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FAUSSES MEMBRANES DES PLAIES ANCIENNES, DES ULCERES CHRONIQUES

Les vésicatoires et les cautères longtemps entretenus se recouvrent quelquefois de concrétions grisâtres , membraniformes , soit parce qu’ils ont été trop vivement excités , soit parce que la surface excoriée s’est momentanément enflammée.

Les anciennes plaies, les ulcères chroniques offrent également parfois une pellicule blanchâtre , peu épaisse ou grisâtre, qui a un peu l’aspect d’une pseudo-membrane, sans rappeler cependant la pourriture d’hôpital dont je vais bientôt m’occuper.

1 II. Lebert, Physiologie pathologique, t. i, p. 60 et suiv.. 184o.

La nature de la maladie et la constitution du sujet ont une influence des plus marquées sur l’état des plaies ou des ulcérations anciennes. Chez les scrofuleux, chez les personnes atteintes de syphilis, les surfaces suppurantes revêtent des caractères bien connus de tous les médecins. Le détritus grisâtre qui les recouvre et l’exsudation sont plus ou moins abondants suivant que le travail de cicatrisation est retardé ou tend à se produire.

Dans les ulcérations anciennes de nature diverse, syphilitiques ou autres, siégeant dans le pharynx, la fausse membrane plus ou moins épaisse ne doit pas être dite diphthérique, car il n’y a qu’une ulcération pseudomembraneuse à sa surface, ayant toujours les mêmes caractères anatomiques.

Quoi qu’il en soit, les productions membraniformes de toutes les solutions de continuité anciennes des téguments sont peu adhérentes, minces, grisâtres et n’ont pas généralement l’aspect diphthérique. Elles sont composées :

1° D’une matière amorphe, d’abondance variable, et renfermant des granulations moléculaires et des matières grasses ;

2° De globules de pus et pyoïdes; les globules à noyaux sont les plus nombreux (leucocytes divers);

3° D’éléments embryo-plastiques ou fibro-plastiques (noyaux libres ou corps fusiformes avec leurs cellules) ; si les plaies sont peu profondes , on trouve de l’épithélium en voie de formation.

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