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ÉTUDE COMPARATIVE DES DIVERSES FAUSSES MEMBRANES NON DIPHTHÉRIQUES

Dans un travail de la nature de celui-ci, dans ces Recherches cliniques et d’anatomie pathologique sur plusieurs maladies très-différentes les unes des autres et dont le seul trait commun est la fausse membrane , il m’a été impossible de suivre un ordre classique, tracé à l’avance, et nécessairement indiqué. J’ai cherché à rapprocher les faits et les détails offrant entre eux quelque analogie soit sous le rapport de leur nature, soit sous le rapport de leur siège. C’est ainsi qu’ayant étudié la diphthérie, j’ai fait suivre, comme appendice, des affections locales pseudo-membraneuses qui ont avec elle une très-grande ressemblance ( coryza , bronchite, ophthalmie, entérite avec fausses membranes simples).

Je vais maintenant former un groupe des affections pseudo- membraneuses siégeant plus particulièrement dans la cavité buccale et la partie ingcstive du conduit alimentaire (I. muguet, stomatite ulcéro - membraneuse , fausses membranes de l’herpès bucco-pharyngé et aplithes discrets, scarlatine angineuse pultacée).

J’étudierai ensuite II. les enduits, les exsudations recouvrant des ulcérations diverses de la cavité bucco-pharyngée, et qui se montrent sous l’influence de la fièvre ou d’affections fébriles autres que celles déjà indiquées,

4 011 de diverses substances toxiques ( fausses membranes 'produites par le tartre stibié et le mercure) .

Plus tard, j’aurai à décrire les pseudo-membranes qui siègent dans la partie digestive inférieure du tube alimentaire (III. fausses membranes de la dysenterie , concrétions muqueuses et gèlatiniformes intestinales).

Puis viendront des productions pseudo-membraneuses qu on rencontre dans les organes génitaux et urinaires (IV. fausses membranes du vagin , du col utérin , fausses membranes vésicales et rénales cantharidiennes). L’action de la cantharidine me fournira une transition pour arriver aux fausses membranes qui siègent plus particulièrement sur le tégument externe (V. fausses membranes des vésicatoires, celles des ulcères chroniques, des plaies anciennes, etc.).

Je m occuperai, après elles : VI. de la pourriture d'hôpital pseudo-membraneuse, et VII. des fausses membranes des vèsico-pustules varioliques.

Les fausses membranes VIII. des abcès et des kystes qui viendront ensuite me fourniront un passage naturel aux fausses' membranes des séreuses.

G est pari étude de ces dernières (IX. fausses membranes persistantes pouvant former les néo-membranes) et par l’étude des cicatrices que je terminerai cette longue revue. On trouvera comme appendice aux fausses membranes des séreuses la description des fausses membranes et des coagulations sanguines dans le cœur et les vaisseaux.

i. muguet; stomatite ulcéro -membraneuse; fausses

MEMBRANES DE l’hERPÈS BUCCO-PHARYNGÉ ET APIITHES discrets; scarlatine ANGINEUSE pultacée.

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