OV
Abcès sur le dos.
Idem.
36 heures.
Signes d'asphyxie.
Idem.
Diarrhée. ,
Idem.
Idem.
Idem.
Phénomènes nerveux.
Idem.
Idem.
3 jours.
24 heures.
Convulsions avant la mort.
3 de sang vivant du no 14.
Idem.
Convulsions.
Du n^l5 au n** 50 viennent les lapins sacrifiés pour les recherches diverses indiquées plus haut.
CIIAPITHE II.
Résumé da tableau.
En jetant un coup d'œil sur ce tableau, nous constatons la rapide ascension de la température, la mort de plus en plus hâtée et la fréquence des accidents nerveux convulsifs au moment de la mort.
Il en ressort encore que la mort arrive, même avec des quantités de sang inoculé de plus en plus petites, d'autant plus vite que la série d'inoculation est plus avancée.
Nous devons encore mentionner que l'approche de la mort est toujours annoncée par une chute rapide de la température et une accélération trèsmarquée des mouvements respiratoires.
Pour examiner le sang des animaux pendant la vie, nous l'avons toujours pris sur les oreilles.
Quant à la voie d'absorption , nous n'avons choisi que le tissu cellulaire sous-cutané, parce que nos nombreuses expériences antérieures nous ont appris que c'est la meilleure et la plus probante après l'introduction dans les veines, qui est trop dangereuse par elle-même.
Ânatomie pathologique.
Lapins empoisonnés par du sang puerpéral.
Le sang pris dans différents points du corps montre une certaine augmentation de leucocytes, des globules rouges pour la plupart déformés, des tractus fibrineux très-abondants, des points mobiles et de petites chaînettes à 2, 3 et 4 grains disposés quelquefois en ligne droite, quelquefois de manière à former des angles.
Les chaînettes remuent tantôt dans leur totalité, tantôt seulement dans leurs articles.
Les poumons sont très-foncés en couleur au lieu d'être roses, comme à l'état normal, et présentent par places de véritables ecchymoses. L'état du système circulatoire pulmonaire ressemble bien plus à la disposition asphyxique qu'à l'état inflammatoire. Le microscope ne révèle pas de signe de pneumonie.
Le cœur ne présente rien de particulier.
La rate est noire, gorgée de sang. Dans ce liquide on trouve les éléments signalés ci-dessus.
Le foie est congestionné, mais nullement altéré dans sa structure. Les grosses cellules hépatiques sont peut-être un peu plus granuleuses qu'à l'état normal.
Rien du côté de rintesliii.
Les reins présentent un commencement de dégénérescence graisseuse de 1 epithélium des tubes de la substance corticale.
Rien d'appréciable du côté du système nerveux.
Trois lapins, que nous avons vu succomber, sont morts avec des convulsions et des spasmes respiratoires tels que Ton aurait dit avoir affaire à des animaux empoisonnés par la strychnine. Deux d'entre eux poussaient, avant de succomber, des cris plaintifs comme ceux que nous avons entendus et signalés dans nos expériences d'inoculation avec du sang putride.
Rappelons en passant que nous n'avons rien observé de pareil chez les lapins empoisonnés avec du sang scarlatineux.
Les points mobiles et les chaînettes mesurent au microscope en moyenne de un à quatre divisions de notre micromètre, ce qui fait de 1 600 à 4 600 de millimètre ou de 0™™,0016 à 0'«"^,0064 de longueur. L'épaisseur ne dépasse jamais 1/600 de millimètre.
Les globules rouges déform<3S atteignent i-arcment 1/iOO de millimètre; les globules blancs arrivent jusqu'à 1/80 de millimètre.
Analyse cbiiniqae du sang.
L'analyse chimique du sang a été faite par M. le professeur Schlagdenhauffen , suivant le procédé rappelé ci-dessus.
Nous avons fait exanniner successivement le sang d'animaux malades et sacrifiés à deux époques différentes de l'infection , et le sang d'animaux morts d'infection :
1^ Sang de lapins tués au maximum de la température :
Urée 0,081 ^/o
Glycose .... 0 «/o
2® Sang de lapins tués à la dernière période de la maladie :
Urée 0,092 «/o
Glycose .... 0 7o
3® Sang de lapins mort d'infection :
Urée 0,094 ^/o
Glycose .... 0 **/o
Ces résultats , comparés à ceux fournis par le sang normal, nous donnent une augmentation progressive de l'urée et une disparition complète du glycose. Nous savons, en effet, qu'à Tétat normal le sang renferme :
Urée 0,06 «/o
Glycose 0,04
Il est donc évident qu'il y a dans le sang qui nous occupe des augmentations de combustion; les transmutations protéiniques dont l'aboutissant est l'urée, et les combustions des éléments hydrocarbonés sont plus actives que dans le sang normal. La fièvre se trouve donc en partie expliquée par un excès de travail chimique intra-organique.
Nous verrons dans le paragraphe suivant si les modifications dans les gaz du sang sont en corrélation avec les changements chimiques que nous venons de mentionner.
Recherches des gaz du sang.
Le procédé employé est toujours celui de Claude Bernard.
QUANTITÉ DE SANG et
d'oxyde de carbone en centimètres cubes.
QUANTITÉ en centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le contact de la potasse et de l'acide pyrogallique.
GAZ
pour 100 cent cubes de sang.
Sang nvtéviet»
lo Sang artériel. . . . 16.35 Oxyde de carbone. 24.60
— Fièvve pMetfpé**ate,
Avant KO et Py . 16.65
Après KO 15.50
Après Py 14.00
20 Sang artériel. . . . 17.95 Oxyde de carbone. 20.80
Avant KO et Py . 15.50
Après KO 14.20
Après Py 12.50
30 Sang artériel. . . . 17.05 Oxyde de carbone. 21.05
Avant KO et Py . 13.05
Après KO 12.15
Après Py 10.50
40 Sang artériel. . . . 19.05 Oxyde de carbone. 24.00
Avant KO et Py . 12.60 Après KO 11.55
50 Sang artériel. . . . 16.55 Oxyde de carbone. 23.60
Avant KO et Py . 19.05
Après KO 17.90
Après Py 16.05
60 Sang artériel. . . . 17.25 Oxyde de carbone. 24.35
Avant KO et Py . 18.20
Après KO 16.95
Après Py 15.00
Oxyde de carbone. 23.95 Moyennes
Avant et i y . i/.yu Après KO 16.70
r*f\2 Q Al
QUANTITÉ DE SANG et
d'oxyde de carbone en centimètres cubes.
QUANTITÉ
en centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le contact de la potasse et de l'acide pyrogallique.
Analyse des gat du s€tng, — Fiévve puefpét'iiie*
10 Sang veineux . . . 15.20 Oxyde de carbone, 17.30
G VEIXEUX.
Avant KO et Py . 9.60
Après Py 7.00
2° Sang veineux . . . 15.90 Oxyde de carbone. 19.50
Avant KO et Py . 13.80 Après KO 12.80
30 Sang veineux . . . 20.15 Oxyde de carbone. 22,70
Avant KO et Py , 15.45 Après KO 14.35
4° Sang veineux , . , 14.00 dxyde de carbone. 15.75
Avant KO et Py . 13.60 Après KO 12.50
50 Sang veinoux , . , 15.05 Ozyde de carbone. 18.20
Avant KO et Py . 14.00
Après KO 12.80
Après Py 11.00
60 Sang veineux . , . 16.90 Oxyde de carbon.e, 27,10
Moyenne :
Avant KO et Py . 21.50
Après KO 19.90
Après Py 17.60
EXPERDCENTALES.
' et
■ KO cî Fv . i:.ôO KO lâ^SO
En résumé, nos tableaux prouvent d'une manière évidente qu'il y a des modifications profondes dans rétat des gaz du sang chez les lapins infectés par le sang puerpéral.
Pour rendre la chose plus apparente encore, nous donnons les chiffres suivants :
I. — 1® Dans le sang normal , les moyennes d'oxygène et d'acide carbonique sont pour 100 centim. cubes de sang artériel :
■ m'. S.n RapPortd'OàCO-^ =15.44.
Sang veineux normal :
3° Sang de lapins sains tués :
Rapport d'O à G02=: 7.25.
Rapport d'O à CO^ = 5.97.
IL — 1*" Pour sang artériel de lapins infectés de sang puerpéral, au maximum de température, nous trouvons :
m. [Rapport d'O à G02= 5.06.
2" Sang veineux malade :
GO'^.' 10.50 I Rapport d'O à CO^=r 4.16.
3° Sang de lapins tués à la dernière période :
4" Sang de lapins morts d'infection :
Rapportd'OàG02 = — 2.30.
De la comparaison de ces deux catégories de sang il résulte que, dans le sang malade, les rapports de Toxygène à l'acide carbonique sont de beaucoup inférieurs à ceux de ces deux gaz pris dans le sang normal. L'oxygène diminue de plus en plus dans le sang infectieux; l'acide carbonique, au contraire, augmente jusqu'à dépasser chez les lapins malades, tués et morts, la quantité d'oxygène.
En nombre, les données ci -dessus indiquées s'expriment:
Pour les sangs normaux, par: 15,44, 7,^5, 5,97.
Pour les sangs malades, par: 5,06, 4,16 — 0,49 et — 2,30.
L'oxygène est donc en moindre quantité dans les sangs malades ; l'acide carbonique, au contraire, eu quantité bien plus considérable.
Nos analyses chimiques rapportées plus haut nous ont démontré que les combustions augmentent dans le sang malade, car les chiffres de l'urée et
du glycose sonl de la première période à la dernière :
Urée. . 0,081 — 0,092 % — 0,094 %.
Glycose . 0,000 — 0,000 «/o — 0,000 V^.
Si l'on compare les gaz du sang normal artériel et veineux avec les quantités normales d'urée et de glycose, on voit qu'il est impossible que des différences de quantité, à tout prendre minimes, d'urée et de glycose dans le sang normal et le sang malade répondent à des modifications chiffrées si considérables de l'oxygène et de l'acide carbonique des deux espèces de sang.
Il n est pas possible que les combustions dont l'augmentation de l'urée et la disparition du sucre sont le résultat, soient en rapport direct avec des quantités d'acide carbonique aussi fortes que celles que l'on rencontre dans les sangs malades de différentes périodes de la maladie.
Ici encore il nous faut chercher à la diminution de l'oxygène et à l'augmentation de l'acide carbonique une autre raison que la combustion organique, qui a pour résultat l'augmentation de l'urée et la diminution du glycose. Nous n'hésitons pas à accuser comme cause de ce phénomène un commencement de travail de fermentation.
OBSERVATIONS CLINIQUES
OBSERVATIONS CLINIQUES
Les deux observations ci-dessous démontrent jusqu'à l'évidence les lésions du sang dans la fièvre puerpérale. Elles sont tirées du registre des autopsies de la Faculté de médecine de Strasbourg.