PATHOGÉNIE DES MALADIES INFECTIEUSES
La Bactérie ne nous paraît' pas être le vecteur d'un principe soluble qui l'imprégnerait et déterminerait l'empoisonnement.
L'activité et la spécificité de la Bactérie résideraient plutôt dans le plus ou moins de rapidité de sa multiplication.
Sa forme et sa grandeur dépendent probablement du terrain dans lequel elle s'est reproduite et multipliée.
Les matières putrescibles humaines doivent reproduire des éléments bactériformes différents de ceux des matières putrescibles d'animaux divers: l'infection putride, septicémie et la pustule maligne ne sont, en effet, pas une seule et même chose.
C'est peut être l'organisme humain qui a élaboré, nourri, multiplié dans son terrain spécial les Bactéries (d'origine étrangère?) qui engendrent la fièvre typhoïde, la variole, la fièvre puerpérale, la scarlatine et la rougeole.
La localisation pathologique sur l'intestin (plaques de Peyer) et vers la peau (fièvres éruptives) est, d'après nous, probablement en rapport avec la multiplication plus ou moins rapide et la configuration ainsi que le volume de ces infiniment petits.
Ce qui pourrait le faire croire, c'est que dans la variole hémorrhagique, parexemple, la manifestation cutanée, faute de temps, est très-restreinte, la décomposition du sang amenant la mort en quel» ques heures.
Nous avons constaté expérimentalement pour le
sang typhoïde inocule aux animaux que les lésions intestinales étaient en rapport avec la lenteur relative de l'altération du sang.
La Bactérie chargée d'oxygène dans un état allotropique (ozone) ayant par conséquent des propriétés irritantes, irait, portée par le sang, déterminer des phénomènes locaux (pustule de la variole), congestion du derm3 (scarlatine), inflammation des plaques de Peyer (fièvre typhoïde); ces localisations ne dépendraient-elles pas du volume et de la résistance de la Bactérie?
Les détritus de globules, de Bactéries qui ont vécu, les amas de leucocythes développés quelquefois en excès, les dépôts fibrillaires de fibrine peuvent très-bien engorger certains capillaires (poumons et autres) et déterminer les infarctus que l'on rencontre souvent dans ces maladies.
Il n'y a pas jusqu'à l'élément fièvre qui ne soit en rapport avec le développement des infiniment petits.
Les combustions intra-organiques qui mesurent la fièvre sont notablement diminuées dans finfection putride et la fièvre typhoïde (diminution d'urée et augmentation de glycose dans le sang). Il faut dès lors attribuer cette fièvre à un autre facteur: ce facteur est probablement l'acte fermentatif initial coïncidant avec la multiplication des Bactéries et la destruction des globules.
Dans la variole, la fièvre puerpérale et la scarlatine, l'inverse a lieu.
Il y a augmentation de l'urée et combustion du