en dissolution avec de l’oléate dans l’alcool refroidi, on l’obtient pai la concentration et le refroidissement , et on le traite comme le précédent.
612. L oléate de potasse qui a été dissous par i alcool froid doit être traité de la manière suivante : on fait évaporer doucement l’alcool , et on applique au résidu de l’alcool froid, le plus concentré est le meilleur; l’oléate est dissous, et se trouve aussi séparé d’une quantité notable de margaiate qui ne 1 est pas. Après deux ou trois traitements, on obtient un oléate entièrement soluble dans 1 alcool froid ; quand on y est parvenu, on décomposé 1 oleate dissous dans l’eau par l’acide bydioc hlorîque ou tartarique, et on traite l’acide oléique comme il est dit (607).