‹ Recherches cliniques et anatomiques sur les affections pseudo-membraneusesChapitre 98 sur 115 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Stomatite ulcéro-itiembrancuse.

(Hôpital de Bon-Secours, salle Sainte-Anne, n° 1 bis, service de

JM. Monneret.)

S — , b van çois-Hippolyie, 5 ans, demeurant rue de Charonne , 119, entré le 21 janvier 1851, sorti le 23. — Ce petit gaiçon est bien constitué, d’une très-bonne santé habituelle. Il n a jamais été malade, dit sa mère, et depuis trois à quatre jour seulement, il a moins d’appétit, il souffre dans la bouche quand il essaie de manger. Il a eu de la fie vie la nuit dernière, il s’est plaint de douleurs dans la bouche et la gorge. Son haleine est en même temps devenue forte.

L invasion de la maladie buccale a été brusque. La mere ne peut l’attribuer à aucune cause spéciale d’ali-

mon talion; mais elle nous dit à plusieurs reprises que son enfant joue habituellement avec d’autres enfants de son âge et que « plusieurs ont du mal cà la bouche. »

A la visite du soir l’enfant n’a pas de fièvre, 76 a 80 pulsations régulières. Peau assez fraîche , respiration bien libre.

Cavité buccale. Il existe sur les gencives de la mâchoire inférieure, du côté gauche de la face, un enduit grisâtre, comme pultacé, reposant sur une surface ulcérée en dessous et dont les bords sont épaissis et violacés. Il y a, en outre, sur la face interne de la joue gauche, une concrétion d’un blanc jaunâtre peu épaisse qui est pareillement placée sur une ulcération allongée; les bords en sont rouges, les tissus de la joue ne sont pas indurés. (J’ai examiné après la visite cette concrétion au microscope et je l’ai trouvée constituée par : 1° des granulations moléculaires placées au milieu d’un stratum amorphe; 2° des cellules épithéliales, des végétaux appelés par M. Robin algue de la bouche.)

Le pharynx est examiné sans difficulté, car l’enfant est très-docile; les pilliers, la luette, les amygdales, le fond du pharynx, n’offrent aucune surface ulcérée, il n’y a qu’un peu de rougeur, il n’existe qu’une angine simple et légère.

La cavité buccale est mouillée par de la salive, l’haleine est fétide. Ganglions sous-maxillaires très-légèrement engorgés et douloureux à la pression.

Je porte avec le doigt sur les parties malades du chlorure de chaux sec. Le petit malade me laisse agir sans offrir de résistance. Il prend du bouillon une heure après.

22 janvier. — Nuit calme, sommeil, pas de lièvre. Le Chef de service constate les symptômes notés hier.

P. Continualion du chlorure de chaux sec applique sur les surfaces malades trois fois par jour. — 2 bouillons, 2 potages.

Le 23 janvier le mieux est sensible. La mère veut sortir et nous promet de ramener son enfant s’il est plus souffrant. Elle emporte du chlorure de chaux pour continuer le traitement chez elle.

J’ai vu le petit Sallet chez sa mère pendant plusieurs jours, le chlorure de chaux a suffi pour le guérir complètement au bout d’une semaine.

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