PROCEDE D ANALYSE ELEMENTAIRE
B. Détermination de l'hydrogène et de l'oxygène .
21. a. En soustrayant de loxygène que le cuivre a cédé à la matière organique pour la brûler, l’oxy- Ngene de 1 acide carbonique (A), la différence est la quantité d’oxygène que le cuivre a cédé pour biûlei une partie de 1 hydrogène de la matière organique, et par une règle de proportion on a cette partie d’hydrogène \
h. 11 y avait de l’oxygène atmosphérique dans les tubes ; cet oxygène a dû concourir, avec celui de l’oxyde de cuivre, à brûler la matière organique, il faut donc en tenir compte. Or, rien n’est plus facile, puisque la quantité d’oxygène qui était dans les tubes au commencement de l’expérience est connue, ainsi que celle qui reste après la combustion ; il est évident que la différence de ces deux quantités représente une quantité d’hydrogène brûlé qu on peut déterminer comme la première a .
e. On ajoute aux poids des deux portions d hydrogène le poids de celui qui peut se trouver dans le résidu gazeux ( 1 8) : cette quantité ne s’est jamais elevee au-dessus de huit centimètres cubes d’hydrogène pur dans mes analyses.
1 II ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit ici de l’analyse des substances dans lesquelles il y a une quantité d’hydrogene qui excede la proportion nécessaire pour convertir en eau l’oxygène de ces mêmes substances.
II y. I, CH A P. II.
d . Enfin , on fait la somme des poids du carbone et des trois portions d’hydrogène que nous venons de déterminer, et en la soustrayant du poids de la matière organique, on a la quantité d’eau qui a été formée aux dépens d’une quatrième portion d’hydrogène, et de tout l’oxygène de la matière organique.
22. On peut conclure certainement la composition d’une matière organique , en suivant le procédé que je viens de décrire; mais comme on pourrait craindre quelque erreur pour l’hydrogène, par la raison qu’on ne recueille pas l’eau formée, je fais un essai préliminaire qui a pour objet de déterminer directement la quantité d’eau produite parla combustion de la matière organique, et de conclure ensuite par le calcul la composition de cette matière, lorsqu’on sait d’ailleurs la quantité d’oxygène que le cuivre a cédée pour la brûler.
23. On recueille l’eau dans un appareil qui se compose, i° d’un tube a 1 * contenant os,5oo, de matière organique avec 55 à 6o8 d’oxyde de cuivre ; 2° d’un tube b contenant 4°8 en” viron de chlorure de calcium; à ses extrémités sont adaptés un tube c qui communique au tube a , et un tube o' qui communique à un iubed, dont l’ouverture plonge dans le mercure.
1 Ce tube est semblable à celui que M. Berzelius emploie
dans l’analyse des matières organiques.
PROCÉDÉ DANAtYSE ÉLÉMENTAIRE. 1-
Les tubes c et c sont lûtes avec de la cire à cacheter. L’extrémité de c' qui est implantée dans le tube b , est garnie de batiste claire , afin que le chlorure ne puisse pas sortir du tube lorsqu’on le charge de cette substance. Le tube cl est fixé au tube c au moyen d’un tuyau de caoutchouc , lequel est fortement serré à ses extrémités contre les tubes par du fil de soie. Avant l’expérience, on pèse, i le tube a y 2 le tube b ferme avec deux petits bouchons que l’on garde soigneusement. Quand l’opélation est terminée , on séparé le tube d ,* on ferme l ouvertuie du tube c avec son bouchon , puis on coupe le tube a en a! , après avoir volatilisé toute i eau qui pouvait s être condensée entre a et a! . On porte le tube dans la balance avec la portion a' a" du tube a, et le second bouchon ; quand l’équilibre est établi, 011 ôte tous ces objets du plateau où 011 les a mis; 011 détache du tube au chlorure la portion a a du tube a9 on la lait sécher, on la reporte dans le plateau de la balance avec le tuyau de caoutchouc et la soie qui tenaient le tube a fixé au tube b , puis on ajoute les poids qui sont nécessaires pour rétablir l’équilibre. Si de ces poids on soustrait le poids primitif du tube au chlorure fermé avec ses deux bouchons, la différence donne le poids de l’eau formée. Enfin , en pesant le tube a et la portion a' a!' , on détermine la proportion d oxygène que l’oxyde de cuivre a cedee pour brûler la matière organique.