ACCOMPAGNÉES DE PSEUDO-MEMBRANES SIMPLES OU NON
DIPHTHÉRIQUES.
Je place à la fin de cette description des fausses membranes de la diplithérie, celle de plusieurs autres fausses membranes assez semblables et qui en diffèrent surtout par la nature non diphthérique de l’affection qu’elles accompagnent. Ce sont; les fausses membranes du coryza pseudo-membraneux ou couenneux simple, de la bronchite pseudo-membraneuse simple et de la bronchite dite fibrineuse , de V ophthalmie purulente pseudo-membraneuse, et enfin de 1 entente pseudo-membraneuse ou couenneuse simple.
On verra bien souvent, parla suite, que le mot pseudomembraneux ne doit jamais être pris comme synonyme exact de la qualification diphthéritique ou diphthérique1 : il s’en faut, en effet, que toute affection pseudo-membraneuse doive être rattachée à la diplithérie. Les auteurs
1 MM. les docteurs Espagne et Hervieux, dans leurs Thèses de concours ■pour l agrégation (1 860), se sont servis des mots productions diphthéro'idiques (Espagne, p. 87) et diphthéroïdes (Hervieux, p. 24). Je n’ai pas cru devoir les adopter. Le terme pseudo-membraneux, si facile à
comprendre, me paraît devoir suffire, mais il faut l’employer convenablement.
allemands, qui ont pris le terme croupal comme synonyme de pseuclo-membraneux, ont, de la sorte, admis les exsudations croupales de tous les organes et même du rein quand les canalicules excréteurs de 1 urine iournisscnt des filaments fibrineux ou épithéliaux. Ils ont aussi admis le croup des paupières, des plaies, etc. En discutant plus tard, à propos du diagnostic, la valeur qu’on s’accorde à reconnaître aujourd’hui au mot croup et que je crois devoir admettre, j’aurai soin de réserver la dénomination de croupales aux seules exsudations laryngées et trachéennes. Ces nouveautés synonymiques, ces extensions de noms données à des mots déviés de leur signification réelle, jettent dans la science un trouble et une confusion qu’on ne saurait trop s’attacher à faire disparaître.