LIV. II, CHAP. II
1 74- lg?7 de ce sel brûlés donnent oê,775 de massicot , donc
Acide. . . c)2 5 . 54? 4 1 • 100
Massicot.. 775 . 45?5>9 . 80,79 qui coût. 6,008 d’oxyg.
La composition calculée donne
Acide 100
Base 84,5a
ARTICLE X
Du margarate d’ ammoniaque.
17b. L’acide margarique hydraté se comporte avec le gaz ammoniaque comme l’acide stéarique, si ce n’est cependant qu’il s’y combine plus lentement ; il en absorbe sensiblement le même volume,
176. L’acide margarique s’unit également bien à l’ammoniaque liquide. En chauffant l’acide dans un flacon fermé, entièrement plein d’ammoniaque liquide, on obtient une solution complète si l’ammoniaque est suffisamment étendu; dans le cas contraire il se forme un margarate gélatineux plus ou moins transparent.
177. Chauffé dans le vide il se comporte comme le stéarate d’ammoniaque.
178. 11 se dissout dans l’eau chaude, au moins dans celle qui contient de l’ammoniaque : la solution dépose du sur-margarate nacré par le refroidis-
MAR GARATES.
sement, et il ne reste pas sensiblement d’acide dans la liqueur.
179. Le margarate d’ammoniaque exposé à l’air a io° (au moins celui qui a été préparé avec l’ammoniaque aqueuse) laisse dégager une portion de son alcali.
Observations sur les acides stéarique et margarique.
180. Le 5 juillet 181 5 je fis connaître à l’Institut, sous le nom de margarine , une substance grasse qui possède les propriétés acides. En 1816 je la nommai acide margarique. Je l’avais retirée, dès 1811, d un savon qui m’avait été remis pour en faire l’analyse. C est cette analyse qui m’a conduit à entreprendre le travail qui est le sujet de cet ouvrage. En 1816, lorsque je recherchai s’il existe des différences entre les acides des bimargarates de potasse, obtenus au moyen de l’eau des savons des graisses de divers animaux , je trouvai que les acides margariques des graisses d’homme, de porc, de jaguar et d’oie, ont sensiblement les mêmes propriétés physiques, et un degré de fusibilité compris entre le 55» et 56», 5. .1 observai que les acides margariques obtenus des savons des stéarines de mouton et de bœuf, différaient des précédents sous ce dernier rapport,' puisqu’ils se figeaient, le premier à 64", 8, le second
à 62». Je 11e prononçai point alors si les acides de
mouton et de bœuf sont essentiellement distincts des autres»
y 2 I IV. II, CH A. P. II.
181. Le 17 juillet 1820, je présentai à l'Institut des analyses de ces acides, desquelles il résultait, i° que l'acide margarique de mouton contient moins d oxygène que les acides margariques d’homme et de porc ; 20 que dans ces acides le carbone est à l’hydrogène sensiblement dans le même rapport. Ces résultats m’engagèrent à nommer l’acide margarique de mouton , acide margareux.
18 2, Dans ces derniers temps j’ai soumis cet acide à beaucoup d’expériences.
i° J’ai traité absolument delà même manière du bimargarate de potasse de mouton et du bimargarate de potasse d’homme , dont les acides avaient le même degré de fusibilité ( ce procédé est détaillé, livre ni, chapitre 1, section ni). J’ai obtenu du premier un acide fusible à y o° ; et du second un acide fusible à 6o° ; et j’ai vu qu’en traitant plusieurs fois ce dernier par l’alcool , je parvenais plutôt à abaisser son degré de fusion qu’à l’élever.
20 Ayant eu quelque raison de penser que les margarates neutres de potasse d’homme et de mouton seraient plus faciles à purifier que leurs bimargarates respectifs , je les ai traités par l’alcool et la cristallisation (ce procédé est détaillé livre m, chapitre 1, section m) ; et je suis arrivé au même résultat que le précédent. Du margarate de potasse d’homme, dont l’acide était fusible à 60 ', ayant subi cinq dissolutions successives dans l’alcool , s’est toujours trouvé fusible à 6o°.
marg arates.
3° Je n’ai pu réduire une quantité donnée de savon de mouton à base de potasse, seulement à de l’oléate et à du margarate dont l’acide est fusible à 70°; j ai toujours obtenu une proportion sensible d’un acide fusible de 56 à 60», qui avait des propriétés analogues à celles de l’acide margarique d’homme, et dont la fusibilité s’abaissait plutôt qu elle ne s élevait, quand on le traitait un grand nombre de fois par l’alcool bouillant.
4 Ayant traité de la même manière des savons de graisse de bœuf et de porc à base de potasse , j en ai obtenu de l’acide fusible à 70° et un acide fusible a 58°, analogue à celui d’homme : ce dernier était plus abondant dans le savon de graisse de porc que dans le savon de graisse de bœuf; et il 1 était plus dans ce dernier que dans le savon de graisse de mouton.
180. De ces expériences il suit donc que j’ai obtenu un acide fusible à 70°, et un autre fusible à Go»
qu’il m’a été impossible de rendre moins fusible. Ajoutons à ce résultat le suivant , qui fait partie du mémoire présenté en, 1816 à l’académie : Jyant saponifié comparativement de la stéarine d’homme fusible à 49% et de la stéarine de mouton fusible à 43», la matière grasse du savon de la première stéarine était fusible à 5 1 », tandis que celle du savon de la seconde était fusible de 54 à 55» ; et leurs savons traités par l'eau donnaient des bimargarates , dont l’acide d’homme était fusible à 56°, 5, et celui de mouton à. 64°, 8.
1 84» D’après cela on ne peut confondre les deux acides dont je viens de parler; mais j’avoue qu en réfléchissant, i° à leurs nombreuses analogies; 2° à la difficulté d’estimer rigoureusement par l’analyse élémentaire la proportion des éléments qui doivent constituer un acide margarique et un acide maigareux dans lesquels l’oxygène du premier serait à celui du second comme 6 : 5; o° a la probabilité que l’acide fusible à 6o° serait de l’acide margarique fusible à yo° uni à une matière un peu plus oxygénée que lui, et qui le rendrait plus lusible ; j’ai préféré donner à l’acide fusible à 70° le nom d "acide stéarique, et réserver le nom d’acide margarique à l’acide fusible de 55 à 6o°«
UV. II , CHAP. III. ACIDE OLÉIQUE.