J A.J ^\^LX.\^» • • • 1 • J. X
Acide Carbon. 6.47
No 9 Snncr 1 00
Oxyde decarb. 25.20
ivieiange .... ^'i.uu Après KO . . . 22.50 Après Py . . . . 19.50
O-s-vcrPTip 90 Q9
Acide Carbon. 10.46
NO 3. Sang . . 12.75 Oxyde de^carb. 21.85
Mélange . . . . 19.45 Après KO ... 18.40 Après Py . . . . 17.25
Oxygène. . . . 9.94 Acide Carbon. 9.09
NO 4. Sang . . 14.00 Oxyde decarb. 21.10
Mélange .... 17.35 Après KO. . . . 16.00 Après Py . . . . 15.60
Oxygène. . . . 3.45
Oxyde decarb. 24,20
Mélange .... 21.90 Après KO . . . 21.00 Après Py . . . . 19.60
Oxygène. . . . 9.66 Acide Carbon. 6.28
Moyennes: Oxygène 10.21
Acide carbonique. . . 8.78
QUANTITÉ en centimètres cubes
de sang et d'oxyde de carbone.
QUANTITÉ en centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le traitement par la potasse et i acide pyrogallique.
QUANTITÉ en centimètres cubes
d'oxygène et d'acide carbonique contenus dans ^ 00 centimètres cubes de sang.
30 Sattff lie lapint tempéfatui
Noi. Sang . . . 14.50
s fnntndes et tués n *e, ttne heure avan
Me'lange .... 22.35 Après KO . . . 21.10 Après Py. . . . 20.00
u tnaûcintufn de t t'anatyge»
Oxygène . . . 7.63 Acide Carbon. 8.68
NO 2. Sang . . 15.10 Oxyde de carb. 24.00
Mélange .... 23.50 Après KO . . . 22.30 Après Py. . . . 20.80
Oxygène . . . 10.10 Acide Carbon. 0.08
Acide carbonique . . . 8.38
40 Sang de lap Vinfectioi
NO 1. Sang . . 14.20 Oxyde de carb. 22.50
ins malades et aya « tine heure avant
Mélange .... 18.50 Après KO. . . . 17.55 Après Py. . . . 16.50
nt succombé à Vanalyse»
Oxygène . . . 8.95 Acide Carbon. 8.09
Oxyde decarb. 25.00
Mélange .... 20.40 Après KO. . . . 19.40 Après Py . . . . 18.40
Oxygène . . . 8.87 Acide Carbon. 8.87
Moyennes : Oxygène 8.91
Acide carbonique. . . 8.38
L'examen de ces tableaux nous permet de constater dans tous les sangs d'animaux malades une diminution d'oxygène.
Pour le sang artériel la différence est de 6,06.
Pour le sang veineux , de 0,98.
Pour le sang d'animaux sacrifiés, 6,84.
Nous pouvons donc dire que dans ce sang venant de l'appareil pulmonaire il y a moins d'oxygène qu'à l'état normal et que, les chiffres d'oxygène du sang veineux étant à peu près les mêmes, les phénomènes d'oxvdation et de combustion ont dû diminuer, puisque, la sortie d'oxygène étant la même, l'entrée a diminué d'un bon tiers (6^^,06). Ces chiffre? sont parfaitement en rapport avec les résultats de l'analyse chimique.
Nous constatons de même dans le sang artériel comme dans le sang veineux une augmentation d'acide carbonique. Différences en plus pour le sang malade :
Sang artériel .... 3,92 Sang veineux .... 4,84
Cette augmentation générale de l'acide carbonique fait supposer que des phénomènes de décomposition se sont passés dans Tappareil pulmonaire, puisque l'analyse chimique montre que ces mêmes phénomènes ont notablement diminué dans la grande circulation.
Nous sommes conduits ainsi à l'hypothèse que les Bactéries récolteraient de l'oxygène dans le poumon,
et, résistant peu à ce gaz, s'y combureraient et donneraient lieu à cet excès d'acide carbonique.
Enfin nous constatons que plus les animaux sont malades, plus les chiffres de l'oxygène et de l'acide carbonique se rapprochent.
Lésions anatomiques.
A l'ouverture des cadavres faite immédiatement après la mort , on ne perçoit aucune odeur de putréfaction ; mais les tissus en général présentent un certain degré d'infiltration séreuse.
L'examen des organes a présenté les altérations suivantes :
1<> Appareil pulmonaire. État congestif et hépatisation s'étendant à d'assez grandes portions du poumon, mais dans une proportion évidemment moindre que pour les liquides putrides. Les conditions d'absorption des gaz étaient donc moins difficiles pour le sang typhoïde que pour le sang putride, et cependant le sang typhoïde, ainsi que nous l'a indiqué plus haut l'analyse des gaz, contient moins de gaz que le sang putride (somme du gaz artériel, sang putride, 22,54; somme du gaz artériel, sang typhoïde, 20,92; différence en moins pour le sang typhoïde, 1,86).
2^ Foie, rate et reins hyperhémiés; lorsque l'intoxication avait été moins rapide , les épithéliums
de ces glandes présentaient un certain degré de dégénérescence graisseuse.
3^ Les intestins et surtout l'intestin grêle, dans les intoxications îrès-rapides , étaient hyperhémiés. Dans les infections plus lentes (ayant duré au moins 6 jours) on notait un gonflement manifeste et un développement des plaques de Peyer.
4^ Le cerveau et la moelle étaient en général pâles et ne présentaient dans les intoxications rapides aucune trace d'hyperhémie.
Inoculation de sang desséché et conservé pendant pins d'une année.
Dans notre Mémoire de 1866, nous démontrons que le sang de lapin typhoïde, désséché à une douce température, réduit en poudre impalpable, n'a point perdu de son activité au bout de trois mois, à la condition que la poudre soit humectée ou que Ton injecte de l'eau ayant séjourné sur cette poudre (Mémoire de 1866, p. 53).
Dix mois plus tard, nous reprenions nos expériences avec la même poussière de sang, qui avait été conservée dans un flacon bouché à l'éméri.
Nous constatons d'abord que cette poudre n'a aucune odeur et paraît dans un bon état de conservation.
Obs. L Insufflation dans une narine d'un lapin d'un gramme environ de poussière de sang (l'un lapin typhoïdé.
Le troisième jour, la température est à 40^3; pendant une dizaine de jours, elle oscille entre 39** et 40% puis retomb'e à 38% température initiale; l'animal se remet complètement.
Obs. II. Nous injectons, dans la narine gauche d'un fort lapin , 15 divisions de la seringue Pravaz, d'un liquide provenant d'une mise en contact pendant quelques heures avec le sang desséché employé plus haut et préparé il y a plus d'un an.
L'animal succombe rapidement le quatrième jour, avec une température de 40^3.
L'autopsie montre un sang contenant des globules déformés en roue de moulin. Il renferme un trèsgrand nombre de petits éléments mobiles isolés ou accolés de manière à former de petites chaînettes. On constate aussi la présence de bâtonnets immobiles. Les poumons sont fortement congestionnés. Le foie est graisseux. La rate renferme beaucoup de Bactéries et de Bactéridies. Les reins ne sont pas malades. L'urine ne renferme pas d'albumine.
Le sang de ce lapin, inoculé, amène la mort avec les mêmes désordres.
Obs. III. Injection dans une narine du même liquide, quinze divisions de la seringue Pravaz.
L'animal meurt le onzième jour, après avoir présenté des alternances de température de 1** à 2°. Maximum 40",5.
L'autopsie est en tout conforme à la précédente. Nous devons ajouter toutefois une leucpcytose (aug-
menlalion de globules blancs) due probablement à la prolongation de la maladie.
Ces expériences tendent à fai^e voir :
1° Que les matières infectieuses desséchées sont beaucoup moins actives que celles qui ont été en contact avec l'eau. L'humidité, on le sait, est une des conditions de la reproduction des ferments. ♦ Qu'une année n'a point éteint les propriétés virulentes de cette matière infectieuse.
Toute cause probable d'erreur a été écartée avec soin.
1^ Le liquide avait été préparé ainsi qu'il suit : Dans un flacon à l'éméri de 5 grammes, on introduit environ 1 gramme de la poussière de sang. Sur cette poussière on verse de l'eau distillée surchauffée , préparée ainsi que nous l'avons dit plus haut. Le contact est prolongé pendant vingt-quatre heures. On filtre. Dans le liquide filtré se rencontrent beaucoup de petits éléments mobiles et quelques petits bâtonnets. Le liquide n'a aucune odeur.
2^ Les animaux ont séjourné dans une écurie parfaitement nettoyée et désinfectée, et ont été surveillés avec le plus grand soin.
Nous allons résumer dans le présent paragraphe les faits les plus saillants résultant de l'étude expérimentale dont nous venons d'exposer les détails.
1'' Le sang humain typhoïde, non putréfié, pris
sur le vivant, détermine sur l'organisme du lapin des eiïels très-appréciables.
2° Le sang du lapin infecté de cette manière peut infecter à son tour le sang d'animaux de même espèce; on reproduit ainsi des générations successives de Bactéries, et plus ces générations sont répétées, plus ces Bactéries sont actives et les accidents rapides.
3" La zone immobile observée permet de diagnostiquer un sang malade.
4'' L'espèce de Bactérie spéciale au sang typhoïde rappelle le Bacîerium catemila; ses dimensions en largeur et en longueur sont très-petites.
5<* Le sang subit des altérations semblables à celles du sang putride. De l'eau distillée, mise en contact avec le sang typhoïde desséché et conservé, revivifie les Bactéries et reproduit l'infection.
La fièvre est indépendante de la localisation pathologique (plaques de Peyer), puisqu'elle peut exister sans altération intestinale; la fièvre se traduit par une augmentation de température, dont la moyenne, pour le sang typhoïde, est de 42^,3 G. Cette température est due probablement au développement des Bactéries par fermentation initiale et peut-être aussi à la combustion rapide de ces petits éléments.
7*" La localisation pathologique (plaques de Peyer) se fait sur le lapin comme chez l'homme.
80 L'analyse chimique nous montre une diminution dans les phénomènes d'oxydation et de combustion.
9** L'étude des gaz du sang indique une dinainution générale d'oxygène dans le sang et une augmentation d'acide carbonique. La combustion, qui ne s'est pas exercée sur les matériaux de l'organisme, s'est portée probablement sur les Bactéries elles-mêmes.
lO** Le sang desséché et conservé est encore susceptible de produire l'infection après une année.
RECHEKCHES CLINIQUES.
Nous avons pu reproduire sur les animaux des altérations rappelant celles de la fièvre typhoïde. Nous venons d'en faire une étude détaillée; voyons si l'examen clinique répond aux faits que nous venons de consigner.
Nous n'avons pu faire qu'une chose : examiner le sang pendant la vie et après la mort et reconnaître les altérations spéciales à l'infection typhoïde d'après les caractères que nous avons donnés.
La Bactérie typhoïde, chez l'homme, est plus petite que la Bactérie du sang de lapin typhoïdisé. Mais, en somme, les altérations globulaires et la leucocythose sont parfaitement les mêmes.
La Bactérie typhoïde du lapin qui mesure en moyenne :
RECHERCHES CLIMQUES. 163
Largeur .... 0°",0004 Longueur .... 0°^,0020
ne mesure chez l'homme que :
Largeur .... 0"^,0003 Longueur .... 0^0009
Nous avons extrait du registre des autopsies de la Faculté de Strasbourg quelques observations de fièvres typhoïdes prises au hasard et qui confirment les données exposées dans notre travail.